Voyez ci-dessus, p
ï^. Cercle (ou roue) à quatre rais en forme de larges bandes plates qui se croisent au centre ; entre les rais, les lettres MA ?
iR 23; statère milésiaque, 14 gr. 09 {Hunier) PI. LXII, fig. 11 *; — autre ex., les lettres [M] A plus visibles, 14 gr. 29 [Hunier] *.
1958. — lAAAA. Grenade avec deux folioles. Grènetis.
I^. Cercle ou (roue) à quatre rais en forme de larges bandes plates; le cercle est orné à l'intérieur d'un grènetis à gros grains; entre les rais, traces de la légende MAAI (?).
iR 22; stat. miles., 14 gr. 35 [Hunier] PL LXII, fig. 12 \
1959. — IAAaa. Grenade avec deux folioles. Grènetis.
^. Cercle (ou roue) à quatre rais en forme de larges bandes plaies ; le cercle est orné à Tintérieur d'un grènetis à petits grains; enlre les rais, les lettres M-A.
iR 23 ; stat. miles., 14 gr. 30 [Paris] PL LXII, fig. 13.
1960. — Grenade.
I^. Carré creux partagé en quatre triangles par deux diagonales.
iR 8 ; hémi-obole milésiaque, 0 gr. 31, percée [Hunier] PL LXII, fig. 14 S
Les monnaies qui précèdent sont taillées les que nous venons de décrire nous con-
suivant le système milésiaque, tandis que duit jusqu'aux premières guerres mé-
celles de Sidéen Pamphylie, au même type diques. Mais le monnayage ne cesse point,
de la grenade, suivent l'étalon persique de comme dans les autres îles égéennes, avec
11 gr. 20. Il ne saurait donc y avoir de rétablissement de Thégémonie athénienne
difficulté de classement que pour les en i79. Durant la guerre du Péloponnèse,
petites divisions qui sont anépigraphes et les Méliens, se souvenant de leur origine
dont le poids normal n'est pas toujours dorienne, demeurèrent fidèles à Lacédé-
aisé à préciser. Dans ces cas, il faut s'aider mone et résistèrent à l'ingérence des Athé-
de l'examen de la fabrique et des rensei- niens dans les affaires des îles. Mélos pa-
gncmenls apportés par les trouvailles. raît avoir continué, en conséquence, à
La première série des monnaies de Mé- battre monnaie jusqu'en 416, époque où
1. Macdonald, Hunlenan coUeciion, t. II, p. 206, Une et à Astypalée, ce qui confirme rattribution n* 2 et pi. XLIII, 18. de ces petites pièces à Mélos plutôt qu*àSidé. Ilill,
2. Macdonald, op. ci/., n» 1 et pi. XLIH, 11. CalaL Lycia^ Pamphylia, elc, Introd., p. Lxxxr.
3. Macdonald, op. cit., n» 3 et pi. XLIII, 19. Voyez ci-dessus, n® 1938 'er, une drachme de la
4. Deux autres exemplaires de cette obole, au coll. S. Pozzi, qui associe la grenouille de Sériphos British Muséum, ont été acquis par Borrell à Myti- à la grenade de Mélos (et non de Sidé).
THÉRA
les Athéniens s'en emparèrent et la ruinèrent : ces pièces ont toujours au droit remblême héraldique de la grenade ; au re-
vers, on voit un trident, une tète de bélier, un fer de lance ou un canthare *.
§ XL - Théra.
Théra (6>!p«, Santoinji], la plus méridionale des Cyclades, fut, suivant la tradition, primitivement une colonie phénicienne, comme Mélos. En même temps que coite dernière, elle fut ensuite colonisée par des Doriens de Lacédémone conduits par Théras qui lui donna son nom ^. Des éruptions volcaniques et des années de sécheresse extraordinaire forcèrent une partie des habitants à émigrcr : sous la conduite de Battos, en 631, ils allèrent fonder Cyrône, sur
la côte d'Afrique ^ L'histoire de Théra paraît avoir été, dans ses traits généraux, à peu près la même que celle de Mélos.
Après les défaites de Xerxès en 480 et 479, les Théra;ens résistèrent à Thégémonie athénienne et durant la guerre du Péloponnèse, se souvenant de leur origine dorienne, ils se rangèrent dans le parti de Lacédémone *. Il n'est pas sûr que toutes les monnaies ci-après décrites appartiennent à Théra.
1961. — Deux dauphins nageant en sens inverse et séparés par deux thons nageant aussi en sens inverse l'un de Tautre. I^. Carré creux irrcgulier.
/R20; statère miiésiaque, 14gr. 30 {lierlin) PI. LXII, fig. 15 ^
1961 *". — Dauphin nageant à gauche; dessous un thon à droite. iR 12; quart de statère, 3 gr. 06 [Berlin) \
Le statère, n° 1961, de poids miiésiaque, a fait partie de la trouvaille d'Egypte de 1897. L'attribution de ces deux pièces et de la suivante (n^ 1962) à Théra n'est pas sûre ; le type des poissons rappelle les
monnaies de Foseidion, la capitale de Tîle de Carpathos ■^. Nous avons donné aussi plus haut (qo 219 et pi. V, ^8) une heclé d'électrum qui appartient probablement au même atelier incertain.
1. Le Bas et Waddington, Voyage archéol.^ Explication des inscriptions ^ t. HI, p. 4; Imhoof- Blumer, Griech. Mllnzen, p. 22-23; E. Babeloii, Reo. numisîn.^ 1892, p. il5.
2. Hérodote, IV, 147 cl auiv.; Pindare, Pyth., IV, 457; Strabon, VllI, 3, 19; Paiisanias, 111, 1, 7.
3. IK^rodote, IV, ITJO ; cf. ci-après, au chapitre de la Cyrénaique.
4. Thucyd., U, 9. Sur Théra, au point di^ vue archéologique, voir surtout : Hiiler von Gaertringen, Tliera. Uniersuchungen, etc., 4 vol. in-fol. 1899.
5. 11. Dressel, z'eit. fiir Num., t. XXII, p. 249, no 64 et pi. VIll, 18.