‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 825 sur 880 · SÉGESTE · texte numérisé non relu

SÉGESTE

qui étaient sans doute des indigènes. La forme correcte et complète est ^EAE^TA- IIBEMh Avant de chercher à l'expliquer nous devons faire ol)servcr que, plus lard, dans le courant du v* siècle, on a, en outre, lEfEITAIlA. lEfEITAIIB» lEfEI- TAIION, lEfEITAIlE *. Sur des monnaies d*une autre ville indigène, Eryx, on a de même EltVKAIIIB ou EKVKAIIB », légende remplacée parfois par ERVKWO^* De ces observations, il résulte, pour Ségeste, que la formule intégrale comporle trois éléments :

!• lEfEITA

â^IIB, IIA^IIE, IION

3'EMI

Le premier élément est incontestablement emprunté au nom des SégesUins; le troisième élément, EML parait être le verbe eV''»i^ *"** '• S'il en est ainsi la lé-

gende monétaire fait parler la pièce ellemême ; SeYE^rraÇiV, eîfx»! « je suis (la monnaie) ségestaine »; nous avons vu une formule semblable sur une monnaie primitive d'Éphèse en électrum *.Sur un statère d'argent tarentin, on a de même TARANTI- NnNHMI S et Ton trouve une inscription analogue sur des poids et sur des cachets en pierre fines, aussi bien que surdes vîises peints et d'autres monuments *. Le deuxième élément dans la formule ségestaine : ZIB, ZIA, ZIE, ZlONapparlientàlalangue indigène des Elymiens, ainsi que Ta montré M. Kinch "; la lettre B a la valeur e ou t, SeY^^^ï^? = SEYearaÇtr, = SeYETraîr^. La terminaison grécisée -a^ioc est un suffixe ethnique que Ton retrouve dans certains mots de la langue phrygienne comme Xaoi- Çio; ; de môme, 'EpuxaÇiê = 'EpjxaÇfr^ = pour 'Epwivr, *.

1. B. Ilead, Hisl. numor., p. 145; Imhoof-Blumer, Num. Zeit., de Vienne, t. XIX, 1887, p. 265; Kinch, leit. fur Num,, t. XVÏ, p. 189.

2. Kinch, Zeit. fUr Num,, t. XVI, p. 189; B. Head, llist. numor., p. 120.

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