‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois; (volume 2)Chapitre 62 sur 110 · I. — Procédés naturels de séchage · texte numérisé non relu

I. — Procédés naturels de séchage

Lorsque des planches fraîchement débitées séjournent en piles mor/e^, c'est-à-dire sont superposées aplat les une3 aux autres, on voit bientôt les premiers échantillons situés en haut des tas se voiler, se fendre longitudinalement sur toute leur longueur, alors que ceux situés à l'intérieur s'échauffent vers les surfaces en contact, se couvrent de taches rougei\tres,et exhalent une forte odeur de fermentation quand on les dépile ; si même ces conditions mauvaises se prolongent, les champignons apparaissent, se propagent entre les planches et occasionnent la pourriture.

a) Procédé des charpentiers et menuisiers, — Le procédé de séchage le plus primitif consiste à empiler les bois par longueurs parallèles, sur des tasseaux de 5 à 7 millimètres d'épaisseur, de les couvrir avec des dosses sans valeur, puis de les laisser sécher pendant trois années environ dans un lieu sec, bien aéré et situé au nord, à l'abri du soleil.

b) Procédé des scieurs, — Au lieu d'empiler les planches et les douelles aussitôt après qu'elles sont tombées du fer, on les laisse séjourner de champ ou en tas dans un coin de l'usine ; elles se recouvrent alors d'une patine noirâtre, et sont vendues, l'été suivant, comme bois vieux, aux commissionnaires trop pressés.

c} Procédés par immersion, arrosage ou flottage, — Depuis très longtemps, on a reconnu que le flottage hâte la dessiccation du bois et avance l'époque de sa mise en œuvre. De plus, les planches et les charpentes flottées se tourmentent et se déjeltent beaucoup moins que les autres. Par contre, le flottage altère la couleur du grain et provoque souvent dans

PROG^Dlfs ARTIFICIELS DE CONSERVATION 241 .

le bois, des taches brunes qui le déprécient pour certains ouvrages.

Après un séjour prolongé dans l'eau, le chêne prend la teinte uniforme du vieux chêne (bois gris) et perd Téclat, le brillant de sa maille : il ne peut donc plus être utilisé par rébénisterie et la menuiserie d'art.

Le meilleur moyen de sécher rapidement des voliges, feuillets, planches, etc., est de les immerger plus ou moins longtemps, suivant la saison, dans de Teau courante ou dormante mais alors fréquemment renouvelée. Cette dernière précaution est indispensable pour conserver au bois une couleur claire. |

On empile ensuite sur lattes, de préférence dans un han- "|

gar. Les feuillets sèchent très rapidement. Il faut en moyenne -j

8 jours d'immersion et 15 jours d'empilage à l'air. Les plan- *j

ches épaisses et les plateaux exigent une immersion pro- ^

longée. i

On doit disposer les rangées de sciages, de façon que l'air )

circule facilement entre les piles espacées de quelques cen-, ']

timètres les unes des autres. De plus, il faut avoir soin que [

les lattes portant les échantillons, débordent aux extrémités afin de prévenir les fentes. ?

Dans les scieries hydrauliques où l'on a l'eau à volonté, il est facile d'aménager de grandes fosses, divisées en compar- :

timents où l'on immerge les divers échantillons de bois pendant plusieurs mois avant l'empilage. On peut aussi étendre les planches à plat sur du gazon et les arroser en pluie plusieurs fois par jour avec une pompe, en ayant soin de les retourner à chaque opération. Ce moyen réussit bien, mais il a l'inconvénient de coûter cher et de tacher souvent le chêne.

Lorsque l'eau est rare ou qu'on débite sur le parterre même de la coupe, il serait préférable, au Heu d'empiler à bloc comme on le fait, de placer les planches de champ, en les appuyant les unes sur les autres et en laissant entre elles un léger intervalle. L'eau des pluies s'écoulerait ainsi sur les sciages et remplacerait l'arrosage. De plus, la disposition même des planches préviendrait beaucoup de gerçures et de fentes. Après quelques mois de séjour dans cette situation (plus ou moins, suivant la fréquence des pluies),, Içs sciages ^ont suffisamment lavés et ressuyés pour être emmenés dans Mathby. — Exploitation des bois. L i6

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les chaiiliers, et mis, sans crainte d'échauffure, en pite»' carrées où la dessiccation complète s'opère en moins d'im an et demi.

