Six, loc. cit., p. 186, n
6. IiDhoof-Blumer, Zeit fUrNum., t. III, p. 278, note 5 et pi. VI, 9 et 10 ; Six, Nvm. Chron., 1895, p. 185, no 6 et pi. VII, 5; Brit. Mus, Calai. Thracian Chersonèse^ p. 182, 1 ; Sallet, Beschreibung der ant, MUnzen^ p. 251, n» 11.
Là ghersonèse de thracë
iR 12; diobole, 1 gr. 11 [Londres) PL LVII, flg. 17; — autres ex., 1 gr. 39 [Berlin) ; 1 g. 31 [Athènes); 1 gr. 28 à 1 gr. 10*.
1801. — Même description.
iR 10; hémi-obole, 0 gr. 33 ; 0 gr. 22 [Londres) PI. LVII, fig. 18 ^
Le lion détouroant la lête, type des monnaies qui précèdent, est inspiré, comme Six Ta remarqué ', du type de Milet parce que Cardia avait reçu primitivement une colonie milésienne. La tète d'Athéna rappelle naturellement Athènes ; elle est d'un style étroitement apparenté à celui des monnaies que flrent frapper les Pisislratides lors de leur alliance avec les Thessaliens, les Lacédémoniens et les Ghalcidiens, pour reconquérir le pouvoir à Athènes, et dont nous avons parlé plus haut ^. Il en faut rapprocher aussi Tobole nouvelle, au nom d'Hippias, que nous décrivons ci-après (n* 1806) et qui est du même style que le statère n^ 1797. La place chronologique de ce statère dont le style est manifestement plus ancien que le suivant, est donc environ Tan 511.
L'étcilon des monnaies qui précèdent est Teuboïque réduit, le tétradrachme ne dépassant pas 17 gr . 10 ; les petites divisions sont diminuées dans une plus forte proportion encore, puisque le tétrobole ne dépasse pas 2 gr. 75. Des réductions analogues du poids euboïque se rencontrent dans d'autres villes de la Thrace et de la Macédoine ". Bien qu'il y ait un certain écart pondéral.
au point de vue théorique, entre les petites divisions (n*» 1799 à 1801) et les tétradrachmes (n*" 1797 et 1798), ces deux groupes de pièces ne sauraient être séparés: c'est le même type et le même style. Mais en même temps, on voit qu'il est impossible d'intercaler dans celte série chersonésienne, les pièces incertaines à la tète de lion (ci-dessous, n"" 1803) que Six a voulu y introduire •.
On a aussi confondu parfois les monnaies de Chersonesos de Carie avec celles de la Chersonèse de Thrace ; les monnaies cariennes sont de poids éginétique et d'un tout autre style '.
Après les défaites qu'ils infligèrent aux Perses, les Athéniens se préoccupèrent sans tarder de reconquérir la Chersonèse et dès l'hiver de 478, Xantippe reprit Sestos. Mais la péninsule entière ne fut définitivement réoccupée que par Cimon en 465.
Dans cette période nouvelle. Cardia émet les abondantes séries anépigraphesd'hémidrachmes pesant 2 gr. 68 à 2 gr. 40 dont nous donnerons seulement ici un des spécimens les plus anciens, pour montrer la lien étroit qui unit ces nouvelles pièces à celles que nous avons décrites plus haut :
1. Imhoof-Blumer, Zeil. fur Num., t. 111, p. 278, note 5 et pi. VI, 8 : Six, Num. Chron., 1895, p. 187, n« 7 ; Brit. Mus. Thracian Chersonèse, p. 182, n« 2.
2. Calai, Thracian Chersonèse^ p. 182, n» 3 et 4; Six, loc, cil., p. 187, n" 8 et 9.
3. Six, Num. Chron., 1895, p. 191; cf. ci-dessus, p. 269 et pi. Xll, flg. 1 à 8.
4. Voyez ci-dessus, p. 751 à 758 et pi. XXXIV, fig. 19 et 20.
5. Six, iVum. Chron,, 1895, p. 187, et ci-dessus, p. 1036 et 1082.