‹ Traité des moyens de reconnaître les falsifications des drogues simples et composées, et d'en constater le degré de púretéChapitre 38 sur 100 · ELE · texte numérisé non relu

ELE

nait lieu à des cérémonies qui indiquent assez la confiance que l’on avait dans leur action. Plusieurs princes n’ont pas meme dédaigné de s’en occuper. Mithridate, qui craignait à chaque instant d’étre empoisonné par ses ennemis , composa un électuaire qui porte son nom , et dont Pompée apporta la recette à Rome après la défaite de ce roi de Pont. Néron demanda un antidote à AndPomachus, son médecin, et ce dernier lui composa la thériaque; enfin, Fracastor, Mésué , Galien appliquèrent tous leurs soins à donner à ce genre de composition des propriétés spéciales.

Malgré tous ces motifs de célébrité, les électuaires, dont l’usage était établi depuis tant de siècles, sont aujourd’hui pour ainsi dire abandonnés. Quelques-uns cependant sont loin d’être sans vertus. La thériaque , le diascordium, le catholicum et quelques autres possèdent des propriétés que l’on ne peut révoquer en doute , et dont les médecins trouvent encore à faire une application journalière.

De tous les médicamens composés, les électuaires sont ceux qui peuvent être falsifiés le plus impunément. Aussi , certains dro-

ETA

guistes profitent - ils de cette facilité pour faire entrer dans leur composition une infinité de substances altérées, dont la vente en nature deviendrait difficile, ainsi que des poudres d’une valeur nulle, telles que celles de réglisse, de gentiane, etc. L’impossibilité où l’on est de pouvoir reconnaître ce genre de fraude, doit engager les pharmaciens à 11e jamais acheter, sous aucun prétexte, d’électuaires tout préparés.

ÉMÉTIQUE. V. Tartrate de potasse et d’antimoine.

ESPRIT-DE-VIN. V. Alcool.

ÉTAIN. L’étain est un métal que l’on rencontre très rarement à l’état de pureté dans le commerce; et bien qu’il ne. soit pas d’un usage très fréquent en Pharmacie, comme il est encore employé quelquefois à l’intérieur sous forme de poudre, et qu’il sert à faire un grand nombre d’ustensiles , nous devons indiquer les caractères auxquels on reconnaît sa pureté.

L’étain, lorsqu’il est pur, aune couleur aussi belle et aussi brillante que celle de i’ar-

ETA 187

gent; il n’est pas sensiblement altéré par l’air; sa dureté est plus considérable cpie celle du plomb ; il fait entendre lorsqu’on le replie sur lui -même un bruit particulier très sensible, une espèce de craquement dont l’intensité s’affaiblit beaucoup lorsqu’il est allié avec d’autres métaux, même en petite proportion; il fond à la température de 210°; sa pesanteur spécifique est de 7,291.

Les métaux étrangers que l’on rencontre le plus fréquemment dans l’étain du commerce sont le fer, l’arsenic, le cuivre, et surtout le plomb. La présence de ces métaux est ordinairement annoncée par des changemens dans les caractères physiques de l’étain qui sont faciles à saisir , et quoiqu’ils 11e portent pas avec eux le degré de certitude d’une analyse chimique, ils sont néanmoins d’un très grand secours et généralement suffisans pour les besoins du commerce.

Pour bien juger des qualités de ce métal, on prend un morceau de l’étain qu’on veut éprouver, 3o à [\o grammes, par exemple; on le fond dans une cuiller de fer et on le coule ensuite sur une plaque de tôle légèrement concave, de manière à obtenir une espèce do

ETA

larme (i). Si le métal est pur, la partie arrondie de la larme présentera une surface extrêmement polie, d’une couleur blanche sans aucune espèce de tache ou gerçure ; lorsqu’on la pliera, elle fera entendre un son bien clair.

Tels sont les caractères que l’on observe avec l’étain malaca, l’étain banca et l’étain anglais de première qualité.