A. Etuvage. — L'otuvage a pour but d'enlever au bois son eau séveuse, de coaguler les matières albuminoïdos qu'il renferme, de le rendre moins hygrométrique, moins fermentescible et de hâter sa dessiccation. De plus, les bois étuvéssont peu exposés ù la pourriture et aux attaques des insectes ver-' moulure^ ; ils sont enfin faciles à façonner et ils ne travaillent plus une fois mis en œuvre. On peut donc traiter ainsi avecavantage les parquets et sciages de toute nature destinés à la menuiserie et à Tébénisterie, tels que planches, frises, feuillets, panneaux de chêne, hêtre, érable, cerisier, platane, noyer. Parfois môme Tétuvage donne au bois une coloration agréable ; c'est ce qui arrive pour le platane prenant, à lasuite de cette opération, une teinte rosée du plus gracieux effet.

Sous rinfluence de la vapeur d'eau, et à une température supérieure h SO"*, le bois est ramolli, distendu, et la sève, mélangée à la vapeur, est entraînée par l'eau qui se condense dans l'appareil. Dans les scieries, cette vapeur est fournie par le générateur, soit directement, soit par voie d'échappé* ment.

Les bois tombant de la scie sont portés dans un autoclave constitué par des cylindres en tôle ou des chambres voùtéesen maçonnerie de briques, pouvant avoir : largeur 2", 60 à 2"', 70, longueur 4 à 5 mètres, hauteur sous clé 2", 60. Le seuil de la porte d'entrée, qui se ferme hermétiquement an moyen d'un volet formant tampon, est élevé de 0"',40 environ au-dessus du sol ; à l'intérieur, des solives supportent les hQÎj& à étuver, disposés au môme niveau que le seuil. La partie inférieure est constituée par un réservoir étanche où Ton fiait arriver la vapeur du générateur par un tuyau de prise ou «a utilisant la vapeur d'échappement à l'aide d'un .aéro^condenseur Fouché. Les liquides provenant de la condensation «e ramaèsènt dans cette fosse d'où ils peuvent ôtre évacués .bib.

moyen d'un robinet purgeur. Une petite cheminée est percée dans la yoùte et munie d'un tampon pour permettre à la vapeur de s'échapper lorsque la pression est trop forte et donne un courant d'air lorsqu'on décharge l'appareil. Suivant les besoins, on peut installer côte à côte deux compartiments semblables, de façon que l'un des deux soit toujours en marche* quand on charge ou on décharge l'autre.

Les planches sont empilées à bloc, les unes sur les autres,.et soigneusement alignées. La partie supérieure et les bouts qui dépassent sont recouverts de dosseaux sans valeur.

Après avoir hermétiquement fermé toutes les issues, oft fait arriver la vapeur par en bas, au moyen d*un tube percé* d'orifice^ constituant autant de jets différents. Cette vapeur se répand dans l'autoclave, pénètre le bois, le purge de sa sève et retombe en eau dans le bassin inférieur. Dès que la pression est assez forte, on ferme le robinet de prise pendant 4 à 5 heures, puis, avant de l'ouvrir à nouveau, on évacue les liquides de condensation. Ceux-ci, épais et bruns au début, s'éclaircissent au fur et à mesure que l'opération» |

s'avance.

Lorsqu'ils ne présentent plus aucune coloration, ce qui se* !|

produit au bout de 4 à 5 jours, Tétuvage est complet. Oft ouvre alors la porte et la cheminée, pour activer la circulation de l'air et ressuyer un peu les bois ; on laisse lebloc se refroidir entièrement, et on dépile. De deux chose» Tune, ou bien les bois sont portés de l'étuve dans un séchoir !3

à air chaud, ou bien les planches sont rangées debout sur des :^

sous-traits, appuyées en haut sur une perche horizontale et ;-i

séparées par des tasseaux de 3 à 4 centimètres d'épaisseur. 1

On couvre à l'aide d'un toit provisoire et on abrite, au moye» !

d'une volige de rebut, la planche du dessus des mises. On v

laisse debout un mois l'été, deux à trois mois l'hiver, puis ;

on empile. 4

CCiprocédé vaut mieux que l'empilage direct en plein air, au sortir de l'étuve, et le séchage pendant 4 ou 5 mois avant la .livraison.

