I. — ACÉTONE CH3-C0— GHa = CH
L'acétone existe daus l'urine à l'éti Argenson, Markownikow, Cotton). S moyenne de 0*',0l par vingt-quatn Geelmuyden, l'acétone se produirait dérable dans l'organisine; mais, che elle se décomposerait presque compli
L'acétone, considérée comme un l'économie, est excrétée en proportio taux de cette excrétion est augment tation riche en matières azotées et pa danle de graisse. Certains auteurs provient surtout des matières grasse aliments, et que sa Formation en excè nution du pouvoir oxydant de l'organ
Cotton estime que l'acétone prend i dation aussi bien des substances teri; naires, entrant dans l'alimentation.
G. Argenson a donné une explicati de l'origine de l'acétone dans l'organ nant un certain nombre de faits signa les auteurs (Minkowski, Kulz, A. G Naunyn); la formation de l'acétone d'un mode particulier d'hydratation d
DiuiîHihvGoogle
240 URINES PATHOLOGrQUES
qui prennent naissance dans la desintégration des matières protéiques ; cette hydratation donnerait de Tammoniaque, et de l'acide ^ oxybutyrique, dont l'oxydation conduit à l'éther acétylacétique. La présence de cet éther dans le sang a été nettement démontrée et, sous l'influence de l'alcanilité du sang, la saponification de ce composé donne de l'acétone et de l'alcool suivant l'équation :
CH» — CO — CH» — CO.OCïHs + H»0
= CH» - GO — CH3 + G'HS.OH + COa
Cette interprétation explique bien, comme le fait encore observer Argenson, cette remarquable corrélation constatée entre la production des corps intermédiaires qui, des albuminoïdes conduisent à l'acétone, et montre comment, par cette suite de réactions, portant à l'état normal sur une si infime proportion des matériaux qui constituent nos tissus, peut prendre, sous l'influence d'une perturbation générale de la nutrition, une importance considérable, et modifier dans une certaine mesure l'ordre et la nature des réactions biochimiques qui caractérisent la vie des tissus.
L'acétone diminue à l'état déjeune et augmente après le repas, ainsi que sous l'influence du régime alcalin (Cotton),
La chloroformisation et la narcose produisent dans l'organisme animal une hyper exe ré lion acétonique, qui dure quelques heures et même plusieurs jours; cet excès d'acélone résulterait du dédoublement actif des principes albuminoïdes de l'économie (E. Becker). Suivant G. Argenson, ce phénomène serait plutôt lié à l'état particulier de l'organisme et déterminé par la narcose,
plutôt (jue d'une action directe def échanges biochimiques.
Propriétés de l'acétone. — L'act incolore, d'odeur agréable, soluble et l'éther. Son point d'ébullition e^ avec les bisulfites alcalins des comb que les acides dilués ou les alcalis t
Réactions. — I'Héaction db Liebf un liquide, contenant de l'acétone, p dans l'iodure de potassium, avec ai potasse ou de soude jusqu'à décolo précipité jaune d'iodoforme, facile odeur.
2° Réaction de Le Nobel. — 0 tenant en dissolution de l'acétone, niaque, on chauffe légèrement, et goutte une solution d'iode iodurée; il d'azote en flocons bruns, nageant dai transforment en iodoforme aux dépi
Cette réaction vient contrôler la réaction de l.ieben est positiveavec même de l'alcool; tandis que la réai se produit que si celui-ci renferme <
3° RÉACTION DE Légal. — L'acél quelques gouttes d'une solution ré nitroprussiate de soude, puis de q lessive de soude, prend une col l'acide acétique fait passer au vert,
Cette réaction n'est pas spécia s'étend à tous les corps renferman ou ses dérivés (G. Denigès).
