‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 101 sur 177 · DU REPOS CONSIDÉRÉ COMME MOYEN DÉBILITANT · texte numérisé non relu

DU REPOS CONSIDÉRÉ COMME MOYEN DÉBILITANT

Les organes sont destinés à être mis en action. L'exercice est donc nécessaire pour développer en eux la force et l’excitabilité dont ils ont besoin. Mais si cet exercice est porté trop loin, l'excitation physiologique ne tarde pas à devenir morbide ; bientôt même l'organe qui y est soumis s’enflamme si le repos ne succède pas à la fatigue. Dans l’état de santé, nous sommes guidés par nos connaissances en hygiène et par nos sensations dans l'emploi que nôus devons faire non-seulement de l'exercice, mais encore du repos, car l'inaction elle-même n’est pas sans de grands inconvénients quand elle se prolonge trop longtemps, attendu qu’elle plonge les organes dans l’atonie et la débilité, source des affections cachectiques.

Dans les maladies où prédomine l’excitation vitale ou le stimulus, il faut donc, autant que faire se peut, soustraire les parties irritées à l'influence stimulante de l'exercice. La chose

est généralement facile pour les appareils de la vie de relation, soumis à la volonté ; mais on comprend qu’il n’en puisse être de même pour les organes de nutrition, dont les fonctions s’exécutent d'une manière continue et sans la participation du moi. N'est-ce pas à cette continuité d'action que les affections du cœur, des poumons, du foie, des reins, de l’estomae, etc. doivent d'être quelquefois si longues et si rebelles à la thérapeutique. Que faut-il donc faire dans ces cas ! Il faut tout simplement, puisqu'on ne peut obtenir que ces organes se reposent, diminuer leur travail ou rendre plus facile leur tâche, en affablissant les propriétés stimulantes du sang par la saignée et les boissons délayantes, en prescrivant l’abstinence ou tout au moins l'usage d'aliments doux et faciles à digérer.

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