‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 739 sur 880 · Hérodote, IV · texte numérisé non relu

Hérodote, IV

LA CTRÉNAÏQUE

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était pied-bot, d'où son surnom de ywi\6c: *. Sur l'avis de Toracle de Delphes, le sage Démonax, de Mantinée se rendit à Cyrène et fit une réforme complète de l'organisation sociale de la colonie '. Mais Arcésilas III, fils de Battos IIl, monté sur le Ir^ne vers 530, ne voulut point se contenter du rôle restreint assigné par Démonax aux fonctions royales. Son ambition provoqua une insurrection ; vers 528, Arcésilas, forcé de fuir, se réfugia à Samos, tandis que sa mère, Phérétime, trouvait un asile à Salamine en Chypre auprès du roi Évelthon.

Aidé par Polycrate, Arcésilas réussit à rassembler une armée imposante avec laquelle il fit voile pour l'Afrique, s'empara de Cyrène et reprit le pouvoir. Mais bientôt survint Cambyse qui, après avoir conquis TÉgyple, imposa à Arcésilas un tribut annuel. Cyrène et Barcé envoyèrent au roi de Perse le moins qu'elles purent : cinq cents mines d'argent. En recevant ce présent, Cambyse furieux affecta de le considérer comme une offense; il prit par poignées les pièces de monnaie des Cyrénéens et les jeta, dit-on, avec colère et dédain à la tête de ses soldats '.

Cambyse, absorbé par d autres soucis, n'envoya pourtant pas une armée en Cyrénaïque pour y prélever un impôt plus digne de lui. Arcésilas III ne réussit en tout cela qu'à s'aliéner ses sujets : il dut s'exiler de nouveau. Il s'était retiré chez son beau-père Alazir, roi de Barcé : c'est là qu'il finit par être assassiné.

l.Hérodote, IV, 161.

2. Hérodote, IV, 161 ; cf. G. Fougères, Mantinée, p. 333 et 363.

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