Pour obtenir une belle teinte claire, quelques scieurs recommandent d'arroser les planches en pluie avec une pompe avant Kempi^ge, afin d'enlever la poussière ferrugineuse et

CONSERVATION DES BOIS

superficielle qui les recouvre. On laisse sécher, on empile sur doubles lattes, par beau temps, la rive hors cœur au soleil, en faisant des appels d'air tous les 10 mètres,

On voit par là qu'avec le simple étuvage, on peut obtenir, en 4 ou 5 mois, des bois aussi secs qu'après 2 à 3 ans d'empilage en plein air.

Cependant, l'étuvage ne présente pas que des avantages ; comme toutes choses, il a son bon et son mauvais côté. Tout d'abord il enlève au chêne sa couleur naturelle et lui donne une teinte grise uniforme. Il ne faut donc pas étuver les bois bien maillés, destinés à Tébénisterie de luxe. De plus, les bois mal étuvés sont souvent tachés, cas fréquent pour les frises qui renferment beaucoup d'aubier. Enfin, les bois noueux, à fibres torses, tranchées, ceux qui renferment des cœurs ouverts ou sinueux, sautent tous à Tétuve et donnent un déchet considérable. C'est pour ce motif que la réception des bois à wagons est si attentive.

Les étuves d'une trop grande capacité, surtout en hauteur, fonctionnent mal.

Il est préférable de n'étuver que 10 à 12 mètres cubes à la fois. Une étuve simple revient à 1 000 francs environ ; une étuve double à 2000 francs.

La dépense de vapeur peut être considérée comme nulle, si le générateur est assez puissant pour fournir la vapeur pendant l'arrêt des machines, c'est-à-dire le matin, à midi et le soir. Pour éviter les taches et les éclats, il vaut mieux étuver à basse température, c'est-à-dire entre 30 et 40 degrés. On arrive facilement à ce résultat, en réglant le poids du tampon qui ferme la cheminée d'évaporation, ou, si l'on aime mieux, celui du couvercle de la soupape de sûreté. Il suffit de connaître la pression exercée au centimètre carré par la vapeur d'eau aux diverses températures, qui est de 0,072 kil. à 40**. Si donc la cheminée a une section de 300 centimètres carrés, le poids du tampon devra être de 0,072 X 300 = 21 kilos 600.

La main d'œuvre pour introduire les bois, les empiler et les extraire peut être évaluée à 3 francs par mètre cube. Le bénéfice qui résulte d'un gain de deux années au moins sur le séchage, l'économie des vastes hangars nécessaires pour

l'empilage des bois verts, compensent et au-delà les frais d'installation et les manipulations supplémentaires occasionnés par rétuvage ; aussi Tinstallation d'une étuve est-elle le complément indispensable à l'outillage d'une scierie moderne.

B. SÉCHOIRS. — Quand on ne dispose pas d'un générateur pour fournir la vapeur nécessaire à l'étuvage, quand on veut conserver au bois sa couleur naturelle, amener au finissage certains articles de boissellerie fabriqués en bois frais : sabots fumés, pelles à grains, attelles de colliers, vaisselle, etc., ou obtenir enfin la dessiccation progressive et complète de bois de prix, on fait usage de séchoirs. Les types en sont nombreux.

a) Séchoirs à calorifère à feu nu, — On sait que les bâtons de bois vert, chauffés assez fortement pour griller et détacher l'écorce, acquièrent une qualité et une dureté exceptionnelles.

C'est ce qui arrive pour les manches d'outils et les fourches, qu'on passe au feu pour les redresser ou les mettre en forme.

Dans certaines forêts de hêtres, on confectionne sur la coupe même, des sabots, des pelles à bois, des jougs à bœufs, des attelles de colliers et autres ustensiles. Façonnés avec le bois fraîchement abattu, les objets sont placés pendant quelques jours, au-dessus d'un petit feu entretenu avec des copeaux, exposés ainsi à la fumée. En outre d'une dessiccation, il y a imprégnation du bois par les principes créosotes contenus dans la fumée.

