‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 676 sur 880 · G. Hill, ^eapolis Dalenon, dans Num. CAroa · texte numérisé non relu

G. Hill, ^eapolis Dalenon, dans Num. CAroa

NÉAPOLÎS

s'étend autour du montPangée, c*est-à-dire, vraisemblablement à Néapolis. « C'est de là, ajoute Aristote, qu'après avoir amassé de l'argent et enrôlé des soldats il fil voile pour Ërétrie, dix ans après sa fui te d'Athènes, et qu'il essaya, pour la première fois, de recourir à la violence pour reprendre le pouvoir. Parmi tous ceux qui l'aidèrent dans son entreprise, les plus ardents furent les Thébains, Lygdamis, tyran de Naxos, et aussi les cavaliers qui tenaient le pouvoir à Érétrie... * » On a vu plus haut qu'Érétrie, avec son gouvernement aristocratique des cavaliers, fut toujours l'alliée de Pisistrate et de ses fils et nous avons retrouvé dans les types monétaires des gages formels de cette alliance : sur un groupe de pièces, la tête de Gorgone d'Érétrie est même associée à la tête de taureau d'Athènes '. Il est donc très vraisemblable que si Néapolis copia sur ses premières monnaies la tète de

Gorgone, c'est que cette ville avait des relations directes avec Érétrie, dont elle était sans doute la colonie; ce qui confirme celte hypothèse, c'est que si Pisistrate exilé va à Néapolis, y reçoit bon gîte, y recueille des capitaux et y recrute une armée, pour de là cingler vers Ërétrie, cela tient sans nul doute à ce que Néapolis était une ville d'Ërétriens. Par contre-coup, nous conclurons, avec M. Hill, que le type de la Gorgone des monnaies de Néapolis est un nouvel argument à invoquer pour démontrer que les monnaies de poids euboïque qui ont la tête de Gorgone sont bien d'Érétrie et non d'Athènes, comme on Ta parfois prétendu '.

Au point de vue métrologique, les monnaies de Néapolis du Pangée se répartissent en statères de 9 gr. 88 à 8 gr. 96; en télroboles de 3 gr. 82 à 3 gr. 42 ; en oboles de i gr. 12 àOgr. 82.

1739. — Tête de Gorgone de face, tirant la langue, les cheveux striés et arrangés en boucles frisées autour du front.

I^. Carré creux partagé en quatre triangles par deux diagonales. iR 19; statère, 9 gr. 52 [Londres) PI.LV,fig. 13*; — autre ex. avec le même carré en triangles, trouvé en Egypte, 8 gr. 96 [coll. Greenwell) \

1740. — Même tête de Gorgone.

I^. Carré creux partagé en quatre petits carrés égaux et réguliers. iR 19; statère, 9 gr. 80 [Paris) PL LV, fig. 14; — autre ex., 9 gr. 70 [Luynes) PL LV, fig, 15 ; — autres ex., 9 gr. 88 ; 9 gr. 80 à 9 gr. 65 \

1741. — Même tête de Gorgone; style moins ancien. Ç^. Carré creux partagé en quatre petits carrés.

l.B. Haussoullier, Arislo te Constitution d'Athènes^ p. 23-24; cf. ci-dessus, p. 684 et 734.

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