‹ Traité des rétrécissements de l'urèthreChapitre 10 sur 63 · DÉFINITION · texte numérisé non relu

DÉFINITION

On donne le nom de rétrécissement de Vurethre à toute néoformalion fibreuse d origine inflammatoire ou cicatricielle, disposée soit sous forme de virole ou d^ anneau sur la circonférence uréthrale sou sous forme de valvûle ou de callosité sur une de ses parois et dont la conséquence directe est de diminuer progressivement la lumiere du canal en donnant lieu à des troubles multiples; de déterminer sur tout V appareil urinaire des lésions secondaires, dont la gravite s accroît à mesure qu'elles se rapprochent du rein; et de nécessiter enfin une intervention chirurgicale variable suivant les cas.

Cette définition élimine d'emblée les obstructions du canal par un calcul, ou un corps étranger pouvant grossièrement simuler un rétrécissement en comblant en partie la cavité de l'urèthre

Les compressions du conduit excréteur de l'urine n'y trouvent pas place non plus. Ici le canal est aplati par une tumeur du voisina e un abcès, un épanchement sanguin, une hypertrophie prosde lui ''''' P'°^^"*^°" quelconque qui siège en dehors

r W f^'' t^^'^^'f^^^ Pl'^s remarquables à ce point de vue est ar'Sf , " '"f f l-b^^ '-^érau. de J prostate. Cette

r^l dl'T'P ''T^"' " "^^"^'^ M. Duplay, et rangée dans le groupe des rétrécissements.

aux [ "^'^^^'^^ ^^'^ plutôt rattachée

aux hypertrophies prostatiques.

div^rsIrnill^H """f '""^"^^^ symptomatique entre les

diverses maladies précédentes et les coarctatjons, les premières

4 RÉTRÉCISSEMENTS DE l'urÈTHRE

diffèrent essentiellement des secondes en ce qu'elles n'appartiennent pas aux parois uréthrales. , , . ,

Il y a cependant, à ce titre, une réserve à faire pour les hrides fibreuses circulaires ou demi- circulaires développées autour de turethre et en dehors de lui, à la suite de quelques traumatismes.

Ici le processus cicatriciel est le même que celui des rétrécissements traumatiques proprement dits. La seule nuance qui sépare ces deux ordres de lésions réside dans leur localisation. Les unes consistent en tissu fibreux entourant le canal. Les autres sont caractérisées par un tissu fibreux développé dans 1 épaisseur même de l'urèthre. Sauf cela, les causes, les symptômes les complications sont identiques, à tel point que le diagnostic différentiel n'est possible qu'à l'autopsie, ou tout au moins au moment ou 1 on nratique l'uréthrotomie externe. .

Pour ces motifs, on ne peut pas faire rentrer ces brides cicatricielles dans le cadre des lésions exerçant une compression perinréthrale, et les placer à côté des néoplasmes pérméaux par exemple. La clinique et l'anatomie pathologique exigent qu on les étudie en même temps que les rétrécissements traumatiques mais à cause de leur localisation spéciale on peut leur imposer le nom de rétrécissements péri-uréthraux. , . i

Comme conclusion à ce qui précède, nous dirons que les obstacles au cours de l'urine, placés dans la lumière du canal ou a son extérieur, ne seront pas compris dans les limites de notre étude.

Quant aux lésions localisées dans l'épaisseur même de la paroi uréthrale et reproduisant les symptômes des coarctations, nous ne devons conserver que celles qui sont de nature fibreuse.

Nous éliminons donc d'emblée les envahissements neoplasiques de Vurethre. Leur description appartient à l'histoire du cancer

^^hTsvphilôme du canal mérite cependant une exception : le tissu pathologique est en effet de nature fibreuse. Il affecte la forme circulaire, donne lieu à tous les symptômes et accidents des coarctations, et nécessite le môme traitement qu'elles. Les seules différences portent sur sa cause première et sur son évolution. JNou=, en parlerons dans le cours de cet ouvrage.

Je ne o-arderai pas davantage dans le groupe des rétrécissements le spasme de Vurèthre, que beaucoup d'auteurs ont dénomme rétrécissement spasmodique. C'est en effet un phénomène transitoire dû à une contracture réflexe de l'appareil sphincterien de l'urèthre et pouvant se produire à l'insu de toute lésion locale. Ce n'est pas plus un rétrécissement que ne sont le spasme glottique ou le spasme anal. Il réclame comme traitement des moyens

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