Pour fabriquer plus vite par des procédés mécaniques, l'industrie a été conduite à répéter en grand dans des séchoirs, ce qui se fait en petit dans la forêt, c'est-àdire à dessécher ses bois de boissellerie, de menuiserie et de charronnage au moyen des fumées épaisses et chargées de

vapeurs humides, qui se Fig. 140. — (D'après le Journal du

dégagent de la sciure verte. commerce des bois),

La figure 140 représente un séchoir à foyer direct de cette nature- Il se compose d'une chambre A en briques de

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«■.as* X O"*,!!, mesurants mètres de long, 3 mètre» de Jàrrge et 3 mètres de hauteur. Le plancher PP étant au niveau db sol, les bois peuvent être introduits de plain-pied, par deux portes latérales, au moyen de wagonnets. Le chauflfoge se fait par des foyers F munis de grilles sur lesquelles est déposée la sciure. La chambre A est séparée des foyers par 2 planchers mn, m'n', formés de plaques en tôle de 5 railH-' mètres d'épaisseur, percées de trous de 16 millimètres de diamètre au nombre de 5 par décimètre carré de surfece. Le» trous ne se correspondant pas verticalement, les étincelle» ne peuvent arriver jusqu'au bois. Deux cheminées C et C\ dont les ouvertures sont réglables à volonté, permettent de faire varier le tirage et par suite la température. Le séchage des sciages de chêne demande environ* une semaine, à condition toutefois d'augmenter, du premier au septième jour, d'environ 10*, la température initiale, supposée elle-même voisine de 10*.

Il est difficile d'obtenir dans ces séchoirs, une répartition uniforme de la température. Les bois situésdans les parties les plus chaudes sèchent trop vite et se fendent ; enfin, les particules poussiéreuses, entraînées par la fumée, se déposent sur les planches et les salissent. On ne doit donc traiter ainsi, que les bois de ràclerie, ou tout au moins des bois de bonne qualité, à lil droit et à peu près nets de nœuds.

b) Séchoirs à chauffage indirect. — Le foyer se trouve ^en dehors du séchoir, les gaz de la combustion cheminent sous le plancher et dans des tubes latéraux. L'eau du l)ois évaporée par la chaleur s'échappe par un tuyau spécial. On peut ainsi utiliser pour le chauffage, la chaleur perdue des générateurs. A cette fin, on dispose, entre le générateur et le «échoir proprement dit, au-dessous de celui-ci, une chambre de chauffe dont le plafond de briques est percé d'ouvertures mobiles. Pendant le chargement et le déchargement du séchoir, on ferme ces bouches, et la chaleur du générateur vient s'accumuler dans la chambre de chauffe.

Avec ce procédé, il n'y a plus de poussières salissantes ; mais la répartition de la chaleur est toujours inégaie et Tintérieur des piles ne subit qu'une dessiccation incomplète.

c) Séchage par ventilation. — Il repose sur ce principe

iq/ua rab miâ en contact an^ee une surface humide en absorbe J'eau jusqu'à sa propre saturation,, et cela d^autant plu» abondamment que la température est plus élevée.. Ainsi, i mètre cube d'air a 16* n'absorbe que 188% 5 d'eau, tandis qu'à 80^ il en absorbe 2908% 7, soit 21 fois plus. Par suite, il suffirait d'introduire dans le séchoir, de l'air à une température aussi élevée que possible, d'évacuer cet air aussitôt saturé, et de le renouveler suffisamment, pour obtenir le séchage complet du bois. En pratique, pour éviter le fendillement des bois et conserver leur couleur naturelle, on fait usage de séchoirs à basse température, 30 à 35 degrés au maximum.

Dans les séchoirs à compartiments alternativement utilisés pour les prises, chacun de ceux-ci est muni de deux ouverture qui amènent l'air chaud au-dessoufi du. sol et d.'une cangée de ventouses latérales disposées le-long,dcs murs pouc la sortie de l'air saturé de vapeur. L'air chaud gagne rapide^ment la partie- si]qE>érieure du. séchoir, d'où il doit descendre «n traversant uniformément chaque tranche horizontale jjo* qu'au plancher, au niveau duquel sont pratiquées les bonr ches d'évacuation de l'air saturé. Les orifice&de- dégagement Qûmmuniquent avec une cheminée d'appel dont o'n augmente le tirage en plaçant dans son intérieur la cheminée, en tôle diL calorifère.

Les bois tombant de la scie sont empilés par assises répir Jièreft» séparées par de» lattes de 20 millimètres d'épaissauc at soumis à une température progressive ne dépassant pas 350, savoir les sciages de 25 à 40 millimètres d'épaisseuc pendant qjuinze jours, ceux de 50 à 80 millimètres- pendaoX trois semaines.

Si le chauffage est bien conduit, si les bois sont convena»* blés, le séchage se fait sans gerçures ni déformations. Mais ailles bois sont défectueux,, noueux, à fils torses ou tranchés^ iifr éolatent et se contournent en tous sens^ bien plus encore qjie dans l'éUive humide.

