‹ Traité des phénomènes électrophysiologiques des animauxChapitre 20 sur 187 · PARTIE ï, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

PARTIE ï, CHAPITRE I

platine; il obtint ainsi de 10° à 20° et même 30° de déviation due à un courant dirigé dans l'animal des pieds à la tête. Nobili appela ce courant, le courant de la grenouille ou courant propre ; il découvrit que ces signes persistaient plusieurs heures après la préparation de l'animal, et qu'on pouvait les augmenter en disposant des grenouilles à pile les unes à la suite des autres. Ce physicien chercha à expliquer le courant de la grenouille en l'attribuant à un courant thermo-électrique dû au refroidissement inégal du nerf et du muscle produit par l'évaporation.

Nous devons encore à Nobili un travail très-étendu et fort remarquable sur les effets clectto-physiologiques de la grenouille. 11 a, dan» ce mémoire, étudié mieux que tous ses devanciers les contractions excitées dans la grenouille par le passage du courant dans les nerfs en différentes directions, et suivant le degré de vitalité de ces animaux. Ses idées sur le tétanos et sur la paralysie méritent encore de fixer l'attention des physiciens. Nous devons encore signaler parmi ceux qui se sont occupés de physiologie électrique, M. Marianini : ses mémoires sur les alternatives vollianes, sur la contraction excitée à l'ouverture du circuit, et sur les sensations produites par le passage du courant électrique sont pleins d'intérêt.

C'est dans une autre partie de cet ouvrage que je dounerai l'histoire des découvertes faites avant moi, sur les phénomènes de poissons électriques.

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