‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 673 sur 880 · Voyez pour les détails, le présent Traité au · texte numérisé non relu

Voyez pour les détails, le présent Traité au

t. H de la Première partie (sous presse).

3. Voyez plus loin aussi la fleur d'hyacinthe sur les premières monnaies de Tarente.

filON

(VIII, 138) où sont tant vantées les roses macédoniennes des jardins deMidas,au pied du mont Bermion, « roses à soixante pétales (iÇïjxovxào'jXXa) qui croissent spontament et dont Todeur est plus suave que celle de toutes les autres espèces ». Une fleur d'une autre espèce est particulièrement fréquente sur les monnaies d'Acanthe. Une tradition voulait que la ville d'Acanthe dut son nom aux broussailles d'épines qui formaient autour d'elle comme

un rempart, et oix fleurissait la plante du même nom (oxavBa, épine) qui a servi de modèle dans la sculpture. L'acanthe ne saurait être la fleur des jardins de Midas; mais les Acanthiens, en la prenant pour emblème national, ont voulu, peut-être, l'opposer à la rose du mont Bermion. Sur leurs monnaies^ cet emblème parlant, comme une fleur de blason, est stylisé et représenté d'une façon tout à fait schématique et conventionnelle.

§ XXIV. — Eion.

La ville de 'Hïwv ou *Hwv (ethn. 'Hiovejç) à l'embouchure du Strymon, au pied du Pangée, était le port le plus important du golfe Strymonique dès le vi' siècle. Xerxès en fit l'un des principaux entrepôts de ses armées lorsqu'il projeta d'envahir laGrèce *. Plus tard, ce fut d'Eion que Xerxès repassa en Asie après sa défaite de Salamine. Mais il laissa dans la ville le satrape Bogès dont le courage et la résistance opiniâtre, lorsqu'il fut assiégé par Cimon vers 470, provoqua l'admiration de ses ennemis eux-mêmes '. Une fois qu'Ëion fut aux mains des Athéniens, elle dut fermer pour toujours son atelier monétaire; elle déclina rapidement au profit d'Amphipolis bâtie à côté d'elle, mais un peu en amont de l'embouchure de Strymon.

L'attribution des monnaies qui suivent et qui, toutes, sont anépigraphes, est un peu incertaine. On les classe à Eion parce qu'on les trouve en abondance dans la

contrée où cette ville était bâtie. Cette attribution paraît justifiée surtout parce qu'il serait anormal qu'Eion, vu son importance, n'eut pas de monnaies à la fin du vr siècle et au début du v^ Cependant, nous rappellerons que Cousinéry répartissait ces pièces entre Eion, Thasos et Amphipolis, à cause des lettres H, © et A qu'on voit parfois dans le champ •. Mionnet les classait à Héraclée Sintique, ville située sur un affluent de droite du Strymon, dans le pays des Bisaltes *; enfin, M. Imhoof-Blumer a émis conjecturalement l'opinion qu'on pourrait donner ces pièces avec tout autant de raison à Myrcinos, ville située au confluent du Strymon et dp l'Angitôs, sur le lac Cercinitis. Myrcinos était une colonie de Milet, qui devint la capitale des Edoniens. L'oiseau aquatique, — une oie sauvage, et non un cygne, comme on Ta dit parfois, — pourrait paraître un argument en faveur de l'attri-

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