XXIJ PRÉFACE
cérébrale à la suite des encéphalites ordinaires f la nature des produits pathologiques exhalés, leur situation à la partie antérieure et leur contact avec la substance nerveuse , étaient des témoignages trop évidens de l'identité des deux phlegmasîes pour que l'une et l'autre pussent avoir un mode particulier de production. Voilà qui rejetait bien loin pour nous les inflammations primitives des membranes, récemment comme anciennement admises.
Mais rien 9 entre les symptômes des encéphalites de diverses causes » ne me paraît avoir été moins médité que la paralysie attribuée à la compression de la substance nerveuse par des liquides épanchés. Dans cette théorie, la compression a été estimée l'équivalent de la désorganisation; l'une et l'autre passent, dans la pensée, comme ayant également pour résultat la destruction de Faction nerveuse. Une pareille conséquence suppose que l'altération de la texture cérébrale peut toujours être reconnue : en l'absence de celle-ci , l'autre est accusée de causer la perte du mouvement.
Mais les paralysies à la suite desquelles on ne rencontre ni altération apparente du cerveau, ni épanchement , sont communes : il y aurait donc ujie série de faits qui resteraient inexpliqués.
D'autres fois , la matière épanchée , infiltrée
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ou rassemblée de quelque manière sur un point du cerveau, est en trop petite quantité pour qu'on puisse lui attribuer le moindre effet de compression.
Dans les cas où des épanchemens, des abcès ou autres accumulations de liquides considérables pourraient donner quelque probabilité à l'opinion , les malades n'ont souvent pas été atteints de paralysie. On remarque encore que la perte des fonctions n'est jamais plus complète, malgré la présence des collections.
Les détails relatifs aces accidens seront exposés avec toute l'exactitude que je pourrai y mettre; mais si le peu que je viens de dire, ajouté à ce que quelques personnes ont dit avant moi , ne suffit pas déjà pour jeter un premier doute dans les esprits , il faut renoncer à l'espoir de convaincre et se résoudre à laisser chacun croire ce qu'il voudra. Je remarquerai toutefois que la doctrine nouvelle me semble ici en contradiction avec elle-même , puisqu'elle n'a pas encore réprouvé une théorie que ses principes se refusent à admettre. Sur ce point, on n'aura sans doute que devancé ses dogmes; car, si je juge bien, elle au moins reconnaîtra bientôt que la perte des fonctions ne peut résulter que de la désorganisation même du cerveau.
Je citerai de préférence , à l'appui des expli-