‹ Traité des urines; l'analyse des urines considérée comme un des éléments de diagnosticChapitre 21 sur 85 · I .HiT.Gooj^lc · texte numérisé non relu

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ÉLÉMENTS NORMAUX iOB

cernent. Tout d'abord l'eau a'évapore, le mélange brunit et mousse; à ce moment, on verse par l'entonnoir 1 à 3 centimètres cubée d'alcool pour faire tomber cette mousse. On porte à l'ébullition qu'on maintient modérée, Jusqu'à décoloration complète du liquide. On éteint alors le bec de Bunsen, on laisse refroidir le matras et on

ajoute peu à peu 15 à 20 centimètres cubes d'eau. Le matras est de nouveau abandonné au refroidissement, on y ajoute 2 à 3 gouttes de phénolphtaléine et on sature rapidement la liqueur en y versant de la soude jusqu'à léger excès, ce qui amène la coloration rose intense du mélange. On y ajoute ensuite un excès de monosulfure de sodium (6 à 8 centimètres cubes environ d'une solution à 10 0/0) pour empêcher la formation de combinat-

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106 tKINES NOnUALES

Bonsammonio-mercuriques. diriicilenientdécoinposables par les alcalis et qui n'assureraient pas la libre distillalion de l'ammoniaque.

Maquenne et Roux préfèrentau monosulfure de sodiom l'hypophosphite de soude, qui précipite le métal à l'état libre et d'une façon absolue, car le sulfure de mercure se dissout dans les sulfures alcalins, la précipitation est alors incomplète et dès lors rien ne s'oppose à ce qu'il se reforme des composés ammonio-mercuriquee semblables ou identiques à ceux que l'on se proposait de détruire. L'emploi de l'hypophosphite est très simple : il suffit de l'introduire par petites portions dans le liquide sulfurique étendu et encore chaud. La précipitation du mercure s'effectue presque instantanément et d'une manière brusque; on la complète en chauffant le tout jusque vers 60 à 70° et on refroidit.

Quelle que soit la méthode employée pour la séparation du mercure, le liquide est rapidement transvasé dans un matras à fond rond de l'appareil à distiller d'Aubin (/î^. H); on ajoute encore 10 à 15 centimètres cubes de lessive de soude et quelques grenailles de zinc, puis on distille. Le liquide distillé est reçu dans un matras où vient aboutir un tube à entonnoir fixé au réfrigérant de l'appareil. Ce matras contient 50 centimètres cubes de liqueur normale décime d'acide sulfurique, colorés en rouge par quelques gouttes de teinture de tournesol ; on conduit l'ébullition du liquide du matraë, de façon à ce que le tube métallique ne laisse tomber dans le tube à entonnoir qu'une goutte toutes les deux ou trois secondes. On continue la distillation, lant que le liquide distillé colore une goutte de réactif de Nessier.

On procède ensuite au dosage de l'acide resté libre ; T cela, on enlève le tube à entonnoir, que l'on lave

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au-dessus du matras avec de l'eau distillée et, à l'aide d'une burette graduée, on verse de la soude décinortnale jusqu'à virage au bleu.

Soit n, le nombre de centimètres cubes de soude déci-

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normale nécessaire à la saturation de l'acide resté libre sur les 30 centimètres cubes employés; la difîérence 50- M correspond à l'ammoniaque de l'azote total des 10 centimètres cubes d'urine, et cette différence 30-n, mul-

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18-20°, on complète exactement avec de l'eau distillée le volume do 50 centimètres cubes, et, sur la totalité ou sur une partie aIiquote,on dose l'ammoniaque comme on l'a iiidiqué précédemment.

TariatioDS physiologiques. — La quantité moyenne d'azote total excrété par jour varie, pour l'adulte, entre 12 et 1$ grammes (L. Hugounenq) ; il est facile, connaissant cette proportion d'azote éliminé par les urines, de savoir la quantité des matières albuminoides, qui ont été désassimilées dans l'organisme en multipliant le cliifTre d'azote total des 24 heures par 6,4S.

D'après Bôdtker, l'azote total urinaire, pour 100 parties, se répartit quant à son origine de la façon suivante :

88,4 à 91 ,3 appartiennent à l'urée ;

1,5 à l'acide urique;

4 0/0 à l'ammoniaque préformée.

Après une alimentation riche en substancesprotéiques, l'excrétion de l'azote urinaire passe par trois périodes maxima: l'une qui suit immédiatement le repas et qui est la plus sensible ; la seconde, deux à quatre heures après, et la troisième au bout de six à sept heures.

Avec des aliments peu riches en matières albuminoïdes, ces trois phases peuvent encore être perçues ; mais elles sont moins accentuées (Otto Veragutt).

