SACRO-LOMBAIRE OU ILIO-COSTAL
J'ai vu manquer les faisceaux de la 12® côte et ceux de la 11'' et de la 12^ côtes de la portion lombaire {ilio-costalis lumborum). J'ai noté également l'absence de l'un ou l'autre des faisceaux de renforcement détachés des côtes qui ont été décrits comme un muscle particulier sous le nom de cervical descendant par Albinus, à' accessoire du sacrolombaire par Sténon, de transversaire grêle par Winslow. Les faisceaux inférieurs du cervical descendant me paraissent faire plus souvent défaut que les autres. Dans un cas le faisceau le plus élevé du cervical descendant naissait par deux origines distinctes de la S'' et de la 4® côte, et semblait constituer un muscle isolé, parallèle et analogue au transversaire du cou. « Rien de plus variable, dit Gruveilhier% que le mode de terminaison du sacro-lombaire ; il y a sous le rapport des insertions cervicales, soit par le nombre, soit par la force, une sorte de solidarité entre le splénius, le transversaire du cou, le sacro-lombaire et même l'angulaire, tellement que si l'on n'avait égard qu'aux insertions ce rvicales, on dirait que tous les faisceaux cervicaux appartiennent à un seul et même muscle. »
En ce qui me concerne j'ai vu manquer très souvent le corps charnu destiné à la 3*" cervicale et 2 fois celui destiné à la 4^
Dans la série animale le nombre des languettes de l'ilio-costal varie, on le comprend, proportionnellement au nombre des côtes et
' Dursy. Uenle u. Pfeufer''s Zeitschnft, vol. XXXIII, p. 49.
^Testut. Trait, des anom. musc, p. 311.
' Cruveilhier. Anal. descripL, 2" édit., t. II, p. 7i.
des vertèbres. Dans les Solipèdes^ où le cervical descendant forme tout le sacro-lombaire, celui-ci ne dépasse pas l'apophyse transverse cervicale.