Lorsqu’au contraire l’étain est impur, il prend en refroidissant une couleur terne plombée ; sa surface n’est plus brillante, elle présente quelquefois des gerçures et toujours un aspect cristallisé imitant parfaitement le moiré métallique. Il fait entendre un son plus sourd, moins distinct, lorsqu’on le plie. Ces signes se présentent avec une intensité différente suivant la proportion des métaux étrangers. On les observe surtout sur les étains du Mexique et sur les basses qualités de l’étain d’Angleterre et d’Allemagne.

On pourrait également tirer une indication pour la pureté de l’étain , de sa pesanteur

(i) Il faut pour cela que l’étain ne soit pas très cliaud } on le verse sur la plaque, puis on le fait couler avant qu’il se soit refroidi , pour obtenir une surface bien nette exempte d’oxide et d’impuretés

ETA

spécifique; car étant plus léger que les métaux avec lesquels on peut l’allier, la pesanteur spécifique de l’alliage devra être d’autant plus considérable qu’il contiendra plus de métal étranger.

Cet essai peut être fait de deux manières, soit en prenant la pesanteur spécifique de l’alliage à l’aide d’une balance hydrostatique, mais ce mode d’essai n’est pas applicable au commerce ; soit en coulant dans un moule (1) d’une capacité déterminée, l’étain que l’on veut essayer, et comparant son poids avec celui d’un meme volume d’étain pur. Ce procédé est indiqué dans plusieurs ouvrages, et quoi qu’on ait pu dire en sa faveur, il s’en faut de beaucoup qu’il ait le degré d’exactitude de l’essai que nous avons indiqué plus haut, à cause de la difficulté d’obtenir deux volumes exactement égaux (2) de métal.

(1) Un moule à balles.

(2) Il est facile de voir que si l’on connaissait l’espèce de métal allie à l’étain, on pourrait en déterminer la quantité par le calcul , connaissant la densité de l’alliage , celle de l’étain et celle du métal étranger.

ETA

Manière de constater chimiquement la présence des diverses substances métalliques contenues dans V étain et de déterminer leur quantité.

Di: l’arsenic. MM. Bayen et Char lard , dans leurs recherches sur l’étain , entreprises et publiées par ordre du Gouvernement en 1771, ont fait voir que la quantité d’arsenic contenue dans l’étain du commerce était toujours trop faible pour avoir une influence fâcheuse sur la santé, dans tous les usages auxquels 011 emploie l'étain ; que plusieurs étains du commerce étaient absolument exempts d’arsenic, et que le meilleur moyen de reconnaître sa présence était de dissoudre lentement l’étain dans l’acide hydro-chlorique pur. O11 voit alors l’arsenic se séparer sous forme d’une poudre noire à laquelle on reconnaît toutes les propriétés de l’arsenic métallique. Ces deux chimistes ont annoncé avoir reconnu par ce procédé, moins d’un millième d’arsenic ajouté à l’étain; nous devons, cà ce sujet, insister surtout sur la nécessité de n’opérer la dissolution de l’étain que lentement et par un acide

ÉTA 191

faible, attendu qu’un acide trop fort ou une dissolution trop prompte, feraient passer l’arsenic à l’état d’hydrogène arseniqué.

Du PLOMB, DU CUIVRE ET DU FER DANS l’É-

t ain. Ces trois métaux sont ceux qui se trouvent le plus communément alliés à l’étain. Pour les isoler et en déterminer le poids, prenez 5 grammes de l’alliage, traitez-les dans un matras avec de l’acide nitrique pur à 3o ou 4o°; faites chauffer jusqu’à ce que l’acide nitrique soit sans action sur le métal, étendez d’eau, laissez déposer, décantez la liqueur claire, lavez exactement la poudre blanche qui reste dans le matras et qui n’est que du peroxide d’étain ; réunissez les eaux de lavage au liquide primitif, faites évaporer de manière à chasser l’excès d’acide, et redissolvez dans l’eau. Vous aurez alors d’une part une dissolution qui contiendra le plomb , le cuivre et le fer à l’état de nitrate, et de l’autre le résidu d’oxide d’étain ; vous le mettrez dans un creuset, le chaufferez au rouge pour chasser toute l’humidité, et le pèserez; 127,2 parties de cet oxide contiennent 100 de métal Dans la liqueur qui contient le cuivre, le plomb et le fer, vous ajouterez du sulfate de

