USURE DBS ZINCS DIVERSEMENT PRÉPARÉS
Mais dans ce dernier cas la résistance de la ^ile diminue.
Influence de la chaleur sur la f. é-m. des
piles (i). — Bleckrode (1870) plongeait deux électrodes du même métal dans deux vases contenant un sel de ce métal, réunis par un siphon. L'un de ces vases était maintenu à une température à peu près constante, tandis que l'autre était échauffé progressivement.
Dans quelques cas, la f. é-m. est proportionnelle à la différence des températures : c'est ce qui arrive pour les couples
Froid. Chaud.
Cuivre, sulfate de cuivre. — Cuivre, sulfate de cuivre.
Cuivre, azotate de cuivre. — Cuivre, azotate de cuivre,
Zinc^9, sulfate de zinc. — ZincHff, sulfate de zinc.
ZincHg, chlorure de zinc. — ZincHg, chlorure de zinc.
mais il en est rarement ainsi.
En général, le courant va, à travers le siphon, du vase froid au vase échauffé, excepté pour les couples
Froid. Chaud.
Argent, azotate d'argent. — Argent, azotate d'argent. Argent, acétate d'argent. — Argent, acétate d'argent.
où il est de sens contraire.
Dans d'autres cas, le courant change de signe. Ainsi, quand le zinc amalgamé plonge dans une solution de cyanure double de zinc et de potassium, le courant est d'abord positif, ou va du froid au chaud, puis change de signe quand la différence des températures dépasse
(1) Faraday (1840), Wild (i858) et Lindig (1868) se sont occupés avant Bleckrode de cette même question.
MLES ÉLECTRIQUES
3o<> ; il en est de même à 53<> pour l'argent, dans le cyanure double d'argent et de potassium.
Le plomb, dans l'azotate de plomb, est encore plus singulier : le couple est d'abord négatif, le courant va du chaud au froid, puis il change de signe, quand la différence de température dépasse 21®, pour changer encore une fois et devenir négatif quand cette différence atteint 5 1^
Changements qu'éprouve la force électro-motrice des combinaisons galvaniques par Teffet de la chaleur. — A. Voiler (1873) a constaté que la f. é-m. augmente d'environ 5 pour cent entre o® et loo®, au contact du platine et de l'acide azotique, au contact du zinc et de l'acide sulfArique, et de 17 pour cent entre 21® et jS^ au contact du cuivre et du chlorure de sodium. Au contraire, les combinaisons (zinc-sulfate de zinc) (zinc-chlorure de sodium) donnent une diminution de 8 pour cent entre 28® et 90® ; la combinaison (cuivre-sultate de cuivre) de 0,48 pour cent, entre 22* et 91^ et (cuivresulfate de zinc) de 0,83 pour cent entre 25® et 8o<>.
B. Lenz (1869) ^ observé que les propriétés électromotrices du fer électroljTtique changent par l'action de la chaleur. Le fer chauffé se rapproche beaucoup plus du cuivre. En effet, un couple fer (chauffé) et zinc placé dans de la potasse, a produit la môme déviation (+ 1 149) du galvanomètre qu'un couple cuivre et zinc, tandis qu'un couple de zinc et de fer (non chauffé) a produit une déviation plus faible (4- 91®); un couple formé de fer chauffé et de fer non chauffé a produit, dans les mômes circonstancçs, unç déviation dç — Ç®»
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USURE DES ZINCS DIVERSEMENT PRÉPARés 55
Influence des diaphragmes poreux. — J. Re-
gnauld (i855) a montré que les matières les plus diverses (baudruche, terre de pipe, porcelaine dégourdie d'épaisseurs variées, tubes de bois, etc.) peuvent être employées comme cloisons poreuses, sans que la f. é-m. des couples du type Daniell en soit en rien modifiée.
VioUet (i863) a proposé d'incorporer dans la pâte des vases poreux une certaine quantité de substances organiques, lesquelles, en se détruisant pendant la cuisson, laissent un vase très spongieux et offrant peu de résistance.
D'Arsonval (1881) a obtenu d'excellents cloisonnements, en trempant simplement le zinc dans du collodion normal. Ce collodion, en séchant, forme une membrane sans solution de continuité, qui a l'avantage de résister aux acides.
On augmente à volonté l'épaisseur par des trempes successives.
D'Arsonval a également fait des vases poreux en papier d'amiante, lequel n'offre pas de résistance au passage de l'électricité. Malheureusement, ce papier se désagrège immédiatement dans les acides. On a paré à cet inconvénient en le trempant dans du collodion, ce qui lui donne du corps.
Influence de la liunière sur l'état électrique des métaux en contact avec l'eau ou des dissolutions salines (W. Haukel). — Le cuivre, décapé et poli au tripoli, l'argent, l'étain deviennent négatifs par l'action de la lumière; cette action, presque nulle sous l'influence des rayons rouges, croit avec la réfrangibilité de la lumière employée.
Le cuivre oxydé devient positif d'abord, négatif ensuite, mais la première action est due exclusivement aux rayons peu réfrangibles. Le cuivre oxydé et couvert de sels est positif pour toutes les radiations, mais surtout pour le rouge.
L'argent platiné devient positif pour toutes les radiations, et le platine argenté seulement pour les radiations plus réfrangibles que le rouge ; il en est de même du platine, soit neuf, soit qu'il ait déjà été polarisé et nettoyé ou non au tripoli.
Le zinc, amalgamé ou non, propre ou non, est à peu près insensible.
Le cuivre, décapé ou couvert de sa pellicule d'oxyde, devient négatif quand on chauffe l'eau qui le renferme.
D'après Haukel, un métal devient négatif quand il se rapproche du platine, et positif quand il se rapproche du zinc.
La f. é-m. d'un élément de pile, cuivre, zinc et eau, augmente ou diminue sous l'influence de la radiation, suivant que le cuivre sera net ou couvert de sels, tandis que l'action de la chaleur seule est toujours d'augmenter la f. é-m.
Influence de la dilution sur la force électromotrice des piles. — Suivant Helmholtz, lorsqu'on emploie dans une pile un sel qui dégage de la chaleur en se dissolvant, la f. é-m. de l'élément doit diminuer avec des solutions de plus en plus concentrées.
H. Jahn (1886) a montré que cette théorie était vraie, au moins pour l'élément
Zinc, chlorure de zinc — chlorure d'argent, Argent (i). (l) En se dissolvant dans Teau, le chlorure de zinc dégaga i5,54 cal.