‹ Traité des prescriptionsChapitre 4 sur 252 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

ont pu définir les principes et développer l'esprit delà plupartde nos lois nouvelles; mais rien de complet n'a paru sur la prescription. Un traité manquant , je l'ai essayé. Mon travail ne remplira sûrement pas la lacune ; mais mes efforts pourront préparer les voies à d'autres : la carrière plus connue , on la suivra avec plus de facilité ; et le but mieux marqué , on l'atteindra plus tôt.

Le dernier titre du Code civil m'a semblé un centre commun , auquel il était bon de ramener cette multitude de règles particulières , disséminées dans un grand nombre de lois spéciales. Je lésai rapprochées toutes, et rassemblées eu un même corps , sous des classifications a peu près conformes à celles de la loi principale. En examinant ces dispositions nouvelles , et les explications qu'elles ont obtenues déjà, je les ai mises en regard et en comparaison avec les lois, les règles, les usages et les interprétations antérieures. J ai quelquefois discuté et même combattu des propositions recommandées par le nom de leurs auteurs , et par l'autorité des arrêts. En cela je n'ai pas été mu par le vain désir de faire parade d'un esprit d indépendance ;

X INTRODUCttOTf.

car je n'ai jamais opposé mon sentiment isolé aux décisions dont j ai fait la critique. En me rappelant cette maxime si bien éprouvée , Errare humanum est , si j'ai cru que des hommes supérieurs ont porté des jugemens erronés, j'ai senti que je pouvais encore mieux m'abuser moi-même.

Mais j'ai pensé aussi qu'il importe d'appeler l'attention des jurisconsultes sur les points du droit qui ne sont pas fixés positivement, afin d épuiser les argumentations, et de faire briller la vérité dans son plus grand jour. Tout en faisant la part de ma faiblesse , j'ai pu espérer d être utile ; et c'est dans cet espoir que j'offre mon ouvrage au public.

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