‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois; (volume 2)Chapitre 40 sur 110 · Durée des bois · texte numérisé non relu

Durée des bois

La durée des bois dépend essentiellement de leurs qualités propres, des soins apportés à leur conservation et à leur dessiccation avant leur mise en œuvre, et des conditions dans lesquelles on les place. La durée intrinsèque des l)ois varie en raison inverse de Thumidité du milieu et en raison directe des substances antiseptiques et colorantes qu'ils renferment. Ainsi Taubier dure moins que le cœur ; le chêne, Torme, le noyer sont plus durables que le charme, le hêtre. Il ne faut cependant pas confondre la coloration naturelle du bois avec celle engendrée par certaines pourritures et décelant un commencement de décomposition. Les bois poreux, c'est-à-dire riches en tissus conducteurs, ont une moindre durée que les bois à grain serré, c'est-à-dire offrant une forte proportion de tissus de soutien.

Pour les constructions civiles, la durée dépend principalement de l'état de siccité des bois et des conditions dans lesquelles ils ont crû. Les chênes durs et nerveux des taillis sous futaie sont bien meilleurs que les chênes tendres des futaies pleines. Le flottage augmente également beaucoup la durée du chêne. Pendant longtemps, les architectes parisiens

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n'ont employé dans leurs constructions, que des bois flottes et en grande partie purgés de leur sève.

Hartig, opérant sur des pièces de 0^^,08 de diamètre plantées verticalement en terre avec la moitié de leur longueur à Tair, a trouvé comme durée maxima :

Cinq ans pour le hêtre, le charme, le bouleau, Taune, le peuplier, le tremble, les saules, le tilleul, le marronnier, Térable champêtre, le platane ;

Huit ans pour Térable plane, le sycomore, Forme, le bouleau noir, le frêne, le sorbier des oiseleurs ;

Dix ans pour Taubier de chêne, de pin sylvestre, de sapin et d*épicéa.

Lecœurdeces mêmesarbres, Tacacia, le mélèze, le pin cembro, le thuya occidental et le genévrier de Virginie n'offraient, après ce même temps, aucune trace d'altération. Le même auteur fit encore une série d'expériences avec des poutres de 0"*, 10 do côté, prises dans des arbres t\gés etplantées totalement en terre. Après cinq ans, l'érable plane, le hêtre, le tilleul, le bouleau commun, le bouleau noir, Taune commun, l'aune blanc, le tremble, le peuplier noir, l'érable à feuilles de frêne, le peuplier blanc, le peuplier d'Italie, le marronnier, tous les saules et le sorbier des oiseleurs, étaient totalement pourris. Le sapin, l'épicéa et l'érable étaient pourris après dix ans. Les chênes rouvre et pédoncule, les ormes, le sycomore, le chêne rouge d'Amérique, le platane, le pin >\eymouth étaient pourris après H ans. Le mélèze, l'acacia et le pin sylvestre de 130 ans étaient encore intacts à cette époque Dupont et Bouquet de la Grye}.

Soumis à l'atmosphère chaude et humide des mines, les bois se comportent de façon très différente. Des expériences faites à Commcntry ont donné, comme ordre de durée de conservation des étais, les résultats suivants r

lo Chênes rouvre et pédoncule ; 9® Orme ;

2« Pin sylvestre ; 10^ Tremble ;

30 Aune ; H® Cerisier ;

4° Frêne ; 12** Bouleau ;

5° Pin maritime ; 13° Charme ;

0° Acacia; 14*^ Hêtre ;

7° Saule ; 15<> Peuplier.

8** Erables plane, champêtre et sycomore ;

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