Comparez ci-dessus, p. 75, n
1215 MAROiNÉE 12i6
§ IV. — Maronée.
Située à une courte distance à IVst de la campagne de Maronée étaient célèbres Dicaea, à Tembouchure du Sthénas, la ville dès Tépoque homérique ^. C'est le héros de Mapojveia servait de port à la tribu thrace éponyme Maron qui, dans TOdyssée, donne des Cicones *. D'après les légendes locales, à Ulysse le vin qui devait enivrer Polyelle passait pour avoir été fondée par Ma- phème. La double tradition que nous avons ron, fils de Dionysos, ou fils d'Évanthès, rapportée relative à la généalogie de Maron prêtre d'Apollon, suivant d'autres tradi- explique aussi les types apoUiniens de tîons *. Vers Tan 540, elle reçut une Maronée; mais elle ne nous rend pas colonie de Chiotes *. Les légendes lo- compte du cheval bondissant qui forme le cales et cette colonisation par Ghios ex- type ordinaire des monnaies de la prepliquent pour quelles raisons les types mière période ; nous n'avons point de raimonétaires de Maronée, à partir du milieu son, d'autre part, d'y reconnaître Temdu v« siècle, se rapportent à Dionysos et à blême de Poséidon Hippios, comme en la culture de la vigne ^. Les vignobles de Thessalie.
1774. — Cheval s 'élançant à droite; au-dessus, un fleuron loliforme; dessous, traces de légende : AAAI^O.?.
I^. Carré creux partagé en quatre petits carrés réguliers. JEL 22; statère, 7 gr. 63, troué {Berlin) PL LVII, flg. 1 \
1775. — Protomé de cheval s'élançant à droite, les jambes repliées, la section du corps ornée de perles.
I^- Carré creux partagé en quatre triangles par des diagonales. M. 19 ; statère, 8 gr. 56 (Berlin) PL LVII, fig. 2 \
1776. — Protomé de cheval bridé, s'élançant à droite.
I^. Carré creux partagé en huit petits triangles en creux et en relief. M, 9; obole, G gr. 94; — autre ex., 0 gr. 93 [Londres) *.
1777. — Protomé de cheval s'élançant k droite, les deux jambes repliées. I^» Carré creux partagé en quatre petits carrés à surface rugueuse.
1. Hérodote, VU, 109. t. 1, p. 175, u"> 1. Sallct remarque que Fox {Gretk
2. KuripidCj Cycl., v. 100, 141. coins, pi. V, 48) a douté, à tort, de l'authenticité de