ETA

soude en dissolution jusqu’à précipitation complète du plomb à l’état de sulfate. Ce sulfate sera lavé, séché et pesé. Son poids fera connaître celui du plomb, puisque 3791 ,32 de sulfate de plomb contiennent 2589 de

Dans la liqueur d’où l’on aura séparé le plomb , on versera de l’ammoniaque en excès; on précipitera ainsi l’oxide de fer, et Ton retiendra l’oxide de cuivre en dissolution. L'oxide de fer sera lavé, séché et pesé, et comme il est formé de 100 de métal et de 44,224 d’oxigène, 011 en conclura facilement le poids du fer.

Enfin, la liqueur qui contient l’oxide de cuivre en dissolution dans l’ammoniaque , sera saturée par l'acide hydro-chlorique et le cuivre en sera précipité à l’état métallique par une lame de fer pur.

Les potiers d’étain sont dans l’usage d’allier à l’étain de l’antimoine en certaines proportions pour lui donner de la dureté , particulièrement pour la fabrication de la vaisselle d’étain. Pour faire l’analyse d’un semblable alliage, il suffira de le réduire en lames minces et de le traiter par l’acide hydro-chlorique à chaud; l’étain se dissout, et l’antimoine reste

à l’état métallique sous forme de poudre. Pour que la dissolution de l’étain s’opère bien , il faut qu’il entre dans l’alliage pour au moins 20 parties sur une partie d’antimoine; et dans le cas où il n’y existerait pas dans cette proportion, il faudrait en ajouter à l’alliage et en tenir compte.

L’étain en poudre a été administré à diverses époques comme vermifuge, incorporé dans du miel ou de la thériaque. Il entre dans deux préparations pharmaceutiques fort peu employées aujourd’hui, le lilium de Paracelse et l’anti-hectique de Potérius ; mais son principal usage est dans les arts pour la fabrication de la vaisselle d’étain, du fer-blanc, pour l’étamage des glaces et des métaux , pour la préparation du sel d’étain et la composition d’étain employée en teinture.

ÉTHER ACÉTIQUE. L’éther acétique est un liquide incolore, d’une odeur particulière fort agréable lorsqu’il a été bien préparé, d’une densité de 0,866 à 7% suivant M. Thènarcl , correspondant à peu près à 33° de Baume ; entrant en ébullition , d’après MM. Dumas et Poljdore Boullay, à la température de 74° sous la pression de om,76;

i94 éth

sans action sur le papier et la teinture de tournesol, soluble en toutes proportions dans l’alcool. Ainsi dissous, il est décomposable par les alcalis caustiques, qui le transforment en acide acétique et en alcool.

Les caractères que nous venons d’indiquer sont ceux que l’on assigne à l’éther acétique pur. Celui du commerce et des pharmacies est toujours un mélange d’éther acétique, d’une proportion variable d’alcool , d’eau , et peutêtre aussi d’une petite quantité d’éther sulfurique. Préparé d’après le Codex , il marque 23° environ à l’aréomètre , correspondant à 0,917 de densité. Il doit avoir une odeur franche et agréable.

On rencontre quelquefois de l’éther acétique qui laisse exhaler, quand on l’évapore dans le creux de la main , une odeur empyreumatique très forte et désagréable, due à l’emploi d’un acide pyroligneux non complètement purifié, ou à celui d’un alcool de grains ou de pomme de terre mal rectifié. Cette 'odeur , qui est un signe manifeste d’une préparation défectueuse , doit faire rejeter de l’usage médical l’éther qui en est imprégné.

L’éther acétique fait la base du baume acé-

tique camphré et de quelques linimens spiritueux.

