‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 689 sur 880 · L\ CHERSONÈSE DE THRACE · texte numérisé non relu

L\ CHERSONÈSE DE THRACE

Ghersonesos de Carie sonl de poids éginéiique, tandis que celles-ci suivent Tétalon euboïco-attique. Pour d'autres raisons on ne peut songer non plus à attribuer nos pièces à Cherronesos, dans la Chersonèse laurique *. Leur classement à la Chersonèse de Thrace est d'ailleurs assuré, ainsi qu'on le constatera tout à Theure. Seulement, une ville de Chersonesos ou Cherronesos ne parait pas avoir jamais existé dans la Chersonèse de Thrace '. Il faut donc considérer les monnaies thraces à la légende XEP et leurs congénères anépigraphes, comme émises au nom des Chersonésites en tant que peuple confédéré. En effet, nous savons qu'avant les invasions perses il existait un petit royaume de la Chersonèse de Thrace colonisé par les Athéniens et demeuré leur tributaire. Les détails de sa fondation sont racontés par Hérodote '. Après que Pisistrate eut usurpé la tyrannie à Athènes, en 550, Miltiade, fils de Cypsélos, de )a puissante famille des Philaïdes, prit le parti de s'exiler avec un certain nombre d'Athéniens, pour fuir le régime nouveau imposé à sa patrie. Les émigrés allèrent, sur la foi d'un oracle, et appelés par le peuple thrace des Dolonces, installer plusieurs colonies dans la Chersonèse de Thrace ; telle fut l'origine commune des villes de Cardia, Elaious (Éléonte), Crithoté et Pactyé qui demeurèrent groupées en une fédération dont firent partie également les autres villes de la Chersonèse, Alopeconnesos, Madytos et Sestos.

Miltiade, reconnu comme tyran unique de ces colonies, est appelé par Hérodote, tyi^an des Chersonésites de FHellespont (TJpawo;

i. B. Head, Hist. numor., p. 237.

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