‹ Traité des piles électriquesChapitre 96 sur 202 · PILES-ÉTALONS · texte numérisé non relu

PILES-ÉTALONS

lequel un élément Daniell donnerait la même tension, quel que soit le degré de concentration ou de dilution du sulfate de cuivre. La solution en question a la densité i,ooii à l6^

Pile-étalon de A. Fleming (i885;. — Cet étalon se compose d'un tube en U» renfermant dans ses branches une solution de sulfate de cuivre et une solution de sulfate de zinc ; ces deux solutions ont la môme densité. Une électrode, formée par du cuivre fraîchement déposé par Télectrolyse, plonge dans la solution de sulfate de cuivre; l'autre électrode est constituée par un bâton de zinc chimiquement pur plongeant dans la solution de sulfate de zinc.

La f. é-m. est de 1,02 volt et ne change pas. quand la température varie.

Pile-étalon du Post-Office de Londres (ancien modèle). — Elle se compose d'une boîte renfermant trois vases distincts : celui de gauche renferme une lame de zinc plongée dans Teau ; celui de droite, un vase poreux plat et rectangulaire, contient une lame de cuivre, le vase poreux plonge dans Teau. Ces deux vases ne servent que lorsque la pile est au repos. Le vase du milieu renferme une solution à moitié saturée de sulfate de zinc et, au fond, un petit cylindre de zinc dans un petit compartiment spécial. Lorsqu'on veut se serv^ir de la pile, on retire le vase poreux de sa place de repos, ainsi que le zinc, et on les met tous deux dans le vase du milieu ; la pile est alors prête à fonctionner. On les retire et on les met dans leurs vases de repos respectifs, lorsqu'on a fini de s'en servir; le peu de sulfate de cuivre qui a traversé le vase poreux pendant le travail vient se

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déposer sur un cylindre de zIdc placé au fond du vase du milieu; la solution reste ainsi toujours très claire. E = 1,079 volt- En service courant, on lui attribue, au Post-Office, une f. é-m. égale à 1,07 volt(i).

Nouveau modèle . — Il se compose de deux chambres. L'un des compartiments renferme un vase ' poreux plat, dans lequel se trouve une lame de cuivre et des cristaux de sulfate de cuivre. Le vase poreux est ainsi isolé quand la pile n'est pas en service. L'autre compartiment est rempli jusqu'à un certain niveau d'une solution à moitié saturée de sulfate de zinc ; il renferme la lame de zinc. Un crayon de même métal est placé dans le fond de ce compartiment, immédiatement audessous de la lame de zinc. Lorsqu'on veut se servir de cette pile, on retire le vase poreux du compartiment où il élait, et on le place dans le compartiment où se trouve le zinc; le niveau de la solution de sulfate de zinc s'élève et vient mouiller la lame. La pile est alors prête à fonctionner. Lorsqu'on a fini les mesures, on remplace le vase poreux dans son compartiment pendant la période de repos, tout le sulfate de cuivre qui s'est mêlé à la solution excitatrice de sulfate de zinc se dépose sur le cylindre; la solution reste alors bien claire. E ^ 1^07 volt (2).

Plie étalon de Lodge. — Deux tubes en verre reçoivent les deux électrodes (fig. Sg). Celui où pénètre la tige de zinc est ouvert aux deux {ïouts, mais étranglé

(1) Formulaire de l'EUciricitn.

{a) L'Electricien, t. I, p. i56.

â sa partie inférieure. Ce tube plonge dans de l'acide sulfurique dilué qui peut ainsi venir exciter le métal. La solution de sulfate de cuivre est contenue dans le deuxième tube qui est clos à sa partie inférieure et, par suite, tout à fait séparé de la liqueur excitatrice; on peut l'assimiler fond d'éprouvette.

,a solution cuprique pénètre l'électrode cuivre:

c'est un fit métallique isolé avec de la gutta- ■ Tcha à sa partie supé- ; et dont le bout est d'un dépôt de cuivre ftectrolytique pur. Dans tel élément !a circulam intérieure du courant ■ait impossible. Pour lui

mettre de s'établir, on soude entre eux le tube ren^ lant le zinc et le fond d'éprouvette contenant la solum de sulfate de cuivre, et c'est l'humidité qui recouvre verre qui sert de conducteur au courant. Par cet artî- !e, les deux liquides ne peuvent absolument pas se méinger; la résistance intérieure de l'élément est en même ips accrue dans d'énormes proportions, ce qui est lessaire pour maintenir constante la f. é-m. en cas de rture prolongée du circuit. Si l'on emploie de l'acidi urique dilué, de densité 1,075 à 1 8', et une solution de Ifate de cuivTc de densité 1.3, la f. é-m. est de 1,183

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volt ; elle augmente de o, 02 7© par degré centigrade (1).

Pile de Beetz. — - Cette pile est constituée peur un tube en U de 4 millimètres de diamètre et d'une longueur de branches égale à 22 centimètres. Dans Tune des branches on introduit une pÀte formée d'alabastrite très fine et d'une solution concentrée de sulfate de zinc; dans cette pâte on plonge un fil de zinc. Lorsque cette pâte s'est solidifiée, on verse dans l'autre branche une autre pâte formée d'alabastrite et d'une solution saturée de sulfate de cuivre, dans laquelle on immerge un fil de cuivre.

La f. é-m. de cette pile sèche est de 0,0027 volt plus faible que Télément Daniell.

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