XXV. Mort apparente
<( Une personne de distinction attaquée d'une de ces maladies dont on guérit tous les jours , bien qu'elles soient morlclles de leur nature , mais où la mort est toujours annoncée par des signes avant-coureurs, était traitée par un médecin de la Faculté, dont on n'a pu me dire le nom. Il la laissa le soir en danger, mais sans avoir lieu de craindre qu'il la vît pour la dernière fois. Lorsqu'il vint le lendemain , on lui dit en entrant dans la maison que le malade était mort la nuit. En conséquence on l'avait mis sur la paille et enseveli. Le médecin assura positivement qu'il était impossible qu'il fût mort. Il fit découdre le suaire, et remettre le prétendu mort au lit, lequel, aidé du secours des remèdes, justifia le sentiment du médecin en revenant d'une syncope violente qui avait fait prendre le change aux assistants. Il vécut plusieurs années depuis cet accident (1). »