Gabrici, loc. cil,, p
HIMÊRE
sout pas la diflicuUé puisqu*il s'agit de drachmes ayant toutes la même valeur et que cette lettre l se trouve néanmoins accompagnée de signes différents. Enfin, pour M. Seltman les lettres PV sont les
initiales du mot VVTRONl^î'ïpst); les autres signes seraient des marques numériques auxquelles il assigne une valeur conventionnelle et non justifiée ^.
Groupe B. — /: talon euboico-aitique (après 482).
2376. — Coq debout à gauche. Grènetis.
^, HIMEPAIO[N]. Osselet.
7R 21 ; drachme attique, 4 gr. 01, fruste [Luynes) PL LXXX, flg, 15; — autre ex., 4 gr. 12 [Inihoof) *.
2377. — Osselet (àa-:ûàYa).o;). — IJ^. Deux globules. iR 5 ; hexas, 0 gr. 08 [Londres) \
2378. — Coq debout à gauche. Grènetis.
IJt. HIME^A. Crabe; champ concave.
iR 16; drachme att., 4 05 [Luynes) PI. LXXX, fig. 16 *.
2379. — HIMERA. Coq debout à gauche. — ^. Crabe ; champ concave. Je^ 21 ; didrachme ait., 8 gr. 43 [Luynes) PI. LXXX, fig. 17 ^
2380. — Variété, 8 gr. 64 [Paris) PI. LXXX, fig. 18.
2381. — Autres variétés, le mot HIMERÀ étant rétrograde ou ayant des lettres retournées *.
Le monnayage aux types du coq et du à Himère en 482, se prolongea jusqu'à la crabe, de poids euboïco-atlique, inauguré mort de Théron en 472. Nous n'avons pas
1. E. J. Seltman, Nut7i. Çhron., 1S07. n. f ^i sniv. On a aussi essaye de retrouver d. ns ces lettres le? initiales du nocn indifrènc de Hiuière (Momuisen- Blacas, Hist. de la monn. rom,y t. 1, p. 280,.
2. Gabriel, loc. cit., p. 163, n» 60, pi. VI, 13; Holm, Gescli. Siciliens, t. Hl, p. 585, n» 61, pi. II, 16.
3. Gabriel, loc. cit., p. 163, n» 61, pi. VI, 14. L'osselet sur les monnaies d'Himère est inexpliqué; il nous rappelle pourtant les didrachnies d'Athènes au même type (ci-dessus, p. 710, n» 1101). M. Ilead [Hist. numor., p. 126) n'en rend qu'iuipar-
faitomcnt compte en rappelant que l'osselet était chez les Grecs un emblème du sort. Peut-être fautil voir dans ce type monétaire la reproduction de l'étalon pondéral qui avait la forme d'un osselet ou sur lequel un osselet était figuré. Cf. le poids de Gelas mentionné ci-dessus, p. 1539, note 6.
4. Autres e.^. dans Gabriel, loc. cit., p. 163, n®* 58 et 59, pi. VI, 12, 13.
5. Autres ex. Gabriel, loc. cit.^ p, 162, n®« 52 et 53 et pi. VI, 7 à H.
UisiàKE
im
donoé les dernières émissions, puisqu'elles dépassent notre cadre chronologique *. Il a été dit plus haut que le crabe était originaire d'Agrigente. Quant au coq, les Himéréens le prirent pour emblème national pour deux raisons. La première, c'est que, par un jeu de mots analogue à ceux auxquels la numismatique nous a habitués, ils
rapprochèrent de cet oiseau, symbole de la vigilance et du point du jour, i^jJ^^o*, le nom de leur ville, 'l[xépa ^. La seconde, c'est que le coq était l'oiseau d'Asclépios, divinité particulièrement honorée à Himère, à cause des célèbres sources d'eau thermale qui ont fait donner à cette ville le nom d'/fimei^a'Thermœ ou Thermœ Himerenses ' .
1. On verra quelques autres variétés et ces dernières émissions dans la monographie de M. Ettore Gabrici, Bivista ital., t. Vil, 1894, p. 147 et suiv. et pi. IV, V et VI. C'est dans cette période postérieure à 479 que se placent des monnaies dont les types accusent une alliance d'Himère avec Crotone et d'autres villes de la Grande Grèce, ainsi que les monnaies sur lesquelles on a longtemps prétendu lire lATON) légende dont M. G. Macdonald
a fait bonne justice {Num, Chron., 1898, p. 185).
2. Platon, Cralyle, 74 ; Plutarque, De Pylh, Orac, XII; cf. B. Ilead, Hist, numor,, p. 126; Hill, Coins of ancieni Sicily, p. 39; Gabriel, Rivisla iial. di numiêmalica, t. VU, 1894, p. 158.
3. M. Gabriel (toc, cit., p. 18 et 154) croit plutôt que le coq se rapporte à Héraclès, considéré comme dieu sauveur et guérisseur et, à ce titre, investi d'une partie des attributs d'Asclépios.