Il est inutile de mentionner que toutes les circonstances qui produiront une hyperexcrétion d'urée, amèneront conséquemment une augmentation de l'azote total, puisque l'urée constitue presque les 9/10" de cet azote.

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Eléments minéraux

- CHLOIIE, ACIDE CHLORHYDRIQUE CULURLRES

Presque tout le chlare de l'urine existe à l'état de chlorure de sodium; la proporlion de ce sel excrété en vingt-quatre heures varie dans des limites assez grandes; mais la moyenne est en général de 12 a 14 grammes.

Certains auteurs (A. Berlioz et Lépinois, Vitali) ont mentionné dans l'urine la présence de composés chtoroorganiques qui représentent 10 à 40 0/0 du chlore total; d'autres, au contraire, comme Lambert, A. Petit, Terrât, J. Ville et J. Moilessier ont nié l'existence de corps organiques chlorés dans l'organisme. Des expériences toutes récentes de G. Meillère ont montré que le chlore des urines est directement précipitable en milieu aqueux par l'azotate d'argent ; tout le chlore existe donc dans l'urine à l'état d'acide chlorhydrique ou de chlorures ; si cet élément entre dans une combinaison organique, ce ne peut être que sous forme de chlorhydrate d'une base, et non de combinaisons chlorées proprement dîtes.

Réactions des chlorures dans l'urine. — L'urine, acidifiée par l'acide azotique, donne un précipité blanc caséeux, soluble dans l'ammoniaque.

La solution ammoniacale acidulée par l'acide azo-

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ÉLÉMENTS nORMACS 111

tique laisse k nouveau précipiter le chlorure d'argent qui, à la lumière, prend une teinte violette.

Le nitrate niercureux donne, avec le sel marin des urines, un précipité de calomel insoluble dans l'eau et noircissant par l'ammoniaque.

Origine. — Le chlorure de sodium existe dans toutes les sécrétions et tous les tissus de l'économie ; il provient surtout des aliments ingérés, et une petite quantité résulte de la désassimilalion de nos tissus.

Dosage du chlorure de sodium. — I'Dosage pondéral. — On met {0 centimètres cubes d'urine filtrée dans une petite capsule de platine, on y ajoute 1 à â grammes de nitrate de potasse exempt de chlore, et 1 gramme de carbonate de soude pur. — On évapore doucement à siccité ; le résidu desséché est calciné avec précaution jusqu'à disparition complète de charbon. La masse fondue et refroidie est dissoute dans l'eau ; la solution est versée dans un vase à précipitation chaude ; on a bien soin de laver la capsule de platine ; les liqueurs aqueuses sont additionnées d'acide azotique dilué jusqu'à réaction légèrement acide, et on précipite par un léger excès d'une solution d'azotate d'argent, — On chauffe un instant le mélange au bain-marie et on laisse déposer. On décante la liqueur claire sur un Tiltre sans plis, dont le contenu en cendres est connu, on lave à plusieurs reprises le précipité par décantation, finalement on le recueille sur le filtre et on le lave à nouveau jusqu'à ce que les eaux de lavage ne soient plus acides au tournesol et ne troublent plus par l'acide chlorhydrique. On dessèche le filtre et le précipité dans une étuve chauffée à 100". Après dessiccation, on détache le précipité du filtre, on

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tout l'excès d'argent est combiné au sulfocyanure, celuici réafifit sur une solution d'aluu de fer, ajoutée au mélange, pour donner un sulfocyanure ferrique de couleur rouge sang. L'apparition de cette teinte rouge est le terme de la réaction.

On prépare les solutions suivantes :

A. Une solution aqueuse de nitrate d'argent, en dissolvant 29*', 075 d'azotate d'argent pur et fondu dans une quantité suffisante d'eau distillée pour faire 1 .000 centimètres cubes.

Un centimètre cube de cette solution correspond à 0»',0) de chlorure de sodium.

B. Une solution aqueuse de sulfocyanure d'ammonium, telle que 25 centimètres cubes précipitent 10 centimètres cubes de la liqueur argentique. Pour l'obtenir, on dissout 8 grammes environ de sulfocyanure d'ammonium dans 1.100 centimètres cubes d'eau et on établit son titre de la façon suivante :

On prend 10 centimètres cubes de la solution A à laquelle on ajoute 5 centimètres cubes d'une solution saturée à froid d'alun de fer et, à l'aide d'une burette graduée, on ajoute goutte à goutte la solution de sulfocyanure jusqu'à légère coloration rougeàtre persistante.

Supposons qu'on ait obtenu 22 centimètres cubes de sulfocyanure au lieu de 2S, le volume auquel il faudra ramener 1.000 centimètres cubes delà solution B, pour qu'elle corresponde à 10 centimètres cubes de la liqueur argentique, sera donné par l'équation :

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