‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 165 sur 187 · DR LA TORPILLE , CI1APITRE VI · texte numérisé non relu

DR LA TORPILLE , CI1APITRE VI

faisceau nerveux (V) du groupe oculaire externe précédent avant que ce faisceau nerveux ait pénétré dans la base de l'arc céphalique de la nageoire, comme nous l'avons ci-dessus indiqué ; 2°. une autre brandie de cette môme ramification (IV) se porte directement à la face interne de l'arc céphalique et pénètre au delà en traversant un trou; 3°. la seconde ramification nerveuse (rf), quoiqu'elle soit un peu plus grosse que la première, est pourtant beaucoup plus mince que les deux autres dont il nous reste à parler. Elle se porte directement en avant, parallèlement à l'axe du corps, et traverse aussi par un trou particulier l'arc céphalique de la nageoire un peu en dehors du faisceau mentionné (V) du groupe oculaire externe déjà décrit. Ce rameau, après avoir traversé l'arc céphalique, se trouve au-dessus do la membrane fibreuse qui soutient les organes folliculaires nerveux de la première série, à la formation desquels elle contribue de concert avec le faisceau nerveux (V) du groupe oculaire externe; 4°. la troisième ramification nerveuse (A), bien plus grosse que les deux précédentes, se dirige presque aussitôt à l'extérieur, et suivant le bord interne ou concave de l'axe céphalique et de l'arc brachial de la nageoire, distribue dans tout son trajet un filet nerveux à chacun de tous les organes folliculaires nerveux de la seconde série ( 5, fig. 10 ) ou pour mieux dire, elle sert avec ses filets à la formation de ces follicules de sorte que cette ramification s'anéantit au terme de la soconde série dos organes folliculaires mêmes.

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5°. Enfin la quatrième ramification nerveuse ( Pl. III, ftg. 1 et 10, r), la plus volumineuse et la plus externe des trois précédentes, se dirige, ainsi que la troisième, à l'intérieur, on suivant le bord concave de la nageoire et arrive enfin au groupe des follicules muqueucc (fig* 10, 0) situés vers la moitié du bord concave de la nageoire même, dans lesquels elle se perd en grande partie : quelques autres petites divisions accompagnent les tubes muqueux qui naissent de ce groupe de follicules.

Avant de terminer l'étude de ce second tronc de la cinquième paire, il convient d'indiquer quelques autres nerfs qui, quoique assez petits , peuvent avoir un grand intérêt pour la détermination du groupe nerveux auquel ils appartiennent. Ces nerfs, trèspetits, sont au nombre de deux et sortent de l'angle que forment en se séparant les deux gros faisceaux nerveux (L, A), que nous avons décrits plus haut. L'antérieur (0) de ces deux petits nerfs est le plus mince et le plus délicat : on peut dire qu'il appartient en commun aux deux gros faisceaux nerveux (Pl. III, fig, 1 , L, A), puisqu'il part de leur bifurcation. Dirigé transversalement en dehors, il pénètre derrière la mâchoire inférieure ou postérieure, puis, se portant en dehors et en avant, se place sous la membrane muqueuse de la paroi inférieure de la bouche, à laquelle membrane il se distribue, à peu près de la même manière que le rameau lingual de la cinquième paire chez les vertébrés supérieurs ; enfin il se termine derrière l'angle delà mâchoire inférieure.

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L'autre nerf postérieur (H), plus volumineux que le préeédent, se sépare du gros faisceau nerveux (L) ou nerf électrique de la cinquième paire, et, en se dirigeant en dehors, se divise derrière les mâchoires en plusieurs filets nerveux, qui se rendent aux muscles environnants et à ceux de l'appareil hyoïdien.

U sixième paiwsdes nerfs cérébraux ( Pl. Il, fig. G), à peine sortie de la partie antérieure de la moelle allongée, se dirige en avant et un peu en dehors, et sort du crâne par la même ouverturo par laquelle passe le premier tronc de la cinquième paire, mais en perçant la dure-mère un peu au-dessous. U se dirige en avant sur le fond de la gouttière sur laquelle passe le premier tronc de la cinquième paire, et ensuite, arrivant au pédoncule musculaire de l'œil, il plonge dans le muscle droit externe,

la septième paire, ou Y acoustique ( Pl. \\\ f fiff% 1, 7), étant très-rapprochée de la cinquième paire de laquelle elle semble faire partie , pénètre dans l'organe de l'ouïe avec le second tronc de la cinquième paire,

La huitième paire (nerf vague), lorsqu'elle est sortie du crâne, se partage en six troncs principaux, Les quatre premiers (Pl. 111 9 fig. 1 , l, T, S, H,) passent entre les cinq cavités branchiales, en donnant aux muscles intrinsèques et à la membrane muqueuse des branchies les nerfs nécessaires à la respiration, tandis que la plus grande portion de ces nerfs passe outre, pour atteindre l'organe électrique et pour s'y ramifier. Le cinquième tronc (P), plus

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postérict* r et plus interne, est celui qui se distribue à 1* estomac , tandis q Ue lesixiènie (Q) est le nerf appelé latéral ou récurrent, dont nous parlerons plus tard Avant d'aller plus loin, il faut noter que cet as^ semblage de nerfs sort du crâne par deux grands trous bien distincts, quoique très-rapprochés. Le premier tronc (U) passe seul par le trou le plus antérieur tandis que les cinq autres pris ensemble passent par te plus postérieur. 1

