‹ Traité des saints mystèresChapitre 4 sur 40 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

DE L'ÉDITEUPx.

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Le Traité des saints M j stères fut imprimé pour la première fois en l'jb^. \ l'auieTir publia successivement, en peu d'années, cinq anlres éditions de son livre , sans y faire presque aucun chansrement. Il se contenlad'aionier à la fin

un Abrégé des Cérérnonies de la Messe basse , et la Réponse aux difficultés qu'on lui avait proposées contre plusieurs de ses décisions. La septième édition, donnée en 1768, lut augmentée d'un volume. Les additions consistent en trois Disseriations : la première , sur Vusage de la langue vulgaire dans la Liturgie ^ contre les Protestans ; la seconde , sur la manière de réciter le Canon de la Messe ^ la troisième, sur la légitimité , Vimportance et la signijicatioji des cérémonies de la Messe : c'est un abrégé succint de l'ouvrage du P. Le Brun sur celte matière. M. Collet y joignit aussi un recueil de décisions de Benoît XIV : c'est un très-petit abrégé de plusieurs Appendices que le P. Azé- ■védo mit à la suite de la belle édition qu il publia à Home , en 1^4^ ' ^^^ traité de ce savant Pape , de Sacrificio Missœ.

En 1771 , le R. P. Collin , Clianoîne régulier Prémontré, fit paraître des Observations

X Avertissement

critiques sur le Traité des saints Mystères (")• Elles sont divisées en deux parties : la première regarde les décisions de M. Collet, où le critique reprend <i des choses qui lui ont paru » fausses , d'anlres dites trop généralement , w des endroits contradictoires , de fausses sup- » positions , et même des décisions ou inutiles , » ou mal placées, ou répétées sans nécessité. >» La seconde partie concerne les auteurs cités, dont plusieurs, au rapport de VObserv^ateur, « ne disent pas ce qu'on leur attribue, quel- » ques-uns disent plus qu'on ne leur fait dire , w quelques autres n avancent qu une partie de )) ce qu'on leur fait avancer ; souvent on cite ou ^) un auteur, ou un ouvrage, ou un endroit » pour un autre; il y a bien des textes où » il manque quelque chose à la citation » ; enfin on ne peut rien ajouter à l'exactitude scrupuleuse avec laquelle l'auteur des Observations relève jusqu'aux moindres fautes de l'ouvrage dont il a entrepris l'examen et la critique (**).

Quand ce livre parut, les libraires, à qui il restait un grand nombre d'exemplaires de l'ouvrage de M. Collet, l'y joignirent comme en formant le tome III. L'incommodité d'être quelquefois obligé de parcourir trois volumes ,

tcrn

(*) M. Collet Tiff put ni y repon<1re Tii en profiter. Il av.*»!! rniinë sa laborieuse carrière le 6 octobre 1770.

(**) On peut citer, pour exemple tle sa minutie, les pa(;c5 1.39 et 596 des Ohseivaimns ^ qu'il emploie tout enti»^r(s à relever, »l;ins rune , un c oublitl, et dans l'aulie, une tirgulc mal placée.

DE l'éditeur. Xj

pour résoudre une difficulté, faisait désirer depuis long-temps une nouvelle édition du Traité des saints Mystères , où l'on mit à profit les Observations critiques pour corriger les défauts du Traité. C'est ce que j'ai entrepris dans cette édition : et voici comment j'ai tâché de l'exécuter. i°. Mon dessein , quant à la première partie de la critique , avait été de changer dans le texte tous les endroits notés comme défectueux, et reconnus tels après un mûr examen (*). Cependant tout bien considéré , j'ai cru qu'il valait mieux laisser l'ouvrage tel que Tauteur l'avait composé, en me bornant à rectifier par des notes les fautes qui lui seraient échappées. Il a été néanmoins indispensable de faire en quelques endroits de légers changemens dans le texte. C'est surtout lorsqu'en rapportant le sentiment des auteurs, M. Collet a mal rendu leurs expressions, ou défiguré leurs pensées, ou même leur a fait dire le contraire de ce qu'ils avancent *, ou bien encore lorsqu'il mutile les décisions des Supérieurs, qu'il aurait dû donner en entier. Mais alors je me borne soit à ajouter ce qui était supprimé mal à propos, soit à rendre dans une traduction fidèle précisément ce que dit le livre ou la décision citée. J'ai ajouté quelques observations , en petit nombre, à celles du P. Collin. H m'est aussi arrivé de corriger des négligences de style, auxquelles l'auteur, occupé du fond

(*) Cet examen n'e'Uit point mutile. Il s'est en effet trouve' quelques endroits où l'auteur était critiqué mal à propos.

