‹ Traité des signes de la mort et des moyens de prévenir les enterrements prématurésChapitre 53 sur 83 · XLI. Mort apparente affirmée par un médecin à moitié ivre · texte numérisé non relu

XLI. Mort apparente affirmée par un médecin à moitié ivre

« Une fille de vingt à vingt-cinq ans, Éliz Roy, faillit , il y a quelques années , être enterrée vivante. Elle dc- ^ meurait à deux lieues de la ville, et était depuis longtemps sujette à des attaques nerveuses, dans lesquelles elle perdait complètement connaissance. Dans une de ces attaques, plus forte que les autres, ses parents appelèrent un chirurgien à moitié ivre, qui décida qu'elle était morte. On le crut. On l'enveloppa d'un linceul , dans lequel , suivant une coutume barbare , dont tous les elTorts des personnes éclairées n'ont point encore fait

(1) Durande, loc. cit., p. 70.

(2) Duraiide , Mémoire sur V ensevelissement, p. 71.

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revenir le peuple, on la consil, et on l'exposa sur le plancher de son lit. On prit jour et heure pour ses funérailles , auxquelles on invita ses parents et amis. Dans le nombre se trou\ait une jeune fille de son âge qui demeurait à une ou deux lieues de là, et qui accourut aussitôt pour voir et embrasser son amie avant qu'on ne rensevelît. Elle décousit le linceul. Elle couvrit son visage et ses lèvres de baisers, et crut s'apercevoir quelle respirait encore. Elle redoubla ses caresses, et fil si bien qu'elle la rappela complètement à la vie (1). »

XLII. Un homme en élal de mort aj)parenle se promenant la nuit dans une église.

« Le comte Richard , entré seul dans une église pendant la nuit, y trouva un corps déposé dans une bière; le prétendu mort, ^;e levant brusquement, vint audevant de lui les bras étendus. Effrayé par celte apparition imprévue , le comte passa son épée au travers du corps de ce malheureux , qui mourut réellement; aussi ordonna-t-il qu'à l'avenir il y aurait toujours quelqu'un pour garder les morts jusqu'à l'enterrement (2). »

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