Hérodote, VUr, il
2. Le Bas-Waddington, Voyage archéoL Explication des Inscriptions^ t. UT, p. 3.
A. B. Head, //w/. nnmor., p. 417; Wroth, Catal. Crète, etc., p. 113, n^» let 2; Greenwell, Nuin. Chron,, 1890, p. 16 et pi. II, 12; H. Weber, Nutn. Chron,, 1899, p. 276, n» 12 et pi. XV, 12; H. Dr«ssel,
la mer, arrondie de tous côtés, sans échancrures profondes ; son étendue et sa masse solide devaient en faire la reine des
Zeil. far Sum., t. XXII, p. 237, n» 25.
4. I/attribution de cette pièce est incertaiBe; elle pourrait être à'Mgm de Macédoine . Imhoof- Blnmer, Monn. grecq. p. 110, n» 182; Choix, pi. Ml, Ro 234 ; M. laihoof-Blumer a rangé cette pièce parmi les monnaies thraco -macédoniennes.
NAXOS
îles du voisinage, et la nature lui a tellement prodigué les richesses les plus variées que les anciens l'appelaient parfois la petite Sicile. Du haut de la large cime qui la couronne, on domine plus de vingt îles, et le regard s'étend à Test jusqu'aux massifs des montagnes de TAsie. » *.
Le vin de Naxos était célèbre; aussi Tîle était consacrée à Dionysos, et par là s'explique le type monétaire du canthare dionysiaque. Comme Paros, Naxos avait de belles carrières de marbre ; de là vient que celte île dispute à Chios Thonneur d'avoir eu la première école de sculpture du marbre ; la plus ancienne signature sur marbre qui soit parvenue jusqu'à nous est celle du maître naxien^ Iphicarlidès : elle est gravée sur une base du vu* siècle, retrouvée à Délos par TÉcole française d'Athènes «.
Si Naxos conteste à Chios la gloire d'avoir inauguré le travail du marbre, elle brigue aussi l'honneur d'avoir inventé la monnaie. L'auteur qui s'est fait le champion des prétentions des Naxiens sous ce rapport est Aglaosthène, dans son poème astronomique, les Najtaxa, qu'il composa environ deux siècles avant notre ère ^ Toujours estil que les premières monnaies de Naxos remontent jusqu'à la fin du vu" siècle.
A Torigine, Naxos avait un gouverne-
1. E. Curtius, Hist. grecque, t. II, p. 197. Sur Naxos, voyez Gracier, De Naxo insula, 1833 ; E. Curtius, Naxos, Berlin, 1846; L. PoUak, MittheiL de l'Institut archéol., t. XXI, 1896, p. 224.
2. M. ColIigDon, Hisl. de la sculpture grecque, t. I, p. 130; cf. V. Sauer, Allnajoische Marmorkunst dans les Mittheilwigen de l'Institut archéol., t. XVII, p. 37-80; Curtius, Hisl. grecque, t. II, p. 198; H. Lechat, La sculpture attique avant Phidias, p. 281 et p. 338 et suiv.
3. Voyez le présent Traité, au t. II de la Première partie (sous presse).
ment oligarchique : les familles qui s'étaient installées dans l'île au temps des migrations ioniennes en avaient conservé le gouvernement. Mais un certain Télésagoras se mit à la tôte de la rébellion des classes opprimées et provoqua la guerre civile, au bout de laquelle Lygdamis, devenu le chef du peuple, inaugura à Naxos le régime de la tyrannie *.
Chassé une première fois par les nobles, Lygdamis se réfugia à Athènes auprès de Pisistrate. Celui-ci ayant été expulsé d'Athènes, rentra en 533 dans sa capitale, aidé par Lygdamis '. Pisistrate entreprit dès lors de restaurer Lygdamis à Naxos ; il y réussit. Pour consolider leur pouvoir, les deux tyrans s'allièrent à Polycrate, de Samos. Malgré ces précautions, Lygdamis fut de nouveau chassé de Naxos, puis encore rétabli. Les nobles exilés implorèrent, celte fois, contre le tyran le secours d'Aristagoras, de Milet, et du satrape Artapherne. La flotte perse vint mettre le siège devant Naxos, mais elle échoua : c'était en 499 *.
Elle ne devait pas tarder à revenir avec des forces plus redoutables. En 490, peu de semaines avant la bataille de Marathon, la flotte perse, commandée par Datis et Artapherne, et transportant cent mille hoplites et dix mille cavaliers, partit du golfe d'Issus, longea les côtes de Carie; puis, parvenue à la hauteur de Samos, elle cingla brusquement vers Naxos qui fut envahie. « La ville de Naxos fut brûlée avec tous ses sanctuaires ; les habitants qui ne s'étaient pas sauvés dans la mon-