La huitième paire présente sur la face supérieure six renflements ganglionnaires de forme à peu près ovale et allongée, tous bien distincts entre eux et occupant le trajet des ramifications nerveuses ' déjà séparées des troncs principaux. Quatre de ces «an glions occupent le trajet de quelques rameaux qui se distribuent à la membrane muqueuse branchiale en suivant le cours de Taxe branchial. Quoique plus ou .noms rapprochés des nerfs électriques ces ra meaux, à cause des ganglions particuliers' qui | es d.stmguent et à cause de la facilité avec laquelle on les sépare des nerfs électriques sans aucun déchiré ment, constituent manifestement un système distinct et représentent le nerf vague proprement dit Pn union pourtant avec le cinquième tronc (V) 1, aussi pourvu d'un renflement ganglionnaire «t ™Î va se ramifier à iœsophage et à l^tomae

Les nerfs électriques de cette huitième paire „„i sont prives, comme ceux de la cinquième de m» t pareil ganglionnaire («equi est prouvé par k „l "on. microscopiques Ici piJ^Z^^l

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raient, conformément aux principes de Cuvier, que de nouveaux nerfs ajoutés pour une nouvelle fonction.

Quoique d'autres ramifications, plus ou moins adossées aux nerfs électriques, se distribuent encore aux branchies, néanmoins il faut noter qu'elles sont privées de renflement ganglionnaire, et qu'elles vont se distribuer particulièrement aux muscles intrinsèques des branchies mêmes. L'autre ganglion, qui fait partie des six que nous avons déjà cités, appartient au nerf latéral (Q), et se trouve dans le point où ce nerf sort du crâne, comme nous le verrons en traitant spécialement de ce nerf. Examinons, en attendant, les particularités de ces six troncs nerveux.

1°. Le premier tronc (U), presque à sa sortie du crâne, présente un rameau distingué par un renflement ganglionnaire. Ce rameau est situé, avec son ganglion , au bord antérieur du tronc principal, avec lequel il se rend aux branchies. Lorsque ce tronc et le rameau précédent sont arrivés au côté interne des branchies mômes, celui-ci se porte à l'angle interne de la première cavité branchiale, où il se partage en deux rameaux secondaires : l'un, plus antérieur, pénètre derrière le cartilage de la paroi antérieure de la première cavité branchiale, pour suivre son arc branchial, en se ramifiant sur la membrane muqueuse des branchies; l'autre passe derrière la paroi postérieure de la seconde cavité branchiale , pour se distribuer aux muscles intrinsèques decette branchie.

Le tronc principal (II ), avant de pénétrer entre les branchies, donne naissance par son côté postérieur

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à une autre ramification, laquelle se distribue aux muscles intrinsèques de la paroi antérieure de la seconde cavité branchiale. Le même tronc détache du côte inférieur un troisième rameau qui se dirige en bas et se rend aux muscles cités de la région inférieure des branchies.

Enfin, le tronc principal traverse l'espace que les deux parois continues de la première et de la seconde cavité branchiale laissent enfre elles, pour pénétrer et se perdre dans l'organe électrique.

2°. Le deuxième tronc (T) donne un nerf pourvu d'un ronflement ganglionnaire dans le point où il se sépare du tronc. Ce nerf se divise également au côté interne des branchies en deux rameaux secondaires, dont l'antérieur, suivant le deuxième arc branchial, se distribue à la membrane muqueuse de la deuxième cavité branchiale, tandis que l'autre rameau se porte aux muscles intrinsèques de la paroi postérieure de la même cavité. Le tronc principal envoie, du côté inférieur aux muscles intrinsèques de la région inférieure des branchies et du côté postérieur, un autre nerf qui se distribue aux museks de la cavité antérieure de la troisième cavité branchiale. Quant au tronc principal , pénétrant entre les parois contiguèa de la deuxième et delà troisième cavité branchiale, il continue son cours dans l'organe électrique comme le précédent, derrière lequel il se trouve.

3°. Il faut en dire autant du troisième tronc (S), qui donne ordinairement trois rameaux des trois côtes antérieur, postérieur et inférieur. Le premier

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est comme les deux précédents pourvu d'un ganglion de la môme dimension. Ces trois rameaux se distribuent respectivement, et comme les précédents , aux parties analogues de la troisième et de la quatrième cavité branchiale. La partie du tronc qui est la plus grosse, pénétrant entre la troisième et la quatrième cavité branchiale, se porte à l'organe électrique.

4°. Le quatrième tronc (R), qui est bien plus petit que les trois précédents, peut être considéré comme composé de deux moitiés du même volume. L'antérieure est pourvue d'un renflement semblable à ceux que nous avons déjà indiqués , la postérieure en est tout à fait privée, et quoiqu'elles soient adossées ensemble vers le quatrième intervalle branchial, elles se maintiennent néanmoins distinctes pour se distribuer, l'antérieure aux branchies, la postérieure à l'organe électrique. IjSl moitié antérieure se partage en deux rameaux principaux, dont l'un suit l'axe branchial , et l'autre la paroi postérieure de la quatrième cavité branchiale , pour se distribuer à ses muscles. La moitié postérieure distribue quelques filaments nerveux à la paroi antérieure de la cinquième cavité branchiale, et, en se trouvant alors en rapport avec l'angle postérieur interne de l'organe électrique, tourne derrière cet angle, et envoie ki plupart de ses filets nerveux à l'organe luimême.

5°. Le cinquième tronc (P) , qui va presque entièrement à l'estomac, présente un renflement ganglionnaire très-gros dans le point où il sépare les autres

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