‹ Traité des tumeursChapitre 92 sur 140 · M00E 0 ACTION · texte numérisé non relu

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tané d'une tumeur ércctile. Les effels de ceHe opéra Uoq furenl lents, mais enfin la guérisôn fut complète au bout de six raois (I)* Les autree applications de celle méthode seront indiquées plus loin.

SaDs se rendre compte du principe sur lequel repose la niétbode du broiement, Héeaniier a cru faire une application de celle méthode en déchirant avec les doigts et aTec des érignes le pédicule des polypes utérins. Tantôt la tumeur dilacérée se détacbait pendant ropénilionj et le broîemenl prélendu n'élait en définitive qu'un mauvais procédé d*arracbcment* D'autres fois la séparation n'était pas immédiate, et c*étail seulement au bout de quelques jours que la gangrène faisait tomber la tumeur. C'était encore un procédé d'extirpation, dont M, Velpeau a pu dire : « Les avantages de ce pro*

^ «tcédé m'écbappenl (2); & j'avoue que je ne les saisis pas mieux

Bllue lui.

I Le bmiemenl et Técrasement ne sont pas des moyens d'extir-

I palion, lïs agissent l'un et Tau Ire en faisant résoudre les tumeurs,

■ Ces deux procédés, quoique bien distincts, ne constituent en réft- Blité qu'une seule et même méthode. L'écrasement se pmlîque à tni-

■ Ters la peau, h Taidc d*une pression assez violente pour produire H des ruptures dans le tissu de la tumeur; le broiement sous-culané se ^pratique à Taîdc d'un ténolome, introduit obliquement soûs la

petui et dirigé de manière à diviser en tous sens la masse morbide.

Ces deux procédés ont pour but Tun et Tautre de détruire la conli-

nuité de la substance de la tumeur, d*y faire épancher une certaine

I quantité de lymphe plastique; on espère que cette lymphe plastique

Hte résorbera, et que le travail de résorption, une fois commencé,

"entraînera les éléments pathologiques au milieu desquels la lymphe

plastique est infiltrée.

Au surplus, le mode d'action de cette méthode est loin d'être toujours le même. Elle a été appliquée au traitement de certains kystes, et alors elle agit, d*une part, en donnant issue au contenu, qui s'infiltre dans les tissus environnants, et ne liu*de pas à s'y résorber, — » d'une autre part, en produisant sur les parois une irritation traumalique qui permet ensuite d'en obtenir l'adhésion au moyen d*une compression méthodique. Le broiement des tumeurs érectiles a principalement pour but de produire l'oblitéralion des vaisseaux divisés. Enfin, je n'ai pas h m'occuper ici du mode de guérîson de la cataracte, traitée par la méthode du broiement. C'est un cas particulier qui ne rentre pas dans mon sujcL

(I) lûmL Mûdimt Gûtetie, 1831, col. ru, p. Si T.

tîj Vetpeiu, Métlecine ùpétvfmre. Parts l»5îï, m-S% t ÏIl, p. 3a7

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