O. Hoffmann, Die griech. Dialekte, 1. 11, p
Cauer, op. cit., n» 522. On trouve encore ^aizéBu^ pour SaicÉ6<i); ZaïOûveio^ pour AiaOuveio; ; t^iST^Xov pour fiiiÔT^Xov ; Ci vuxTcJç pour 6ii vuxt6ç, etc.
8. C'est cependant Pavis de M. Bruno Kcil, dans VHermès de Berlin, t. XXIX (1894), p. 279-280.
9. Hérodote, I, 142 : « Les Ioniens n'ont pas tous la même langue; ils font usage de quatre dialectes. Milet est de leurs villes la première au midi; viennent ensuite Myonte et Priène, celles-ci sont en Carie et parlent un même langage; celles de la Lydie sont Éph(''se, Colophon, Lébédos, Clazomène et Phocée qui n'ont point la même langue que les
BMTRNE
Nous verrons plus loin un certain nombre de monnaies d'argent au type du griffon,
qui se rattachent étroitement au groupe en électrum que nous venons de décrire \
§ V. — Smyme.
Les monnaies d'éleclrum, de poids phocaïque, reproduites sur notre planche V, fig. 5 à 13, sont probablement de Smyrne plutôt que de Lesbos. L'ancienne Smyrne était bâtie au fond du golfe Hermios, à Tembouchure du Mélès, entre Phocée au nord et Glazomène au sud. A une courte distance, au nord de Smyrne, était Testuaire de THermos, lequel passait sous les murs de Sardes. Smyrne se trouvait ainsi le port le plus rapproché de la capitale du royaume des Mermnades et le plus facilement accessible aux marchands lydiens. De là, les conflits sanglants qui surgirent entre cette ville et les rois de Lydie, et la persistante opiniâtreté de ces derniers à vouloir s'emparer de cette
ville grecque. Le poète Mimnerme de Colophon, contemporain de Tyrtée, a célébré la résistance héroïque des Smyrniotes aux efforts des soldats de Gygès. La guerre durait encore quand Gygès mourut vers 632 ^; elle se prolongea sous ses successeurs, avec des alternatives diverses. Mais sous Alyalte (610-561), Smyrne succomba définitivement; vers Tan 585 elle fut prise et détruite. Ada ter de ce moment, elle resta plus de trois siècles à l'état de bourgade sans importance et ne se releva que sous Alexandre '.
De ce qui précède il résulte que les monnaies de Smyrne ne sauraient être postérieures à 585. Ce sont probablement les suivantes :
177. — Tête de lion à droite, rugissant et tirant la langue. I^. Carré creux orné d'aspérités irrégulières.
El. 20; statère phocaïque, 16 gr. 05 {Paris) PI. V, fig. 5.
178. — Tète de lion à gauche, rugissant el tirant la langue. I^. Carré creux orné d^aspérités irrégulières.
El. 23; stat. phoc., 16 gr. 06 [Luynes) PI. V, fig. 7.