ÉTHER SULFURIQUE. L’éther sulfurique n’est susceptible d’aucune falsification proprement dite ; mais il peut être livré au commerce dans un plus ou moins grand état de pureté et à un degré inférieur à celui que l’on est en droit d’exiger. Il est donc utile que les pharmaciens, qui ne préparent pas euxmêmes ce produit , puissent distinguer celui qui est pur.

Une des conditions essentielles pour obtenir de l’éther de bonne qualité, c’est d’employer de l’alcool de vin bien rectifié; mais il arrive souvent que cette condition n’est pas remplie par certains fabricans, qui , afin de pouvoir livrer de l’éther à un prix pins bas, emploient à sa préparation des alcools de grains ou de fécule (i).

(i) On emploie même quelquefois, pour cette préparation , de l’alcool qui a été dénaturé par la régie de l’octroi , en y mélangeant une certaine proportion d’une huile essentielle commune , telle que celle de térébenthine, d’aspic, de lavande, etc. , dans le but d’acquérir la certitude que cet alcool

igG EXT

L’éther ainsi fabriqué, avec ces divers alcools, n’a pas une odeur si suave et si agréable que celui fait avec l’alcool de vin rectifié. Il manifeste , après son évaporation dans la main , une odeur particulière qu’on retrouve dans toutes les préparations dont ces alcools font la base.

L’éther sulfurique, lorsqu’il est bien rectifié , doit porter 6o° au pèse - éthers , et ne doit point être acide, ce que l’on reconnaît facilement à l’aide du papier de tournesol. S’il arrivait qu’il le fût, il serait indispensable de le soumettre à une nouvelle rectification sur de la potasse ou de la magnésie.

EXTRAITS. On entend par ce mot le résultat de l’évaporation lente en consistance de miel épais, des sucs exprimés, ainsi que des infusés , macérés et décoctés de certains végétaux dans des menstrues appropriés. Ces

n’est point employé à la consommation , mais bien à des préparations chimiques. On conçoit facilement que l’éther préparé avec un alcool de cette nature doit toujours participer de l’odeur de l’huile volatile employée à cette altération.

EXT

sortes de préparations, qui renferment sous un petit volume les principes actifs de ces végétaux , peuvent être administrées avec plus de facilité que les substances elles-mêmes, aussi sont-elles en Médecine d’un usage très fréquent.

L’espèce d’analogie qui existe entre l’odeur, la couleur et la consistance de la plupart des extraits permet souvent aux marchands infidèles de substituer l’un à l’autre. L’impossibilité où Ton est de distinguer aux caractères physiques et même par des essais chimiques, un extrait possédant des propriétés açtives d’avec un autre qui est sans vertus, pu, qui en a peu, impose en général aux pharmaciens l’obligation de les préparer euxmêmes.

Néanmoins, comme il en est quelques-uns que l’on est dans l’usage de préparer en grand dans certaines contrées, nous indiquerons, dans des articles spéciaux, le moyen de reconnaître leur pureté.

EXTRAIT DE GENIÈVRE. L’extrait de genièvre doit être préparé en versant de l’eau à 20 ou 2 5° centigrades sur des baies de genièvre entières et bien mûres ; on pro-

EXT

longe la macération pendant 4 8 heures, on passe la liqueur et on l’évapore au bain-marie en consistance d’extrait. Cet extrait est lisse, doux , sucré et peu amer.

L’extrait de genièvre que l’on trouve dans le commerce est toujours le résultat d’une décoction de baies de genièvre contusées, aussi est - il grenu , en raison de la résine qu’il contient; sa saveur est âcre, amère et légèrement empyreumatique. Quelquefois, dans l’intention de l’adoucir, les droguistes y ajoutent, soit du sucre, soit du miel.

