‹ Traité des tumeurs [electronic resource] (volume 2)Chapitre 78 sur 92 · II · texte numérisé non relu

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en est qui, avant de se décomposer en lobules, se subdivisent en lobes secondaires; il en est d'autres qui ne présentent pas cette subdivision, et ceux-là sont quelquefois plus gros que les lobes subdivisés. Jamais, ni dans la même glande, ni dans deux glandes congénères du même individu, ni dans deux glandes provenant d'individus différents, on ne trouve deux lobes exactement pareils. Les lobes ne sont pas môme des parties circonscrites : les sillons qui les séparent ne s'étendent pas jusqu'à leur base, qui se confond avec celle des lobes voisins ; l'enveloppe commune de la glande pénètre jusqu'au fond de ces sillons, mais ne va pas au delà. L'anatomiste qui réussirait à isoler entièrement un lobe de la mamelle avec son conduit galactophore, sans entamer les lobules des lobc^ voisins, ferait un chef-d'œuvre de dissection. Le lobule, au contraire, est naturellement et parfaitement circonscrit par la membrane qui l'entoure, et qui se prolonge jusque sur son petit conduit excréteur, et on peut aisément, avec une aiguille à disséquer, le séparer des lobules adjacents. Tandis que le lobule est un groupe régulier et fixe, les lobes sont des assemblages variables qui échappent aux descriptions méthodiques, à moins qu'ils ne soient, comme ceux de la prostate, séparés les uns des autres par des organes étrangers à la glande. Lorsqu'on analyse par la dissection une glande compliquée, le premier composé défini que l'on rencontre est le lobule. La structure de la glande se ramène à celle du lobule. En allant du simple au composé, on trouve d'abord le cul-de-sac, puisl'acinus, puis le lobule, trois unités d'espèces différentes; mais les lobes grands ou petits, entiers ou subdivisés, ne constituent pas un quatrième système; ce ne sont, comme la glande elle-même, que des nombres plus ou moins grands, dont le lobule estTunité.

J'ai dû préciser le sens du mot lobule, afin d'être compris lorsque je dirai que les adénômes sont le plus souvent limités à un seul lobule. Pour n'avoir pas tout d'abord déterminé l'acception de ce mot, plusieurs ont méconnu le siège ordinaire des adénômes, quelques-uns même en ont méconnu la nature. En entendant dire que l'adénôme était l'hypertrophie d'un lobule, ils ont cru que ce lobule n'était qu'un lobe plus petit que les grands lobes, par exemple un lobe gros comme une amande ou au moins comme une noisette; ils en ont conclu logiquement qu'un district glandulaire aussi étendu devait, à l'état d'hypertrophie comme à l'état normal, faire corps avec la glande, car un lobe, quelque petit qu'il soit, se confond toujours par sa base avec les lobes adjacents. Or, les adénômes de la mamelle, qui sont les plus communs et les mieux connus,

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