ET ARGENT
ARROW-ROOT. L’arrow-root est une fécule qui nous vient de la Jamaïque et des Antilles, et qu’on retire des racines du maranta indica et du maranta ai'undinacea , plantes de la monandrie monogynie, famille des amomées. Elle est blanche, insipide, très douce au toucher , et en petits grains extrêmement fins.
L’analogie que l’arrow-root offre avec l’amidon et la fécule de pomme de terre, le fait mélanger quelquefois avec ces deux substances; mais quand on les examine isolément avec attention , on remarque dans leurs caractères physiques quelques différences qui peuvent servir à faire reconnaître ces mélanges. D’abord l’arrow-root est moins blanc que les deux autres fécules , ses grains sont beaucoup plus fins, et, lorsqu’on les regarde à la loupe, ils paraissent nacrés et très brillans. De plus, il contient toujours une multitude de petits grumeaux, formés par la
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réunion d’une certaine quantité de petits grains qui s’agglomèrent ensemble^ lors de la dessiccation , et qui s’écrasent facilement quand on les froisse entre les doigts. Enfin la gelée que forme l’arrow-root avec l’eau est inodore, tandis que celle faite avec l’amidon et la fécule de pomme de terre a une odeur particulière fort reconnaissable.
Ces caractères, qui sont assez tranchés et particuliers à l’arrow-root, nous ont mis à même de reconnaître plusieurs échantillons auxquels on avait ajouté plus de moitié de leur poids de fécule de pomme de terre.
L’arrow-root est regardé comme un aliment de facile digestion. On l’administre délayé dans du lait ou du bouillon.
ARSENIC BLANC. V, Oxide blanc d’arsenic.
AXONGE , Graisse de porc , Saindoux»
L’axonge se prépare en fondant au bainmarie la partie du porc appelée panne, qui se trouve près des côtes et le long des reins de cet animal. ( V . Codex , page 8.)
Quand l’axonge est préparée avec soin, elle est blanche, grenue, d’une consistance
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plus ou moins ferme suivant la température, d’une saveur fade et d’une odeur qui lui est particulière.
Lorsqu’on se procure l’axonge dans le commerce , on s’expose à ne pas l’avoir pure. Les charcutiers y mélangent souvent une sorte de graisse qui provient des membranes adipeuses, adhérentes aux intestins du porc, et quoique cette graisse soit moins blanche , d’une consistance moins solide et d’une saveur désagréable , cette fraude n’est pas toujours très facile à reconnaître.
Il n’en est pas de même de celle qui consiste à mélanger à l’axonge une autre sorte de graisse que l’on recueille à la surface de l’eau qui sert à cuire les diverses parties du porc. Cette graisse, que les charcutiers nomment flambarcl , communique à l’axonge une couleur grisâtre, une consistance molle et une saveur salée , qui la font aisément reconnaître.
L’axonge étant fort sujette à rancir, on doit, lorsqu’elle est bien privée d’humidité, la conserver dans des pots de faïence abrités du contact de l’air. Elle fait la base de la plupart des pommades et des onguens.