M. Recluz a dernièrement annoncé, dans une des séances de la Société de Pharmacie , qu’il avait rencontré de l’extrait de genièvre mélangé à une grande proportion de fécule amilacée. Cette falsification grossière est de suite mise hors de doute si l’on traite cet extrait par de l’eau distillée froide et à plusieurs reprises : l’extrait se dissout et la fécule se dépose au fond du vase, accompagnée d’une petite quantité de résine, que l’on sépare facilement par un lavage à l’alcool.

L’extrait de genièvre est employé en Médecine comme stomachique.

EXTRAIT DE QUINQUINA SEC. L’ex-

EXT

trait sec de quinquina, préparé d’après la formule du Codex , est d’une couleur hyacinthe claire, et attire puissamment l’humidité atmosphérique; mais un assez grand nombre de pharmaciens croient devoir déroger à cette formule et substituer à l’eau froide, de l’eau à 60 ou 8o° centigrades ; par ce moyen , on obtient un extrait moins déliquescent, d’une couleur brune, d’une saveur amère et possédant des propriétés plus prononcées que le précédent.

L’inconvénient qu’a l’extrait sec de quinquina d’attirer facilement l’humidité de l’air, sert de prétexte à quelques droguistes pour le mélanger avant d’opérer sa dessiccation , avec une certaine proportion de mucilage de gomme arabique.

Pour reconnaître cette falsification, il est impossible d’indiquer un mode précis d’expériences , attendu que l’extrait pur de quinquina gris contient lui -même une matière gommeuse. On peut y parvenir cependant en faisant quelques essais comparatifs avec de l’extrait de bonne qualité. Ainsi l’extrait pur attire puissamment l’humidité de l’air, tandis que celui qui contient de la gomme reste long -temps brillant, sec et cassant.

voo

Le premier donne avec l’alcool un précipité léger, coloré et peu abondant (i); le second, un précipité plus abondant, moins coloré, visqueux et paraissant avoir plus de cohésion.

Quant aux extraits de gentiane, d’écorce de marronnier , de saule , etc. , que l’on prétend avoir été substitués quelquefois à l’extrait sec de quinquina, on peut les reconnaître nonseulement à la couleur qui n’est jamais hyacinthe, mais noire ou brune foncée, à leur odeur et à leur saveur amère particulière, qui s’éloignent tellement de celles de l’extrait sec de quinquina , qu’il suffit d’avoir vu ou goûté une fois ce dernier, pour ne jamais les confondre avec lui.

EXTRAIT ou SUC DE RÉGLISSE. L’extrait de réglisse s’obtient en évaporant en consistance convenable le décocté de la racine de réglisse, glycyrrhiza glabra de L. , plante de la diadelphie décandrie, dycotilédones polypétales pérygines, famille des légumineuses. C’est de l’Espagne et de la Calabre que nous tirons ordinairement cet ex-

(i) Dans quelques cas, il se précipite en même temps une petite quantité de quinate de (baux.

EXT

trait; il nous arrive en bâtons de cinq à six poueeS de longueur, d’un pouce environ de diamètre, d’une cassure lisse et brillante, d’une couleur noire foncée intérieurement, d’une saveur sucrée, agréable. Afin que ces bâtons n’adhèrent pas les uns aux autres pendant le trajet, on les stratifie dans les caisses avec des feuilles sèches de laurier; mais, malgré cette précaution, il conservent rarement leur forme cylindrique primitive.

Depuis quelques années , on rencontre dans le commerce du. suc de réglisse mélangé à de l’amidon. Il est en petits bâtons cylindriques bien réguliers , flexibles ; sa cassure est terne et grenue, et laisse quelquefois apercevoir , disséminés dans la masse , des points blancs qui paraissent être le résultat d’un mélange inexact. Il se divise sous la dent en petits grumeaux, et n’a pas la ténacité de l’extrait pur ; traité par l’eau froide , il ne se dissout qu’en partie, et ne tarde pas à laisser déposer une poudre d’un blanc sale , qui n’est que de la fécule amilacée.

Le suc de réglisse entre dans la thériaque et dans la composition de plusieurs pâtes pectorales. Pour ces dernières préparations, on lui substitue avec avantage l’extrait de ré-

Page 1