‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 711 sur 880 · III · texte numérisé non relu

III

Céos

L'île de Céos (Ké(o<;, aujourd'hui Kéa), patrie de Simonide et de Bacchylide, voisine du cap Sunion, à la pointe de l'Attique, avait des mines d^argent qui étaient comme le prolongement de celles du Laurion. La légende prétend que l'île fut primitivement habitée par des nymphes qui en furent chassées par un lion ^; mais aucun type monétaire ne fait allusion à cette fable qui, pourtant, parait rappelée par une statue colossale de lion qu'on voit encore auprès des ruines de Julis, l'ancienne capitale de l'Ile. Des quatre villes principales de l'île.

— Corésia et Pœessa, sur la côte qui regardait l'Attique, Carthéa sur la côte méridionale et Julis, dans l'intérieur des terres,

— trois d'entre elles ont eu, de très bonne heure, un atelier monétaire. Ce sont Carthéa, Corésia et Julis *.

Carthéa a le type de l'amphore ; Julis a la grappe de raisin; Corésia a la seiche. Mais sur les monnaies des trois ateliers, à côté du type principal, on voit un dauphin, et ce symbole commun caractérise l'union des trois villes ^ Leur sort politique fut, d'ailleurs, le môme à travers l'histoire et

i. Paschalis, p. 310, et pi. ÎB, fig. 17 et 19.

2. Pausanias, VI, 26; Pline, Uist. nal., II, 103, 11; XXXI, 2, 13.

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