La crcaliniue donne une réaction
DiunîRihyGoO^lc
DoiiîHihvGooj^lc
né de 5 centimètres cubes d'acide acétique, et on recueille ib a 30 centimètres cubes de distil" elTectue les réactions de l'acétone et, er de Lieben, de Légal etde l'hydrazone
La réaction de Lieben, qui est d'une s doit être contrôlée par celle de Le No
Van Melckebeke propose un proeédt fîcation de celui de Stubenrauch poi faibles proportions d'iodoforme forr décomposer ce produit par l'hydrog former de i'iodure d'amidon avec l'ioi
Pour cela, aux 23 ou 30 centimètre!
distillé dans la rechercbede l'acétone, gouttes d'une solution d'iode dans l'iod on décolore l'iode par la soude, en év excès de celte dernière, on Tétend d'u distille à nouveau. Les 10 ou IS cen liquide ainsi distillé sont acidulés pa on ajoute de la poudre de zinc ou chaufTe légèrement pour commencer laisse se continuer à froid pendant on porte à l'ébullition et on filtre. Le I tionné de quelques gouttes d'eau quelques gouttes d'acide sulfurique di suite couler contre les parois du tul d'une solution de nitrile alcalin au 1/ provenant de la distillation de l'urine i et la soude renferme bien de l'iodofoT une coloration bleue plus ou moins il ration est faible ou ne se produit pas, i avec 1 centimètre cube de chloroform»
et se colore en rose violacé.
B, Studer met en évidence l'acéloii
l'RINES PATHOLOfilQCES
» 'f^çon suivante : 50 centimètres cubes d'urine sont [es avec H ceotimètres cubes d'acide Buiruri4|ue m distille en recueillant le distillât dans un tube placé dans l'eau froide. Lorsque 3 centimètres environ ont passé à la distillation, on ajoute 6 à ttes d'une solution fraîchement préparée de nitroite de soude à 100/0 et 1 à 2 gouttes de lessive de Lorsqu'il y a de l'acétone, on obtient une colorauge pourpre. Lorsque la réaction n'est pas suflïnt nette, on peut ajouter 6 à 8 gouttes d'acide e, une coloration de vin de Bordeaux indiquera lence de l'acétone. La réaction est empêchée par gène sulfuré, que l'on trouve occasionnellement 8 urines vieilles.
g;e de l'aoétone. — La plupart des procédés de de l'acétone sont basés sur la transformation de
posé en iodoforme par l'iode et la potasse. Cer-
iteurs, comme Ken-Taniguli et Salkowski, déterpondéralement l'iodoforme formé ; d'autres, Messinger, Engel, Jolies, Martz, traitent leprola distillation de l'urine par de la potasse et une titrée d'iode versée en excès, et ils déterminent l'excès d'iode, non transformé en iodoforme, pour
uire la richesse en acétone du liquide.
néthûdes pondérales ont l'inconvénient de ne pas
)mpte de l'iodoforme volatilisé pendant la dessic-
Les méthodes volumétriques sont plus recommanbien qu'elles ne soient pas à l'abri de toute cri-
omme nous le verrons plus loin.
ÉTHODB DE F. Martz. — F. Martz a appliqué au de l'acétone dans l'urine le procédé donné par
]Our son dosage dans les méthylèi
ACÉTONE 345
La pratique de cet essai exige les solutions suivantes :
î.° Solution d'iode. ~ Dissoudre à5 grs .\--^a.
bisublimé dans 50 grammes d'iodure de [ et bien exempt d'iodales ; porter la liqueur solution n'a pas besoin d'être titrée) ;
2° Hyposulfite de soude normal au 1/10". danal litre d'eau distillée, 24*',8 d'hyposull tallisé et bien séché dans un papier buvard
3° Eau amidonnée. — Délayer 2 gramii dans 100 centimètres cubes d'eau, chauffer a décanter le liquide clair pour l'usage;
4° Acide sulfuriqiie dilue'. — Acide sv dilué au 1/10';
5" Soude. — Solution de soude contenan de soude caustique par litre.
Mode opératoire. — On distille, dans une] 50 cenlimëtres cubes d'urine à analyser, ai 1 centimètre cube d'acide phospborique faut avoir soin de faire circuler dans le r courant d'eau assez rapide pour condense tous les produits de la distillation ; il est b( d'adapter au réfrigérant un ballon fermé pi de liège à deux trous, dont l'un commui réfrigérant etl'aulre avec l'atmosphère par
On recueille ainsi 20 centimètres cubes < vont servir à faire le dosage de l'acétone.
On prend alors deux ballonsde 230centi
Dans le numéro 1, on place 30 centimètre solution de soude, S centimètres cubes d'ei 2S centimètres cubes de la solution d'iode.
Dans le numéro 2, on met 30 centimètre: solution de soude, S centimètres cubes d 25 centimètres cubes de la solution d'iode.