‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 817 sur 880 · CAMARINE · texte numérisé non relu

CAMARINE

des plus précaires. S'élaot révoltée contre Syracusains sous Gélon, eu 485 *. C'est sa métropole, elle fut détruite par les Sy- dans la période décennale comprise entre pacusains dès 552. Rebâtie en495etreco- 495 et 485 que furent frappées les liirœ Ionisée par Hippocrale, tyran de Gela, Ca- d'argent archaïques, dont voici la desmarine fut de nouveau détruite par les cription.

2297. — [KAMjAR. Pallas casquée debout à g., velue d'un chiton talaire el s'appuyant de la main dr. sur sa lance; son bou<:lier est à terre derrière elle.

I^. Cheval marchant à dr., levant la jambe gauche de devant. Grènetis. iR 12; litra, Ogr. 75, trouée [Naples] PL LXXVII, fig. 1 ^

2298. — Niké volant à droite, au-dessus d'un cygne; couronne d'olivier au pourtour.

I^, KAMAKl (rétrograde). Pallas casquée débouta gauche, Tégide sur la poitrine et les bras, et s'appuyant de la main dr. sur sa lance; son bouclier est à terre, derrière elle, à droite.

iR 12; litra, 0 gr. 86 [Paris) PI. LXXVII, fig. 2; — autre ex., 0 gr. 79 [Lui/nes) PI. LXXVI, fig. 3 '.

2299. — Niké volant à gauche, au-dessus d'un cygne; couronne d'olivier. ^. KAMAKI. Pallas debout à gauche comme ci-dessus, mais son bouclier

est devant elle, à gauche.

iR 12 ; litra, 0 gr. 75 {Paris) PL LXXVII, fig. 4 *.

2300. — Niké volant à gauche, au dessus d'un cygne ; couronne d'olivier. ^. KAMARINAION. Pallas debout à gauche, s'appuyant de la main droite

sur sa lance; son bouclier est à ses pieds, devant elle. Cercle au pourtour.

iR 12; litra, 0 gr. 76 (Paris) PL LXXVII, fig. 5; — autre ex., 0 gr. 80 {Lut/nes) PL LXXVII, fig. 6; — Ogr. 70 [Paris) PL LXXVII, fig. 7; —autre ex., 0 gr. 81 [Pari^).

2301. — Variété, avec KAMAKINAON, 0 gr. 60 [Paris) PL LXXVII, fig. 8.

1. E. Curtius, op. cit., t. III, p. 255 ; B. Head, Hist. Coins of ancienl Sicih/, p. 80.

ni/mor., p. 112; Schubring, Kamavina dams le Phi- 2. Salinas, Le moneïe di Sicilia, p. 43, n» 420 et

lologus, t. XXXU, 3, p. 490; cet auteur traite des pi. XVI, 23.

monnaies, p. 506-513; Salinas, dans VArchivio sfor. 3. Salinas, op. cil., p. 44, n» 421 et 422, el pi, XVI,

Siciliano, 1881; Hohn, Gesch. Siciliens, t. III, p. 583; 21 et 28.

Paolo Orsi, dans les Monnmenli anticin, publiés par 4. Salinas, op. cil., p. 44, n°» 423 à 428 et pi. XVI»

lAcad. dés Lincei, t. XIV, 1905, p. 757; G. lïill, fig. 29 à 34.

GÉLÂ

Sur les pièces précédentes, la légende présente les variantes suivantes :

KAMAPINAION

KAMAPINAI ION

KAMAPINAOIN {sic)

KAMAitINAON

KAMAItlNOZ

KAMAItlNAlA

KAMAItlNAIOZ'.

La rigidité archaïque du type de Pallas qui

rappelle les anciens palladiums est remarquable. Le cygne est une allusion au lac de Gamarina, voisin de la ville *. Plus tard, après 461, Camarine rebâtie frappe de splendides médailles parmi lesquelles nous signalerons celles qui ont la nymphe éponyme assise sur le cygne, et aussi les didrachmesau type d'un emblèmç parlant, le chamœrops, espèce de palmier nain qui poussait en abondance sur les bords du lac et à Tembouchure de THipparis.

§ Vin. — Gela.

Gela (ethnique, rtXtpoç), sur la côte méridionale de la Sicile, entre Camarine et Agrigente, était à Tembouchure du Gelas, dont la figure symbolique forme le type essentiel et constant des monnaies locales. Le fleuve donna son nom à la ville : imma^ nisque Gela fluvii cognomine dicta, dit Virgile '. Bâtie par des Cretois et des Rhodiens, vers 690 *, la ville de Gela atteignit vite une prospérité qui nous est attestée par ce fait que des Géléens fondèrent vers 582 leur importante colonie d'Agrigente ''. Vers Tan 505, Cléandre s'empara du pouvoir à Gela et régna sept ans comme tyran; son frère Hippocrate lui succéda en 498 et régna jusqu'en 491. Hippocrate réussit à étendre sa domination sur une grande

partie de la Sicile ; il s'empara successivement de Léontini, de Callipolis, de Naxos, de Zancle qu'il enleva aux Samiens *. Il entra ensuite en conflit avec les Syracusains qui achetèrent la paix en lui cédant Camarine '.

k la mort d'Hippocrate en 491, son principal lieutenant, Gélon, fils de Déinoménès prit le pouvoir • ; il s'attira un nouveau lustre par sa victoire à la course en quadrige aux jeux Olympiques de 488; la même année, son frère Hiéron fut vainqueur à la course des chevaux montés.

La ville de Gela bénéficia du succès et de la renommée de ses maîtres ; ce fut vers cette époque qu'elle ouvrit son atelier monétaire et sa prospérité ne fit que grandir,

1. B. Head, Hist. numor., p. 112; Imhoof-Blumer, Monn. grecq,y p. 15; Holro, Gesch. Siciliens^ t. 111, p. 583.

2. Percy Gardner, Types of greek Coins^ p. 89 et pi. II, Ûg. 3 et 4. Sur la Niké des monnaies de Camarina, voyez R, S. Poole, dans les Transactions de la Royal Society of Literature^ t. X, part. III, N. S. (illustration des iv« et v« odes olympiques de Pindare). Cf. aussi Tétude consacrée à Aphrodite sur le cygne, par Kalkoiann, dans le Jahrbuch de

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