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noms d'une série considérable qui se poursuit durant la plus grande partie du v' siècle *. Ce sont les noms des chefs politiques de la ville; à partir du milieu du y* siècle, les abréviations deviennent moins énigmatiques.
Le griffon des monnaies d'Abdère, copie servile de celui de Téos, se rapporte probablement au culte d'Apollon Hyperboréen *. Les attitudes diverses qui lui sont données constituent quatre variétés : il est tantôt assis, tantôt accroupi. Quand il est assis, il
lève une patte de devant ou bien il a les deux pattes sur le sol, dans la position du repos absolu. Quand il est accroupi, il lève une patte de devant, ou bien il lève les deux pattes à la fois, comme s'il paraissait se ramasser sur lui-même, pour sauter ou lutter contre quelque ennemi invisible.
Nous avons indiqué au cours de la description les cas où ses ailes au lieu d'avoir le pavillon formé de pennes imbriquées, ont, au contraire, le pavillon plein et cartilagineux,
§ III. — Dioœa (Thrace).
Nous avons dit plus haut comment les Grecs évitaient de confondre les deux Dicaea, celle de Thrace voisine d'Abdère, et celle de Macédoine, colonie d'Érétrie, sur le golfe Thermaïque ^ Dans les listes des villes tributaires qui, au milieu du v* siècle, faisaient partie de la symmachie athénienne *, Dîcœa de Thrace est appelée, le plus ordinairement, Aixaia Tcap' 'ASor^pa, et rarement Aixaia tout court. Quant à Dicœa de Macédoine on la désigne sons le nom de Dicaea des Ërétriens, Ai'xaia 'Epexpiwv.
Il résulte de là, avons-nous remarqué, que les monnaies qui ont le type érétrien de la vache sont de Dicwa de Macédoine.
Au contraire, il faut laisser à Dicœa de Thrace, près d'Abdère, toutes les pièces anépigraphes ou à la légende AIKAlAi qui sont au type de la tète d'Héraclès ou au type d'une tête de taureau pareille à celle
qu'on voit sur des monnaies d'Abdère de la fin du v** siècle. Dicœa de Macédoine, seule, eut comme second nom, celui de Dicœopolis. C'est par confusion que des lexicographes, comme Harpocration et Suidas, donnent le nom de Dicseopolis à Dicœa près d'Abdère. Etienne de Byzance n'est pas tombé dans cette erreur ^.
Dicœa de Macédoine était plus importante que Dicœa de Thrace, car le tribut qu'elle payait à la symmachie athénienne était beaucoup plus considérable. Dicaea des Ërétriens paye 4 talents, tandis que Dicfea près d'Abdère ne paye qu'un, demi talent. Si Dicaea de Macédoine était une colonie d'Erétrie, le type du coq qui parait sur quelques monnaies de Dicaea de Thrace tend à faire croire que cette dernière ville fut colonisée par des Carystiens, car le coq est, nous l'avons vu, le type principal de