‹ Traité dʹexploitation commerciale des bois; (volume 3)Chapitre 52 sur 107 · CONSERVATION A L AIR LIBRE · texte numérisé non relu

CONSERVATION A L AIR LIBRE

rlimats humides ; afin de prévenir la formation des fentes sous les climats secs, on abrite ces grumes avec des branchages. Xon seulement, en effet, les fentes nuisent au débit. mais elles favorisent l'introduction de Tair et des germes de la pourriture.

Les pièces fendues ou sujettes à se fendre, sont armées d'S en acier doux, laminé à profil de couteau, qui valent environ i*\ à 25 francs les 100 kilos et dont nous donnons ci-dessous t|u?I;|ues formes usuelles :

Type n° 3.

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Type n° 4.

Les types n09 1 et 2 sont employés pour les madriers et petites pièces de bois ; le type n° 3 pour les traverses de chemins de fer, et le type n° 4 pour les pièces de très fortes dimensions.

Les procédés qui consistent à brayer les pièces, ou à recou-

vrir leurs surfaces de section, d'un enduit de chaux ou de plâtre, sont mauvais, parce qu'ils empêchent l'évacuation de l'humidité intérieure. On préserve de la fente les bois précieux et d'un petit calibre, en collant une feuille de papier a eurs deux extrémités.

3. Bols débités. — Si le bois de feu est régulièrement empilé dans les coupes, il n'en est pas de même des bois d'industrie, jetés un peu au hasard au i | fur et à mesure du façonnage. Aussi,

i [1 E3 , n'est-il pas rare de trouver maintes

i ^ i pièces oubliées et enfouies au milieu

' \\ n i des herbes et du recrû, en procédant au

' f ) r ï ' récolement des coupes. Par sa négli-

' ' gence, l'exploitant perd non seulement

Fig. 129. une certaine quantité de produits, mais

il en déprécie un plus grand nombre encore. Il ne serait ni plus long, ni plus onéreux de faire empiler régulièrement les bois aussitôt après la vérification et la réception ; on faciliterait beaucoup ainsi le chargement sur \oitures.

Les étais de petites dimensions destinés aux mines du Nord s'empilent par stères et en grilles, comme l'indique la ligure 129. Ceux de plus fortes dimensions peuvent être réunis

Fig. 130.

par catégories de grosseurs et de longueurs, puis placés horizontalement sur des soustraits armés ce chevilles pour prévenir leur glissement (fig. 130).

Fig. 131.

CONSERVATION A l'AIR LIBRE 209

Les perches à houblon, montants d'échelles, ridelles de voitures, etc., sont dressés verticalement en tas coniques, ce qui en facilite la reconnaissance, le comptage et la livraison (fig. 131 .

Les cannes, manches d'outils, fourches, échalas, piquets, etc., sont bottelés au fur et à mesure de leur confection.

Les traverses de chemins de fer et de tramways sont disposées en piles de 3m,5U de hauteur. Pour éviter le contact du sol. on fait reposer le premier rang sur des travées formant sous-traits.

Les traverses placées perpendiculairement à la longueur des piles sont espacées d'environ 0m,i0, à l'exception cependant des trois dernières rangées horizontales, disposées jointivement, afin d'empocher Tinliltration des eaux pluviales ; les deux rangées supérieures formant toiture sont en outre légèrement inclinées vers l'ouest pour faciliter l'écoulement des eaux. Quant aux traverses placées dans le sens de la longueur des piles, on les espace de 0°\30 alin <le faciliter la circulation de l'air fig. 132 .

Les plateaux, les planches et les douelles. cm piles à plat, s'échauffent par les surfaces en contact toujours humides; le bois se tache, s'altère et finalement pourrit. Pour éviter ces accidents, chaque plot de sciage débité en forêt est immédiatement reconstitué. Chaque planche est séparée de la suivante par des tasseaux en bois très sec qui év itent le contact entre les différentes pièces et favorisent le renouvellement de Mathey. — Exploitation des bois. I. 14

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Fig. 132.

l'air. Les dosses, remises en place, jouent le rôle de plancher et de plafond et garantissent la tronce à la fois contre

l'humidité du sol et contre la pluie {fig. 133).

Les merrains de sciage et de fente sont mis en meules triangulaires ou quadrangulaires (fig. 134). L'air qui circule aisément à travers ces meules hâte beaucoup la dessiccation ; de plus, les surfaces en contact sont peu considérables et le poids de la masse empêche les extrémités de se voiler.

Les sciages résineux sont ordinairement empilés comme l'indique la figure 135. Les planches de chaque pile, alternées à la tête, appuient en queue leurs

Fig. 134.

faces les unes sur les autres. Chacune d'elles est ainsi séparée de la suivante par un vide qui empêche le bois de s'échauffer. Les bois empilés encore verts contiennent une partie des éléments putrescibles de la sève, il faut donc surveiller attentivement les piles, ne pas leur donner une hauteur exagérée

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