Xlj AVETITTSSEMENT

plutôt que de la forme, faisait peu d'attention. Je n'ai pas cru lui manquer en cela de fidélité; ni même quand, par Taddiiion ou la suppression de quelques mots , j'ai lâché de rendre plus intelligibles des endroits obscurs.

2°. Quant à la seconde partie de la critique, il faut avouer que les reproches faits par rapport aux citations ne sont que trop fondés. M. Collet, détourné par ses occupations multipliées, négligeait de recourir aux sources, et s'en rapportait aux théologiens qu'il avait sous la main , lesquels souvent , ayant cité d'après d'autres, ajoutent leurs propres fautes à celles des auteurs qu'ils copient. Quelque pénible que dût être la tache de vérifier environ douze cents passages, soit dans l'Ecriture ou dans les saints Pères , soit dans des théologiens pour la plupart ignorés aujourd'hui , et qu'on ne rencontrait que dans les bibliothèques des Communautés détruites par la révolution , ce travail ne m'a point effrayé. Avec du temps et de la patience , j'ai surmonté toutes les difficultés: j'ai fouillé dans les bibliothèques publiques , mis à contribution les magasins de libraires ; et à l'exception d'un petit nombre de théologiens , presque tous Espagnols, que je n'ai pu déterrer nulle part, j'ai consulté tous les autres livres cités; ce qui m'a donné lieu de corriger beaucoup d'erreurs , qui avaient échappé à la minutieuse criti(|ue du P. Collin. J'ai en outre indicpié plus de deux cents nouvelles citations , qui étaient tout-à-fait omises.

3". M. Collet ayant reçu des observations sur

DE l'éditeur. ^ xîij

plusieurs de ses décisions , y avait fait des réponses plus ou moins développées , qu'il avait toutes renvoyées à la fin du deuxième volume , ainsi que l'extrait abrégé de Benoît XIV , dont j'ai parlé plus haut : d'où il résultait qu'on était obligé assez fréquemment de recourir d'un volume à l'autre, pour voir une question traitée dans toute son étendue. J'ai fait disparaître cet inconvénient , en réunissant tout ce qui avait rapport à un même point. Pour la même raison , et afin d'éviter les répétitions , j'ai transposé quelques décisions qui se trouvaient dans le tome second , mais qui se rapportaient à des questions traitées dans le premier.

4°. J'ai fait aussi plusieurs additions. Les plus notables sont deux Appendices : le premier, sur les Cérémonies de la Messe basse, exposées en détail d'après les meilleurs auteurs, paraît pour la première fois : le second, sur la propreté des lieux saints , avait déjà paru dans l'édition précédente.

Au reste, quand j'ai ajouté ou changé quelque chose , je ne l'ai fait que d'après des autorités incontestables j ne voulant pas qu'on m'accuse de faire la leçon (pour me servir d'une expression de mon auteur) à des personnes dont je la recevrais en toute occasion.

Toutes les notes indiquées par des chiffres ou par des étoiles appartiennent à M. Collet ; et lorsque j'ai cru devoir les changer , en tout ou en partie, j'ai eu soin d'y mettre ce mol , Edil, Celles que j'ai ajoutées sont marquées par les lettres {a) (Z»). 11 est à propos d'en avertir ,

XÎV AVERTISSEMENT DE l'ÉDITEUR.

afin qu'on n'attribue pas à l'auteur les erreurs que j'aurais commises. Je ne me flatte pas de les avoir toutes évitées : on me fera toujours plaisir, en me faisant connaître celles où je serais tombé. Mais j'ose espérer que les soins donnés à cette nouvelle édition la rendront bien supérieure à toutes les précédentes , et contribueront ainsi à rendre de plus en plus utile un ou> rage qui paraît avoir obtenu une approbation générale. C est au moins tout le but que je me suis proposé.

rRÉFACE DE L'AUTEUR

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