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PILES TERRESTRES ET SOUS-MARINES

Kemp (1828) imagina de plonger dans la mer, à un demi-mille de distance l'une de l'autre, deux grandes plaques zinc et cuivre, qu'il reliait par un fil suffisamment isolé sur le rivage.

En interposant au milieu de ce fil un galvanomètre, il put s'assurer qu'un courant le parcourait dans sa longueur.

Peu de temps après, Fox et Reich répétèrent ces expériences en substituant la terre à l'eau de mer.

Becquerel, Magrini, Matteucci et d'autres savants s'occupèrent de la même question.

D'après Du Moncel (i), voici les conclusions que l'on peut tirer des recherches faites par ces savants.

I* Des plaques oxydables de même métal et de même grandeur, réunies par un fil isolé, peuvent donner naissance à un courant tellurique assez énergique lorsqu'elles sont enterrées dans des terrains différemment humides; alors le courant qui prend naissance est dirigé (à travers le circuit métallique) de la plaque enterrée dans le terrain le plus humide, celle-ci se comportant d'ailleurs exactement comme la lame éloctropositive d*un couple voltaïque.

2® Le courant ainsi produit ost d\iutant plus éner- (1) Exposé des applicatioriB de l'électricité.

PILES TBRRISTllBS KT SOCS-aCAHOTIS

gique que la différence d'hmmdîté des terrains est plus grande, que la surface de la |daque âectroposi-tive est plus attaquable et que la fdaqœ âectrooégative est plus grande.

3<> Ces courants, pour on circuit métallique constitué par un fil de fer télégraphique de 3 mm. de diamètre et de 1735 mètres de longueur, ont pu atteindre une f. é-m. égale au -^ environ de Tâément DanidQ.

4<> Ces courants perdent successrement de leur Inten^ site, à mesure que la terre se dessèche autour des piques.

Palagi a pu obtenir des effets pfais potssant.<% et pi>M durables en substituant à b lame de cuivre une pUqn^. de charbon. L'amalgamation du zinc contribii^ ^ai^'t» à augmenter Fintenuté du courant.

Une chaîne de vingt-quatre zincs fat mû*^ ^«j p^^rif d*Oissel, près Rouen, et une de quaranti^ ch;*ft><yri*, A Asnières ; la distance entre ces deux ^tati/^^n^ «'^^ rt /!/: t c^o kilomètres; le télégraphe Wheatstrme pot fon/rfi//fifi':r ; il fonctionna même avec un seul charb<m«

L*une des plus intéressantes ob^^^rv^iti^/n^t ^'l'i^ 15--^querel ait faites sur ces sortes de aAiiri%nt%, ^t. qtj/r \'*zi%M est positive par rapport à la terre quftnâ f:\U: ;ipp^rti':nt à un cours d*eau ou à une rivière, mH\% qu/r Tinverse ?i lieu quand cette eau est dormante au fond d'un puits.

Lambron, qui a étudié cette question au p^#int de vue des eaux thermales et sulfureuses, a rca#nnu que les conclusions de Becquerel peuvent être modifiées dans certaines circonstances. Ainsi, avec les eaux sulfureuses la terre est toujours positive par rapport à ces eaux, qu'elles soient courantes ou dormantes.

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Avec les eaux ordinaires les effets signalés par Bec» querel se retrouvent le plus souvent, mais Lambron a reconnu cependant que la terre était n^ative par rapport à Teau d*un puits creusé dans un sol sableux : l'eaa de ce puits partageait la même polarité que celle du cours d*eau lui-même. D*un autre côté, Lambron a éga« lement reconnu que cette même eau courante pouvait devenir négative par rapport à la terre après avoir subi une chute sur des rochers, et alors qu*elle se trouvait à l'état floconneux et bouillant (i).

terrestre de Hogé et Pigott. — Cette pile se compose de trois lames de métaux différents d^une nature telle que Tun de ces métaux soit à la fois électronégatif et électro-positif par rapport aux deux autres. Ces conditions ont été réalisées avec le cuivre, le fer et le zinc.

Avec les piles terrestres, précédemment décrites, on est obligé de télégraphier dans le même sens, tandis que, avec la pile de Hogé et Pigott, on peut renverser à volonté le sens du courant.

D après Hogé et Pigott, ce système télégraphique aurait été essayé avec succès entre Southampton et Guernesey.

D'après Du Moncel, ce système télégraphique ne fonctionnerait plus au-delà de 20 kilomètres.

Pile terrestre de Lenoir. — Ce système, dit Du Moncel, consiste à placer les deux lames zinc et charbon dans des vases poreux de très grandes dimensions

(i) Pour plus de détails, voir : Bulletin de la Société médicale de Paris, et Les Mondes, t. V, page ii5.

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