Ua séchoir à huit co^^)artim6nt& pouvant contenir 4000 mètnescacrésde frises, occupe une surface de 14 mètres cawrrés rt coûte, avec les appareils de chauffage, environ 5000 francs*

Les principaux types de séchoirs par ventilation sont :

CONSERVATION DË3 BOIS

1" Lé séchoir Chapellier. * — Réduit à ses éléments essentiels {fig. 141), il comprend .*

1^ Un générateur D permettant, soit de laisser échapper la

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Fig. 141» — (D'après le Journal du commerce des bois).

vapeur par le tube mnp qui aboutit à un tuyau percé de trous pour enlever la sève, soit d'établir une circulation d*eau chaude dans une batterie B de tuyau\ à ailettes ;

2° Un séchoir divisé par une cloison horizontale ee^ en deux compartiments : le plus petit B contient l'appareil de chauffe ; le plus grand C reçoit les bois à sécher ;

3** Un ventilateur V, qui, grâce à sa base è', n'évacue l'air échauffé au contact des tuyaux à ailettes qu'après abandon de toute sa chaleur au bois.

La conduite de l'appareil est très simple. Le dessévage, qui dure de 3 à 8 jours, suivant les essences et les dimenisions des bois, s'obtient en ouvrant le robinet r et en fermant le robinet S. La vapeur arrive, par les vides de la cloison ee', au contact des bois à sécher, les pénètre et se charge de leur eau de constitution. Cela fait, on ferme le robinet r et l'on ouvre le robinet S. Sous l'influence de la pression réalisée par la différence de niveau h entre la sur* face libre du liquide a b, et le plan du tuyau d h, l'eau de la chaudière se rend dans les tuvaux de la batterie à ailettes et revient par le tube de retour ; /, effectuant ainsi un circuit fermé. L'air extérieur, aspiré par le ventilateur, pénètre dans la chambre B, par une ouverture disposée à la partie inférieure, s'échauffe au contact des tuyaux à ailettes, et se rend dans Tétuve C où sont empilés les bois à sécher. La base verticale 6' aboutit à l'ouïe du ventilateur et débouche^

à sa partie inférieure à un niveau plus bas que celui des pièces de bois les moins élevées.

Grâce à cette disposition, Tair n'est évacué qu'après avoir abandonné la presque totalité de sa chaleur au bois à sécher. Pour que le séchage s'effectue convenablement, il ne faut pas dépasser une température de 35*>.

Pour traiter environ 8 mètres cubes de bois, il suffit de donner à Tétuve 2 mètres de longueur, 2", 50 de largeur et 2", 50 de hauteur. Le ventilateur, actionné électriquement, n'absorbe que 1/12 de cheval-vapeur. La chaudière, qui brûle des copeaux, de la sciure et des déchets de bois, marche à une pression de 0'',15.

Le système de M. Chapellier fonctionne sans aucune sur* veillance, réalisant toutes les conditions désirables de sécurité et de bon marché ; il ne saurait donc être trop recom* mandé.

2® Le séchoir Pleyel et Wolf. — Dans la fabrique de pia-» nos de MM. Pleyel et Wolf, Tétuve où les bois sont traités est munie à chaque bout d'une bouche de calorifère et d'un ventilateur aspirant, de sorte qu'on peut renverser le sens du courant d'air. On peut en outre déplacer les bois, afin que l'humidité des pièces moins desséchées ne soit pas reportée sur des pièces plus sèches.

3^ Les séchoirs Slurtevant. — Dans les séchoirs en bois de la compagnie anglaise Sturtevant, le ventilateur et le réchauffeur forment un groupe calorigènc distinct. Le ventilateur fonctionne à la façon des pompes centrifuges, aspirant l'air par une ouïe latérale et le refoulant à la périphérie dans les canalisations. Le calorifère se compose d'une série d'écrans tubulaires, indépendants, renfermés dans un caisson en tôle et susceptibles d'être alimentés à volonté par de la vapeur vive ou d'échappement. Ces séchoirs nécessitent une installation dispendieuse et ne conviennent que pour des bois de prix.

Nota. — Les bois sèches à l'air chaud ont une durée au moins aussi grande que ceux séchés à l'air libre, mais ils sont plus durs et plus cassants*

C. Séchage par électrolyse, — Cas particulier de la sénî* lisation, voir page 234,

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