SIPHNOS
classé ces oboles euboïques à la suite des monnaîes primilives d'Athènes qui offrent les mêmes parlicularités de style *.
Le monnayage de Sériphos cesse au moment de rinvasion perse pour ne reprendre
qu*après Alexandre avec des bronzes qui font allusion au mythe de Persée et de la Gorgone: la légende est lE» ZEPI, puis
cepei0icoN ^
§ vu. — Siphnos.
Sise entre Sériphos au nord et Mélos au sud, Siphnos eut des monnaies dès la fin du vn" siècle ou le début du vi». Elle fut, suivant Hérodote, colonisée, comme Sériphos, par des Ioniens d'Athènes qui lui donnèrent son nom, en Thonneur du fondateur de la colonie, Siphnos, fils de Sunios ^. D'importantes mines d'or et d'argent portèrent les Siphiniens à une telle prospérité qu'au temps de Polycrate, ils passaient pour les habitants les plus riches des îles égéennes ; ils excitèrent même la convoitise de pirates Samiens qui, vers 524, réussirent contre eux un coup de main *. Les Siphniens construisirent à Delphes un trésor pour y déposer la dime du produit de leurs mines ^.
A cause, sans doute, de leur origine attique, les Siphniens furent, comme les Sériphiens, au noipbre des rares insulaires qui refusèrent le tribut à Xerxès, et ils combattirent dans la flotte grecque, à la bataille de Salamine •.
Après la retraite des Perses, les Siphniens entrèrent dans l'alliance d'Athènes et s'engagèrent à payer aux Athéniens une contribution annuelle de 3,600 drachmes.
Les divinités particulières de Siphnos étaient Zeus 'Eîriê/îiJito;, Apollon "Eva^poç, et Artemis 'ExSaxT^pta \ L'aigle des monnaies siphniennes se rapporte peut-être à Zeus 'Eiriêi^jAtoç; quant à la tête qui paraît au droit des pièces, à partir du n" 1942, les uns ont voulu y voir Artémis 'Ex6aTY)p(a% d'autres y ont reconnu Apollon "EvaYpo; *. Sur les no^ 1942 à 1944, les traits si expressifs et d'un style si original de la figure sont sûrement masculins.
Les monnaies de Siphnos sont taillées suivant le système éginétique ; à la vérité, le slatère n^ 1939 est milésiaque, mais son attribution à Siphnos n'est pas certaine et les conditions de son émission semblent exceptionnelles.
1. Voyez ci-dessus, p. 719, n« 1H4 et 1115 et pi. XXXIII, fig. 21 et 22; cf. Irahoof-Blumer, dans V Annuaire de la Soc. franc, de numism., 1882, p. iOi \W.Fr6hnev, Calai. Photiadès-Pacha, no 496.