Rev. num., 1904, p. 153, n» 8 et pi. V, 6 et pl. V
(M Vlasto signale la particularité de la lettre /W 5. H. Dressel, op. cit., p. 283, n» 355; Poole, op.
= 2, exceptionnelle à Tarente, mais conforme à cit., p. 167, n» 55; Garrucci, op. ci/., pl. XCIX, 35. lalphabet en usage dans les colonies achéennes
TARENTE
^i. TAKAS. Taras chevauchant un dauphin, à g., les deux bras tendus en avant; dessous, le pétoncle. Grènetis.
/K 19; didrachme, 7 gr. 80 [col/, \lasto) PL LXV, fig. 18; — autre, 8 gr. 10 [Lmjnes] PL LXV, fig. 19; — autres ex., 7 gr. 90; 8 gr. 03 *.
2051. — Variété; flan plus large, style moins archaïque; rarrangemenl des cheveux et les traits sont féminins ; 8 gr. 06 [Vlasto) PL LXV, fig. 20 ■.
2052. — Variété : quelquefois, le type du revers est tourné à droite.
2053. — Même droit.
^, Jk^kS, Taras chevauchant un dauphin adroite, la main gauche tendue en avant et s'appuyant de la droite sur la croupe de Tanimal. iR 19; didrachme, 8 gr. [colL Vlasto) ; — autre ex., 8 gr. 08 \
Les traits efféminés, rarrangement des cheveux relevés en un polit chignon et le collier qu'on voit au cou de Taras, sur certains exemplîiires, ont pu faire croire qu'il s'agissait d'une Léle de femme et Ton a pensé à la nymphe Salyra, mère de Taras *. Cependant, la comparaison entre celle lèle et celle de Satyra qui figure sur un groupe de pièces postérieures à 480, paraît trancher la question plutôt en faveur de Taras jeune, au moins dans la plupart des cas.
Sur les monnaies décrites plus haut, nous avons vu parfois Taras étendant les bras comme pour nager, les doigts allongés et terminés comme les pattes des oiseaux aquatiques (voyez par ex., surtout le n° ^OiO). Sur d'autres didrachmes. Taras étend les bras en avant, parallèlement,
les paumes des mains tournées Tune en face de Tautre. On a cru que Taras était ainsi représenté dans Tattitude de la prière ^, Mais M. Dressel a objecté avec raison que Taras tient seulement les bras allongés en avant et non pas levés plus haut que le visage, la paume tendue vers le ciel, geste de la prière *. J'ai démontré au surplus que, dans certains cas, Taras fait le geste du xsXeuctt^c, le pilote qui, assis à la proue des navires, et tendant les bras en avant, battait des mains en chantant le celeusrna pour rythmer la cadence des rameurs " . Les Latins donnaient au céleuste le nom caractéristique de hortato}\ jussoi\ symphoniacus ; on le distingue très nellement sur des monnaies de Tépoque romaine. Sur d'autres pièces larentincs,
1. Michel Vlasto, Rev. num., 1901, p. 150, n»» 2 et 3; Dressel, //a/ie/i, p. 236, n» 66 et pi. XI, 170; Poole, op. cil., p. 167, ir 52; Garnicci, op. cit., pi. XCVII, 18 et 19; B. UendJUsl. numor., p. 45.