KJ LES ÉLÉMENTS DU COUPLE SONT CONSTITUÉS PAR
MÉTAL ET UN LiaUIDE
Pile de Pacinotti (i865). — Deux vases de eu sans soudure sont disposés concentriquement et Tir valle qui les sépare est rempli d'une solution concen d'azotate de cuivre.
Le vase extérieur est refroidi dans de la glace, < vase intérieur est chaufTé par un courant de vapeur d'(
Dans ces conditions, il se développe un courant dirij l'extérieur du cuivre chaud vers le cuivre froid ; la f . i de ce couple croit assez régulièrement avec la diffén de température.
rtLES THEHMU-ÉLECTRI^UES SsJ
En remplaçant les vases de cui%Te par des vases de zinc, l'azotate de cuivre par du sulfate de zinc, Pacinotti a trouvé une f. é-m. égale à environ i Daniel!, quand on établit entre les deux vases une différence de température de 180". Le pôle chaud est le pôle positif.
Pile de Becquerel (1866). — Cette pile est constituée par deux lames de cui\Te plongeant dans une dissolution de sulfate de cuivre. L'une des lames est refroidie à o" et l'autre est chauffée à 100™, E= 0,064 Daniell-
Pll© de Bleekrode (1869). — Cette pile se compose de deux verres à expérience réunis par un siphon : l'un est refroidi dans la glace, l'autre chauffé dans une étuve, et tous deux sont remplis d'une même solution métallique et pourvus d'électrodes du métal dissous. Le cou- (rant va du pôle chaud au pôle froid à l'extérieur, avec le sulfate de cuivre, l'acétate d'argent, le chlorure de zinc. La f. é-ra. croît assez rapidement avec la température.
Pile de HeUesen (1877). — Elle est constituée par dfux éprouvettes de verre réunies près de leur ouverture par un conduit de quelques centimètres, et dans lesquelles sont fixées, l'une en haut, l'autre en bas, deux électrodes en cuivre. Ces éprouvettes sont remplies par une solution de sulfate de cuivre. En chauffant avec une lampe à alcool l'éprouvette dont l'électrode occupe la partie supérieure, un courant relativement énergique se produit, et l'électrode, ainsi chauffée par l'intermédiaire du liquide, se recouvre d'un dépôt de cuivre. On obtient Hfle même résultat en employant comme électrodes du ^^^^ MLK* iLtcrniqiii* 3.|
platine et du plomb, et comme conducteur électrol de Tacide sulfùrique étendu. Avec les métaux boii ducteurs de la chaleur on peut employer aussi le sitif suivant. On fixe sur les bords d'un verre d*une solution de sulfate de cuivre Tune des lai cuivre recourbée de manière à affleurer d'un c surface du liquide et à présenter de l'autre cô dehors du vase, une surface assez grande pour p être chauffée.
En plongeant au fond du vase l'autre lame, e1 réunissant à la première par un fil recouvert de j percha, on obtient, par réchauffement de cette pn lame, un courant presque aussi énergique qu avec ; dispositif.
Faraday avait déjà cherché à réaliser cette expë en employant un tube en U» mais il n'obtint auci sultat significatif.
Cela s*explique par suite de la disposition de V rience, le liquide ne présentant pas autour des él des une assez grande différence de température.
PUe de Riatti (1884). — Cette pile est formé un récipient de bois ou de porcelaine traversé par tuyaux de cuivre fixés à une certaine distance V l'autre ; le tuyau supérieur est parcouru par de 1 peur d'eau à 5 atmosphères (i5o®) ; dans le tu^-au rieur coule de Teau froide. Le récipient contien dissolution de sulfate de cuivre. Le circuit étant f le cuivre d'un des tuyaux se dissout et se dépos l'autre.
F. É-M. THERMO-ÉLBCTRIQUBS 5a5
Mesure des forces électromotrices thermoélectriques au contact d'un métal et d'un liquide.
Bouty a trouvé que cette f. é-m., avec une lame de cuivre dans une solution cuivrique, est, pour un degré thermométrique de 0,000688 de celle de l'élément Daniell, et il a constaté qu'elle est rigoureusement proportionnelle à la différence des températures des deux lames. Cette même, proportionnalité se retrouve avec le platine, le zinc amalgamé, le cadmium, le mercure, l'or et le fer, immergés dans leurs sels respectifs. Il arrive de cette manière aux chiflFres suivants pour représenter la f. é-m. en moyenne développée pour une différence d'un degré entre les températures des deux lames immergées :
Platine 0,000735
Cuivre 0,000696
Zinc 0,000706
Cadmium 0,000616
Mercure 0,0001 40
Or 0,000024
Fer 0,00000a
D*après le tableau précédent, les f. é-m. du cuivre et du zinc sont à peu près égales ; il arrive qu'un élément Daniell a sa f . é-m constante, quelle que soit la température à laquelle il est soumis.