VI
Ami... ou Asi...?
D'après leur type du laureau détournant la tète, leur slyle, leur poids et leur légende, les monnaies qui suivent appartiennent à une ville lucanienne voisine de Siris ou de Sybaris. Mais, il règne une grande incertitude sur l'interprétation de la légende. On lit généralement Ail, d'où l'on a songé à une ville à!Asia qui n'aurait pas laissé de traces dans l'histoire '. Le P. Garrucci pense, — et je suis porté à croire qu'il a raison, — que la seconde lettre est un mu et non un sigma et qu'il faut lire AMI et non point AZI '• H
meparaîlbien, en effet, que la forme de la lettre esl plutôt f^ que M. Mais, si l'on doit, ce semble, lire 'A|ii..., ce n'est pas une raison suffisante pour adopter l'opinion du P. Garrucci qui voit dans ces lettres les initiales des Aminei f'AjJLÎveoi), tribu obscure qui vint de Thcssalie se fixer quelque part dans la Grande Grèce, où elle aurait importé la culture de la vigne*. On ne peut non plus songer à Aminula ou Amiternum» en Apulie, cette ville étant trop éloignée de celles qui ont le type du taureau incus.
2099. — ^'^A (à Tex.). Taureau debout à gauche, détournant la tête; sur son dos, une sauterelle. Cordelette perlée au pourtour. I^. Sans lég. Type incus, pareil au droit, mais tourné à droite. iR 29 ; statère, 8 gr. 03 {Luynes) PI. LXVII, fig. 13 ^
1. B. WcBid, Hisl. niimor.^ p. 70; Garrucci, op. cil. y p. 146 et pi. CVIII ; duc de Luynes, loc, cit., p. 406; Fr. Lenormant, op. cit., p. 302.
2. B. Head, Hist, numor.^ p. 75; Jules Sambon, Recherches sur les monnaies de Vllalie méridionale.
p. 293; F. von Duhn, Zeit. fur Num., t. VII» p. 310.