ANDROS
du lype principal, un dauphin ^ Ce dauphin, si universellement répandu dans ce monnayage des Iles égéennes, pourrait
bien être l'emblème d'une ligue commerciale et monétaire, comme celle qui existait entre Phocée et Lesbos et ailleurs encore.
§ II. — Andros.
L'île d'Andros, celle des Cycladcs la plus rapprochée de l'Eubée dont elle n'est séparée que par le canal d'Oro, fut colonisée par des Ioniens et prospéra assez rapidement pour pouvoir, elle même, envoyer des colons à Acanthe et à Stagire, dans la Chalcidique, vers 654 *. Il n'est donc pas étonnant qu'elle ait eu un atelier monétaire dès la fin du vu* siècle '. Le système de taille des monnaies d'Andros est l'égi-
nétique ; le carré creux du revers et l'aspect globuleux des pièces rappellent aussi les plus anciens produits de l'atelier d'Egine au type de la tortue. On ne doit pas confondre, conséquemment, ces monnaies avec celles d'Athènes (n»» 1009 et 1100) qui sont aussi au type de l'amphore, mais suivent l'étalon euboïque et dont le carré creux est, au surplus, tout différent *.
1870. — Amphore t\ deux anses.
I^. Carré creux partagé en huit triangles creux ou pleins, par des dii^gonales en relief qui se croisent au centre.
M 21 ; statère éginétique, 12 gr. 03 [Paris) PL LX, fig. 1; — autres ex., 12 gr. 37; 12 gr. 31; 12 gr. 30 à 11 gr. 26 \
1871. — Même description. — iR 18; drachme égin., 6gr. 11 {Londres) *.
1872. — Même description.
JR. 13; triobole égin., 2 gr. 67 [Paris) PI. LX, fig. 2; — autres ex.,
2 gr. 87 [Londres) ; 2 gr. 96 [lierlin) \
1873. — Même description.
JR 8; obole égin., 1 gr. 10 [Copenhague); — autres ex., Ogr. 99 ; 0 gr. 97 [Munich) PI. LX, fig. 3 ".
i. K. Regling, Zeit. fUr Num., t. XXV, p. 43.