‹ Traité des plantes médicinales indigènes, précédé d'un cours de botanique (volume 2)Chapitre 20 sur 177 · L. Lisse, glabre et sans aspérités (Tulipe · texte numérisé non relu

L. Lisse, glabre et sans aspérités (Tulipe

M. Raboteuse, dont la surface offre des inégalités (Carotte).

N. Striée, offrant des petites lignes saillantes et longitudinales (Oseille).

O. Noueuse, dont les nœuds vitaux sont sensiblement proéminents (Œillet).

P. Pubescente, couverte de poils courts et légers (Jusquiame).

Q. Velue, portant des poils longs, mous et rapprochés (Framboisier).

R. Cotonneuse, recouverte d'un duvet composé de poils courts, mous et entrecroisés (Bouillon blanc).

S. Hérissée, ayant des poils droits et raides (Bourrache).

T. Épineuse, armée d'épines (Prunelier).

y. Aiguillonnée, munie d’aiguillons (Rosier). V. Fistuleuse, creuse et cylindrique {les Graminées}.

Bourgeons, bulbes et bulbilles.

14. Les bourgeons sont des petits corps écailleux qui ren ferment les rudiments des feuilles, des fleurs et des rameaux. Ces organes, qui se remarquent sur la tige et ses divisions, le plus souvent dans l'angle formé par l'insertion des feuilles laisselle des feuilles), sont formés de petites écailles molles, imbriquées les unes sur les autres, renfermant et protégeant le scion, jeune branche à l'état rudimentaire, chargée de toutes les feuilles qu'elle doit porter plus tard {pl. 1, 14).

A. Les bourgeons ne sont d'abord que de tout petits corps ovoïdes, sans organisation bien distincte, qu'on désigne sous le nom d'yeux ; ils se développent petit à petit, et, à la fin de l'été, se transforment en boutons, lesquels, stationnaires pendant l'hiver, reprennent une nouvelle activité au retour du printemps, et s’'épanouissent en bourgeons. On appelle nus les bourgeons dont toutes les parties se développent en feuilles, comme dans les Daphnés et beaucoup de plantes herbacées.

B. On donne le nom de turion au bourgeon qui naît d'une racine ou d’une souche souterraine ; tel est celui de l'Asperge (pl. x, 15).

45. Le bulbe ou ognon n'est pas seulement une racine: il représente une plante complète dans laquelle le bourgecn forme la partie essentielle la plus volumineuse. Il se compose de plusieurs PAPIER (pl. n, 1); a, une tige large et plane, constituant ce qu'on appelle le plateau; b, un bourgeon formé d'écailles ; e, les feuilles; 4, la tige aérienne chargée de ses fleurs ; e, la racine.

Ainsi qu'on le voit, dans le bulbe, le plateau peut être considéré comme une tige charnue très déprimée, dans laquelle les entre-nœuds qui séparent les feuilles sont excessivement rapprochés: entré les fibres radicales et les feuilles sont les écailles, toutes feuilles rudimentaires qui tantôt s'emboîtent les nnês dans les autres (Ognon ordinaire), tantôt s'inbriquent

seulement (pl. 11, 2), tantôt enfin sont peu nombreuses, très minces, situées sur un plateau extrêmement développé (pl. x, 8).

Le bulbe est annuel, lorsqu'il meurt la même année, après avoir poussé la jeune tige; bisannuel, lorsqu'il ne produit sa tige et ses fleurs que la deuxième année (Ognon); vivace, quand il pousse tige et fleurs pendant plusieurs années de suite(Lis, Tulipe).

16. « On nomme bulbilles des espèces de bourgeons solides et écailleux naïssant sur différentes parties de la plante, et qui peuvent avoir une végétation à part, c'est-à-dire que, détachés de la plante mère, ils se développent et produisent un végétal parfaitement analogue à celui dont ils tirent leur origine ; les plantes qui offrent de semblables bourgeons portent le nom de vivipares. Tantôt ils existent dans l’aisselle des feuilles, comme ceux du Lis bulbifère (pl. 11, 4) : dans ce cas, ils sont axillaires ; d’autres fois ils se développent à la place des fleurs, comme dans l’Allium caritanum, ete. »

* Feuilles.

17. Les feuilles sont des expansions fibro-membraneuses qui naissent sur la tige ou sur les rameaux, par suite du développement des bourgeons. Ce sont des organes appendiculaïres presque généralement verts, composés de deux parties, le pétiole et le limbe.

