Svoronos, op, cit.^ p. 65, n» 1 et pi. IV
LA CRÈTE (CNOSSOS
Les slatères qui précèdent (n°" 1968 à 1970) ont, au revers, dans les cantons du labyrinthe, quatre petits carrés creux trùs profonds qui rappellent une particularité analogue des monnaies d'Argos, de Manlinée, de Çléones et de Hérœa, dans le
Péloponnèse *. Ces petites dépressions creuses si caractéristiques indiquent qu'il existait des relalions d'origine ou de commerce entre ces villes du Péloponnèse et Cnossos.
1971. — Le Minolaure courant à droite, comme ci-dessus.
^L, Rosace formée d'un globule autour duquel rayonnent quatre pétales et quatre folioles; au pourtour, trois carrés inscrits. Le toutdansun carré creux. iR 18; drachme égin., 5 gr. 75 {Berlin) ^
1972. — Le Minotaure courant u gauche, comme ci-dessus, tenant une main levée, l'autre baissée.
^L. Rosace formée d'un globule autour duquel rayonnent quatre pétales et quatre folioles; au pourtour, deux carrés inscrits.
iR 13; Iriobole égin., 2 gr. 82 {Berlin) PL LXII, fig. 23 \
Le Minotaure et le labyrinthe sont les types constants des monnaies de Cnossos jusque sous l'empire romain. Les deux pierres énormes que tient le Minotaure rappellent l'Apollon Styrakitès d'Eleutherna et le géant Talos des monnaies de Phœstos : celui-ci tient les pierres qu'il lançait aux étrangers pour les empêcher d'aborder en Crète. Les pierres dont le Minotaure est armé font allusion à la lutte du monstre contre l'Alhénien Thésée qui le tua. Minos avait fait construire par I)a3dalc le labyrinthe afin d'y enfermer le Minotaure.