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leurs ouvrages qui aient paru dans ces derniers temps.
Il n'en a pas été ainsi de cette autre partie , qui résout les cas sans nombre qu'offre à chaque pas une matière aussi intéressante qu'elle est étendue. Si quelques théologiens , comme Pontas et l'auteur des Conférences d'Angers y en ont parlé, leur plan, qui renfermait une infinité d'autres matières, ne leur a pas permis de donner à celle-ci toute l'attention qu'elle mérite : et quoique des écrivains d'une capacité aussi distinguée n'aient pu dire que de bonnes choses, on a chaque jour le chagrin de voir qu'il y ei- manque une infinité d'autres ^ et que celles qui y manquent ne sont ni les plus aisées ni les moins importantes.
Il est vrai qu'on peut trouver ailleurs ce qu'on ne trouve pas chez eux ; et qu'il y a peu de diflScultés sur le Sacrifice^ qui n'aient été résolues par le R. P. Paul-Marie Quarti , dans le savant Commentaire qu'il a fait sur les Rubriques du Missel. Mais outre que son livre fait un bon volume in-folio , et qu'il n'a jamais été imprimé qu'en Italie , l'auteur a éciit dans un temps où la fausse probabilité faisait du ravage : et d'ailleurs il n'a pu se servir d'un grand nombre de décisions, soit du Siège apostoli({ue, soit des Congr^'gations Romaines, qui n'ont paru qu'après lui.
Ce sont ces motifs qui m'ont déterminé à rnireprendre l'ouvrage que je donne aujourd'hui. J'ai taché d'y répandre tout le jour dont la matière est susceptible. Je me suis surtout
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attaclié à la précision ^ et persuadé qu'une ou deux bonnes raisons suffisent à un esprit judicieux , je n'ai multiplié les preuves que dans un seul article, qu'un abus trop commun m'a fait regarder comme un point de la dernière conséquence. Au reste, bien ou mal, j'ai pris mou parti partout-, et Dieu veuille que je ne l'aie pas pris dans des matières, où il sied bien à un faible écrivain d'imiter la modestie de ceux qui l'ont précédé. Heureux, si ceux qui m'ont rendu plus décisif, veulent bien , par leurs prières, m'obienir du Père des Esprits , la grâce de connaître mes écarts , et de rentrer sans délai dans la voie de la vérité!
A cette première faveur je les supplie d'eti joindre une autre , qui ne peut qu'être utile au public. Quelque soin que j'aie pris de rassembler, dans les deux volumes que je leur offre présentement, les difficultés, petites ou grandes, qui ont rapport à la célébration des saints Mystères, il est difficile qu'il ne m'en soit beaucoup échappé. Il est encore plus difficile que je les aie toutes résolues d'une manière qui contente. En parlant de ce double principe , dont l'aveu n'a rien de trop flatteur, je demande deux choses : l'une qu'on prenne la peine de me proposer les cas que j'aurais omis : l'autre , qu oa daigne me faire part des raisons que l'on pourrait avoir de ne pas souscrire à mon sentiment. Tout bien examiné , je serai celui à qui il ea coûtera le plus pour remplir les clauses du contrat. Les objections coûtent peu : les cas de conscience coûtent encore moins. N'ai-je donc
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pas lieu de croire que deux sortes d'Ecclésiastiques voudront bien se prêter à mes vues ? Ils peuvent , du reste , compter sur ma parfaite reconnaissance. Quelque avance qu ils fassent , je ne demeurerai point en arrière. J'ai , grâce à Dieu , du côté de la gratitude , des fonds inépuisables. Je ne tarderai pas à faire connaître aux premiers, combien je suis disposé à leur obéir ; et aux seconds , combien j'ai de déférence pour leurs lumières (i).
Si , avant que de finir , il m'était permis de prier humblement ceux qui sont mes frères dans le Sacerdoce de Jésus-Christ , et mes maîtres en tout autre genre, de lire une fois par an ce petit ouvrage , je le ferais trèsvolontiers, et je suis sûr qu'ils s'en trouveraient bien. Les difficultés prévues ne frappent pas : celles qui ne l'ont point été , désorientent absolument. Il est fâcheux de ne recourir à la Rubrique , que lorsqu'on est à l'autel : et il est plus fâcheux encore de n'y trouver que des principes généraux , dont l'agitation , et la crainte de scandaliser la multitude , ne permettent pas de tirer les conséquences dont on a besoin. Je sais qu'ici , comme chez tous les théologiens qui traitent les choses avec étendue, on trouvera des questions un peu métaphysiques. Mais je sais aussi , et par ma propre expérience,
(t) Je Tai dnà fait , comme on le verra dans le cours de celte édition, oi je n'ai pas toujours goûte leurs raisons , je les ai au m uns toujours jiroposiios au lecteur , afin qu'il s y rendit, s'il les trouvait plus solides qu'elles ne m'avaient pai'u.
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et par celle de plusieurs autres , que le trèsgrand nombre n'est pas de ce genre : et je ne doute point que parmi ceux qui prendront la peine de lire ce petit Traité, il n'y en ait quelques-uns qui n'avouent d'abord qu'en telle ou telle occasion , il ne leur aurait pas été inutile. Plaise à Dieu , plaise à Jésus-Christ , le souverain Prêtre , d'y donner sa bénédiction ! Il sait que je n'ai d'autre vue , d'autre ambition sur la terre, que de contribuer à la dignité de son culte , et à la satisfaction de ses Ministres. Fils d'un Père (i) , et membre d'un Corps dévoué par état et par inclination au service du Clergé , ce n'est que pour lui que je respire : ce n'est qu'à lui que je veux cour sacrer mes travaux et mes veilles.
(i) S. Vincent de PauL
TRAITÉ
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