‹ Traité des piles électriquesChapitre 13 sur 202 · I. — VoltamMri: i · texte numérisé non relu

I. — VoltamMri: i

.'uLTAMtTRE

voltaroèlre se compose, ainsi que le montre la e 4, dune cuve rectangulaire en verre, contenant :)lutioa cuivrique, dans laquelle plongent deux larges Ktrodes en cuivre rouge.

Fio. 3, — Volitmttrc de Berlin iDucrciet).

14 PILES ELECTIlIijUES

Précautions à prendre dans l'emploi du vol^^ tamètre à suUate de cuivre (i|.

I h,. .|. — VolumttR 1 lal&tc de cDtvre (Ducnlctl.

1° Le sutlate de cuivre doit être chimiqueinentl pur (a) ;

(i) Hésumè des observations de Von Bcetz. D. KilUer, Uppt bom, Hammcl et D. Tommasi,

(a) 11 résulierait cependant des expériences de Soret, que I quantiti- de métal précipitée serait toujours k peu près la mém quelle que fi^t la nature de la solution.

Voici, en effet, le poids de cuivre précipite par i ampère

Sulfate de cuivre h saturation l.lSll ^

Sulfate de cuivre étendu de i volume d'eau

Azotate de cuivre concentré I.180S ]

Phosphate de cuivre dissous dans ['acide phosphoriqne t.lSoO ^

Acétate de cuivre...., ■•■799 '

Mélange de sulfate de cuivre et du sulfate de potassium i,i8o9 . — — d'azatale de cobalt l.iSaS ,

»— — de sulfate de zinc

— — de sulfate de cadmium. I,l835 ^

Suivant V. Dupré (iSSy). lorsqu'on électrolj-se un 1 nombre de Mis de cuivre A acides organiques, ou trouve f toujour* que le dépàl est coloré en brun et quelquefoia en f

VOLTAMÈTRE l5

2° La solution doit être constituée par un mélange de 3 parties de solution saturée à froid de sulfate et 2 parties d'eau distillée (1) ;

Cette dissolution doit être agitée avant chaque expérience avec de Thydrate cuivrique pur récemment précipité (2) ;

3® L'anode en cuivre doit être sous forme de lame et avoir une surface (comptée d'un seul côté) de 5 décimètres carrés plongeant dans le liquide (3) ;

TÎf, et que son poids est supérieur à celui du cuivre déposé dans le Toltamètre à sulfate de cuivre.

La coloration du dépôt, ainsi que son augmentation de poids, est due à la formation plus ou moins considérable d'oxyde de cuivre. La production de ce composé cesse d'avoir lieu si Ton opère dans le vide, si Ton emploie une solution concentrée et un courant énergique, ou bien si la dissolution est acide.

Le meilleur moyen d'éviter la formation de l'oxyde consiste à opérer avec des solutions concentrées et un courant assez intense.

(i) Si la solution était trop étendue, une partie de l'acide sulfurique ne se combinerait pas avec l'anode et se répandrait dans la liqueur.

(Q) Cette clause n'est pas absolument nécessaire.

(3) Il est à observer que, si au lieu d'employer une anode en cuivre, on se servait d'une anode en platine, les résultats obtenus ne seraient plus absolument exacts.

A ce propos, Ponthière cite le fait suivant.

Si l'on interpose dans un circuit et en tension deux voltamètres à sulfate de cuivre, dont l'un ait des électrodes en cuivre et l'autre des électrodes en platine, on pourra s'assurer aisément par des pesées répétées que, après un certain temps de marche, les poids des deux dépôts de cuivre ne sont plus égaux dans un temps donné. C'est qu'en efifet la solution du second voltamètre s'est de plus en plus appauvrie en cuivre et enrichie en acide sulfurique. Celui-ci a pu s'électrolyser partiellement, et l'énergie laissée par le courant dans ce second voltamètre se répartit alors en réalité sur deux électrolytes différents.

l6 PILES ÉLECTRIQUES

4" La cathode doit être en lame de platine d'une surface un peu plus grande que la lame de cuivre.

Avant de se servir de la lame de platine, on la maintient pendant quelque temps dans l'acide azotique étendu bouillant, puis on la lave avec soin à Peau distil- Icc, on la dessèche entre des feuilles de papier à filtrer; enfin, on la passe dans la flamme non lumineuse d'un bec de Bunsen, on la laisse refroidir et on la pèse.

Le courant ne doit pas avoir plus de 2,5 à 3 ampères par décimètre carré de cathode. La température de la solution ne doit pas dépasser 40^, sous peine d'oxyder notablement le cuivre.

La quantité de cuivre déposée ne doit pas être infé* ricurc i\ 1 gramme, afin que les erreurs de pesée ne puissent influencer le résultat.

Quand Fessai voltamétrique est terminé, on enlève rapidement la lame de la solution, on la lave à l'eau distillée, on la sèche entre des feuilles de papier à filtrer, et on la pèse au bout de plusieurs heures. On calcule ensuite, au moyen des équivalents électro-chimiques, la quantité Q (en coulombs) qui a traversé le voltamètre.

L'intensité I s'obtient par la formule

I = — ampères ;

f , représente le temps (ou secondes) pendant lequel le courant a traversé le voltamètre.

Pour doser de petites quantités de cuivre, il est préférable d'employer pour électrodes des fils de cuivre très fins et très courts au lieu de lames de même métal.

VOLTAMÈTRE 17

Voltamètre à mercure. — Lenz a montré qu'on peut construire un voltamètre très précis en mesurant le volume de mercure mis en liberté pendant l'électrolyjse de l'azotate mercure ux.

Même calcul que pour le cuivre.

Notation abrégée pour désigner un voltamètre. — 1** Soit un voltamètre à sulfate de cuivre avec deux électrodes en platine, on le désignera ainsi :

Platine — Sulfate de cuivre — Platine.

2*> Soit le même voltamètre à sulfate de cuivre avec une anode en cuivre et une cathode en platine, on le représentera ainsi :

Cuivre — Sulfate de cuivre — Platine

ou simplement :

Cuivre — Sulfate de cuivre — Platine.

L'anode sera toujours placée à gauche.

3** Un voltamètre à eau acidulée sera représenté de la manière suivante :

Platine — Acide sulfurique dilué — Platine.

4** Le même voltamètre avec une anode en cuivre :

Cuivre — Acide sulfurique dilué — Platine

ou Cuivre — Acide sulfurique dilué — Platine.

Page 1