‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 176 sur 187 · DES VAISSEAUX SANGUINS DES ORGANES ÉLECTRIQUES DE I.A TORPILLE · texte numérisé non relu

DES VAISSEAUX SANGUINS DES ORGANES ÉLECTRIQUES DE I.A TORPILLE

Lorsqu'on observe l'organe électrique sur une torpille vivante ou récemment tuée, on a de la peine à distinguer les vaisseaux sanguins, tant ils sont ténus, mais si on injecte l'animal avec de la gélatine ou avec du suif coloré au moyen du cinabre , on découvre très-aisément, à l'aide d'une loupe, un grand

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nombre de ramifications artérielles qui se distribuent sur chaque diaphragme, toujours en se bifurquant et en conservant sur toute l'étendue de ces cloisons à peu près le même diamètre.

J'ai pu compter sur un diaphragme de sept à huit de e s ramifications vasculair?s; mais ce diaphragme avant très-peu d'épaisseur et étant presque en contact avec d'autres dans la tranche la plus mince de l'organe qu'on puisse couper, on voit toujours en même temps un très-grand nombre de vaisseaux capillaires qui se croisent dans toutes les directions: et, par ces mêmes raisons, il faut conclure que la quantité de ces vaisseaux capillaires qui appartient à l'ensemble de l'organe est immense.

La méthode que j'ai employée pour isoler les diaphragmes, afin de découvrir les fibres nerveuses, est celle à laquelle j'ai eu recours pour observer la disposition des vaisseaux injectés des diaphragmes.

Les ramifications artérielles qui donnent à l'organe ses vaisseaux capillaires, parviennent aux prismes électriques en suivant la même route que le nerf et en augmentant de diamètre à mesure que de nouveaux vaisseaux y aboutissent ; elles parviennent enfin jusqu'aux cavités branchiales, où leur disposition est très-remarquable.

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