A. Le pétiole [queue de la feuille) est la petite tige allonsée qui sert de support au limbe {p{. 1, 5). Il est composé de plusieurs faisceaux vasculaires provenant de la tige ou du rameau d’où il naît, et il traverse le limbe sous le nom de côte. De chaque côté de cette côte émanent des prolongements, appelés nervures, qui, se subdivisant, donnent naissance aux veines, lesquelles se ramifient à leur tour pour former un réseau fin dont les mailles sont remplies par le tissu utriculaire de la feuille (pl. n, 6). — Le pétiole est dit ailé, lorsqu'il est garni d'une expansion marginale de même nature que le parenchyme de la feuille (Bistorte).

B. Le limbe ou lame estla partie plane, membraneuse, fo-

liacée de la feuille ; on considère en elle la face supérieure, la face inférieure, la cireonférence ou bord, la base et le sommet : toutes ces choses, ainsi que le pétiole et les nervures, présentent des dispositions particulières qui servent à distinguer et à classer les plantes.

C. Les feuilles se composent, en résumé, de faisceaux vasculaires provenant de la tige ; d'un parenchyme et de deux lames épidermiques recouvrant les deux faces, qui sont très riches en stomates. Elles différent essentiellement, sous le rapport de la disposition de leurs nervures, selon qu'elles appartiennent aux végétaux dicotylédonés ou aux monocotylédonés. « Dans les derniers; les nervures secondaires sont en général peu saillantes, presque toujours simples et parallèles entre elles (pl. n, 7); celles des dicotylédonés sont au contraire plus prononcées, irrégulièrement anastomosées et formant une sorte de réseau comparable à une toile grossière » (pl. 1, 5).

18. Voici les caractères que présentent les feuilles : ils se rapportent au pétiole, à la composition et à la disposition de ces organes sur la tige.

A. Disposition du pétiole et mode d'attache.

a. Pétiolée, pourvue d’un pétiole (pl. x, 14).

b. Sessile, qui manque de pétiole (pl. 1, 4).

c. Peltée, dont le pétiole s’insère à la face inférieure du limbe, et qui figure un bouclier (Capucine, pl. n, 9).

d. Articulée, dont le pétiole, au lieu de se continuer avec la tige, s'attache à elle par une partie rétrécie surmontée d'une sorte de bourrelet.

e. Amplexicaule où embrassante, qui embrasse la tige dans toute sa circonférence (pl. n, 10).

f. Engainante, feuille amplexicaule se prolongeant au-dessous du point où elle s’unit à la tige, en formant une sorte de tube ou de gaîne (pl. 11, 10).

g. Décurrente, feuille sessile dont le limbe se prolonge de chaque côté sur la tige, au-dessous de son point d'attache, en formant deux ailes membraneuses (Consoude).

h. Perfoliée, qui embrasse la circonférence de la tige, de

manière que celle-ci semble la traverser dans son milieu (pt. n, 11).

i. Caulinaire, naissant sur la tige, ou qui appartient à la tige (pl. u, 4, 10).

j. Radicale, naissant près de la racine ou lui appartenant (pl. nn, 8).

k. Florale, qui accompagne les fleurs. V. Bractée.

B. Disposition du limbe, ou forme de la feuille.

a. Arrondie, ovale (Poirier); cordiforme (Tilleul) ; réniforme (Lierre terrestre); aiguë[Laurier-rose); obtuseou arrondieàson extrémité (Gui) ; lancéolée (Troëne), ete. Ces mots expliquent suffisamment les formes qu'ils désignent. |

b. Ensiforme, en forme de glaive (Iris).

c. Sagittée, en forme de flèche ([Liseron, pl. n, 13).

d. Entière, dont le bord est continu, uni, sans dents ni incisions (Lilas, pl. 11, 14).

e. Dentée, dont le bord présente des dentelures aiguës avec des sinus arrondis (Châtaignier, pl. n, 15).

f. Crénelée, qui a des dentelures arrondies avec des sinus aigus (pl. 11, 12).

g. Bifide, trifide, etc., quand elle offre des incisions qui la partagent en deux, trois lobes, etc., plus ou moins profonds.

h. Bilobée, trilobée, etc., lorsque les lobes sont larges et séparés par des sinus obtus.

i. Laciniée, quand les incisions sont latérales, profondes et inégales (Pissenlit, pl: m1, 1).

j. Palmée, dont les lobes partent en divergeant ou en rayonnant du sommet du pétiole (Ricin, pl. ur, 2).

k. Lyrée, divisée en plusieurs lobes, dont les inférieurs petits et profondément divisés (Laitron).

l. Hastée, ayant la forme d'un fer de lance | pl. n, 13].

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