Poole, Calai. SicHy, p. 118, n
5. Autre ex. au Cab. de Berlin. A. von Sallel, Zeit. fur Nitm., t. XIH, p. 66.
6. Poole, Calai. Sicilu, p. H8, n« 2 et 3; B lîead IHsL numor., p. 139 ; Hiil, Coins of l^icthj, pi. ï, 3.
1497 NAxos U98
2220. — Même lete de Dionysos barbu et couronné de lierre à gauche! ^^. MOIXAkI. Grappe de raisin. Grènelis entre deux cercles.
JR i2; obole égin., 0 gr. 85, surfrappée {Luynes) PL LXXII, fig. 19; — autre ex. varié, 0 gr. 78 [Paris] PL LXXII, flg. 20.
2221. — Même droit.
I^. MAXIOM. Grappe de raisin. Grènetis.
mil ; tritémorion égin., 0 gr, 60 Luynes) PL LXXII, fig. 21.
Monnaies d'attribution incertaine [SergeniionT).
2222. — AAEP'. Dionysos nu, debout à gauche, la barbe en pointe, les cheveux nattés sur le cou; de la main droite avancée, il tient un canthare, et de la gauche, ramenée contre sa poitrine, il porte un long cep de vigne qui passe sur son épaule et retombe par derrière jusque sur le sol. Grènetis entre deux cercles.
iR 24 ; didrachme eub., 7 gr. 96 [Luynes) PL LXXII, fig. 22 *.
2223. — AAEI^. Tète de Dionysos, à droite, la barbe en pointe, l'œil de face, les cheveux longs sur le cou. Grènetis.
î^. Grappe de raisin. Grènetis.
iR <2 ; diobole (?), 1 gr. 25 [Luynes) PL LXXII, fig. 23.
2224. — Même tête barbue de Dionysos, ù droite. Grènetis. I^. AAEP', dans le champ. Grènetis.
m 8 ; trihémi-tartémorion, 0 gr. 25 [Paris) PL LXXII, fig. 24.
Les pièces qui précùdcntonl élé, à cause decelledernière ville, et on doit, sans doule
de leur poids, attribuées à une ville incon- lire Mep... plutôt que ileo... Toutefois, il
nue du Bruttium, dont le nom commence- faut reconnaître que le poids des pièces
rait par la syllabe Sep... « Rien ne noussem- étant euboïque n'a pas de rapport avec celui
ble moins certain que cette lecture et cette de Naxos, qui est éginélique '•
attribution géographique. La parenté du On a pensé pour ces pièces à Merusion
style et des types avec ceux de Naxos au- (MEpojaiov) ou à Sergention (Sêoyé^/ttiov), loca-
torise bien plutôt à rapprocher ces pièces lités peu connues de l'intérieur de la Si-
1. Uasche, Lexicon rei mim., t. 111, part. II, 3. L'obole de Naxos, n» 2220, est surfrappée et p. 8; Sestini, Letl. num., t. Vlll, p. 7. au droit, on voit les traces d'une ancienne légende
2. B. Head, Ilist. numor., p. 98. que M. J. de Foville me propose de lire ^EP"»
GÀTANE
cile : ces attributions sont peu vraisemblables K La ville sicilienne de Galaria qui commença à frapper monnaie peu après
480, a pour type un Dionysos debout qui n'est pas sans parenté avec celui de notre no 2222 (PI. LXXll, fig. 22).
§IV. — Catane.
Catane était une colonie de NaxoS; au pied de TEtna, sur le bord de la mer'. Elle est célèbre par la législation de Gharondas qu^elle adopta vers la fin du vi* siècle et qui, rapidement, s'étendit à la plupart des colonies chalcidiennes de la Sicile et de la Grande Grèce '. L'histoire politique de Catane est peu connue pour la période qui précède le jour où elle tomba aux mains de Hiéron de Syracuse, en 476; alors, ses habitants, comme ceux de Naxos, furent déportés à Léontini, et remplacés par une colonie de Syracusains.
Catane perdit jusqu'à son nom que Hiéron remplaça par celui d'iEtna ^. Mais les immigrants Syracusains furent bientôt chassés à leur tour : en 461, les anciens habitants devaient rentrer dans leurs foyers et rétablir le nom primitif de Catane.
Des faits qui précèdent, il résulte que les monnaies décrites ci-après, et qui portent le nom de Catane doivent être, ou bien antérieures à 476, époque où les monnaies prennent la légende AITNAION) ou bien
postérieures à 461, date de la restauration du nom de Catane. M. Salinas les a toutes classées après 461 ^ Au contraire, M. Head les place avant 476, faisant remarquer qu'après 461 Catane a frappé les belles pièces qui ont, au droit, la tète laurée d'Apollon et au revers le quadrige *.
Force serait donc, suivant M. Head, de l'iacer tout le groupe monétaire aux types du taureau androcéphale et de la Niké, dans la période antérieure à 476. Seulement, M. Head est ainsi amené à conclure du style remarquable de la plupart des pièces, que l'art monétaire à Catane était notablement en avance sur les autres villes siciliennes "^ : ceci est bien conjectural.
Quoi qu'il en soit, il est évident que les débuts du monnayage à Catane ne sauraient être de beaucoup antérieurs à 480. C'est pourquoi nous décrivons ci-après seulement deux pièces que leur* style permet de considérer comme les plus anciennes de la série.
2225. — Le fleuve Amenanos, sous la forme d'un taureau à tête humaioe barbue, cornupèle, à droite; au-dessus, un rameau; dessous, un poisson nageant à droile. Grènetis.
1 . Et. de Byzance, v<> Mepoû^tov ; Ptolem., IIÏ, 4, 13 (SepY^vTtov). Cf. Cavedoni, Spicil. ni/mwm., p. 27.
2. A. Holm, Dos aile Catania, Lubcck, 1873, in-4o; aux pp. 41-46 il est traité des monnaies.