‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 720 sur 880 · Hérodote, IV, 33; VI, 97; Vlll · texte numérisé non relu

Hérodote, IV, 33; VI, 97; Vlll

5. Num. Chron., 1895, p. 273. Je serais plutôt porté à attribuer à Myconos les monnaies à la grappe

de raisin, de poids euboïque, que j'ai classées cidessus aux Incertaines ^ n*" 1860 et suiv. J'ajoute ici que M. Svoronos a proposé aussi d'attribuer à Ténos des pièces au type des deux dauphins, dont nous parlons ci-après, à Théra {Bull. corr. helL, 1893, p. 476).

DÉLOâ

pièces d'argent et de broDze est la grappe de raisin à trois pendants.

Ainsi, les monnaies primitives, anté-

rieures à 479, que Ton doit attribuer à Ténos sont les suivantes :

1924. — Grappe de raisin à trois pendants.

ï^. Carré creux partagé en quatre petits carrés réguliers.

iR 21 ; statère éginét., 12 gr. 05 [coll. de Hirsch) PL LXI, fig. 13 *.

1925. — Grappe de raisin à trois pendants.

^. Carré creux partagé en quatre petits carrés.

IR 12; triobole égin., 2 gr. 50 et 2 gr. 48 [Paris] PL LXI, fig. 14et 15; autres ex., 2 gr. 48 [Londres) ; 2 gr. 60 [Berlin) *.

1926. — Même description.

/Il 6; hémi-obole égin., 0 gr. 39 [Londres) ^

Après Alexandre, Ténos, à Timitation d'Andros et des villes de Céos, rouvrit son atelier monétaire; elle frappa alors de belles médailles qui ont pour types, soit

Dionysos avec la grappe à trois pendants, soit Poséidon : le Poseidonion de Ténos était célèbre ; chaque année les habitants des îles voisines s'y rendaient en pèlerinage *.

§ V. — Délos.

La petite tle de Délos, au centre des Gyclades, entre Myconos et Syra, séparée de Rhénée par un chenal de 600 mètres de large, ne dut son extraordinaire renommée qu'à son caractère religieux. La légende prétendait qu'elle fut longtemps une île flottante jusqu'à ce que Zeus la fixât par des chaînes au fond de la mer, afin de donner à Léto un asile où elle put mettre au monde Apollon et Artémis.

C'est de là que Délos est devenue Tile d'Apollon, et ce caractère sacré fut l'origine

de son importance commerciale, car elle avait un excellent port. Dès le temps des Pisistratides elle était possession athénienne. Lorsque la flotte perse se présenta dans les eaux grecques, en 480^ les satrapes Datis et Arlapherne la respectèrent et rappelèrent les habitants de Délos qui s'étaient réfugiés à Ténos ; ils ne voulurent jeter Pancre qu'à Rhénée, et en témoignage de respect ils firent brûler 300 talents d'encens sur Tautel d'Apollon ^. Quelques années après, Délos fut choisie

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