Emplois spéciaux des seiag^es de iiélre
a) Chavronnage. — Les jantes des roues de voitures, qui provenaient jadis de la fente de billes ayant 35-45 centimètres de diamètre, se prennent maintenant dans des plateaux de 12 centimètres d'épaisseur et de 30 centimètres de découvert. 11 faut des bois
de choix, valant 40 à 42 francs le mètre cube en gare départ. Les versoirs de charrues, jadis façonnés dans des billots fendus, sont aujourd'hui sciés côte à côte, suivant les courbes voulues, dans des billes de2<°,10 à 2™ ,40 de tour, de Taçon à obtenir 5 ou 6 pièces à la fois. Les membrures de herses sont tirées de plateaux ayant 6 centimètres d*épaisseur et 10 centimètres de largeur minima. Les brancards de voitures et de charrettes proviennent de plateaux de 6 à 8 centimètres d'épaisseur, cintrés à la vapeur, puis découpés à la scie.
6) Les bois de brosses sont ordinairement tirés de plateaux de 8-12 centimètres d'épaisseur, redébités en planchettes de 15 à 21 millimètres. Les bois destinés à cette fabrication doivent être de bonne qualité et de dimensions moyennes. Les prix payés pour les bois en grume sont peu en rapport avec la valeur des produits fabriqués, qui atteignent et dépassent 200 francs par mètre cube. Les galoches sont également prises dans des plateaux de 8-12 centimètres d'épaisseur et de 20 centimètres de découvert minimum. Un mètre cube réel donne pour 100 à 130 francs de marchandises fabriquées, c) Les bois d'arcole et de bourrelerie proviennent d'arbres de 1",50 de tour et plus, débités en plateaux d'épaisseur convenable et découpés à la scie à ruban, suivant une série de gabarits. On fabrique ainsi mécaniquement des attelles, des bâts, des sellettes, des arçons, des jougs, qui font ressortir à 1 10 francs la valeur du mètre cube de bois fabriqué. ^ d) Les bois de pelles, — Avec le hêtre, on fabrique une grande
quantité de pelles à grains, à sel, à glaise, à neige, etc. Ces pelles mesurent 7 centimètres d'épaisseur, 20 à 50 centimètres de largeur, l'",20 de longueur. Elles sont tirées de plateaux de 10 millimètres d'épaisseur, et débitées par couple. La valeur de ces pelles varie entre 0 fr. 50 et 2 fr. 50 pièce.
e) Bois de soufflets, de scies, de malles, de jouets, etc. — A part les soufllets qui proviennent de bons bois, les autres objets sont tirés d'arbres inférieurs ou de chutes de scieries. Les cerceaux proviennent de petits prismes rectangulaires, de 12 à 14 millimètres d'épaisseur ; les couvercles de malles, de feuillets ayant 6 millimètres d'épaisseur, 6 à 15 centimètres de largeur, 0"»,80 à 1",10 de longueur ; les voitures d'enfants et de poupées, les brouettes, les établis^ les jez/o: de tonneau, de cubes, de construction, sont pris dans des planches plus épaisses, voire même dans des madriers. Les boîtes à musique, moulins à café, boites à sel, etc., sont fabriqués avec des
1^ chutes un peu épaisses. Pour tous ces débits, s'aboucher avec les
maisons qui fabriquent le jouet et traiter à long terme.
f) Bois de caissettes, — Pour les débita soignés, en boîtes et caissettes, le hêtre est infiniment préférable aux peupliers et aux résineux. Les boites postales d'échantillons, les caissettes de bijoutiers, de confiseurs et de parfumeurs, se font ordinairement en hêtre. Les feuillets de 13 millimètres conviennent aux tanneurs; ceux de 6 millimètres, aux gantiers.
Mathby. — Exploitation des bois, IL 27
418 Les scMCRs
g) Boiies de cigares, — Pour les boîtes de cigares, le bois doit être étavé à 2 atmosphères en été, à 3 atmosphères en hirer. On débite en fenillets très minces, qn*on laisse macérer dans nn mélange de 1,3 ^^^ de terre de Gatécha, 0,64 * '« de potasse et 98 * \ d'ean. Après dessiccation, ces feuillets de hêtre imitent le bois de cèdre. Il faut 6,5 stères de déchet, ponr fournir 1.000 planchettes râlant 105 à 110 francs.
h) Boites pour wuLtières grasses. — Pour des poids de 1 kilogramme, les c6tés et les couvercles ont 3-4 millimètres, les planches de fond 7-10 mOlimètres d^épaisseur ; pour des poids de 2 à 5 kilos, ces fonds ont 7 à 12 millimètres. Les dimensions les plus usitées sont :
LoBgvrar en
jvf««r •■ oi. Haotevr <
Four 1/8 kilogramme . .
Trois stères et demi de bois étuvés fournissent 1.000 planchettes pour boites de 1 kilogramme. On vend (Vienne, Pesth) à la caisse de 50 planchettes, à raison de 55 francs rendue.
t} Bois de manches. — Les cantiberts sont passés à la fraise et convertis en baguettes carrées, de 27 x 27 ou 30 x 30 millimètres, sur 0*^60 à 1«>)30 de longueur. Ces baguettes sont ensuite transformées en manches ronds à Faide d*un mandrin. On vend manches à balais» manches de pinceaux, barreaux de cages et de paniers, mascottes, etc., & des prix souvent avantageux. Un mètre cube de débris peut donner 550 manches de 27 millimètres de diamètre et de 1»,30 de long, valant 10 à 12 francs le cent. On peut aussi utiliser pour ce débit les bois inférieurs ou avariés.
j) Emplois divers. — Avec les chutes de hêtre, on peut encore fabriquer mécaniquement des battoirs pour les laveuses, des têtes de porte-manteaux, des piquets de tente ^ etc., tous objets qui sont d'un usage courant et d'une vente facile.
k) Lattes d'espalier. — On peut aussi fabriquer, avec les bois inférieurs et les chutes de scieries, des lattes pour espaliers, clôtures de chemins de fer, treillages, tonnelles, etc. Elles ont 12/20, 20/20» 30/30 millimètres de section, 1",20 de longueur; elles se vendent, sulfatées ou non sulfatées, à raison de 115 à 125 francs le cent de bottes.
Art. m. — SCIAGES D'ORMES.
L'orme rouge ou orme champêtre est très employé pour le charronnage, la wagonnerie, la carrosserie, la batellerie, la
NOMENCLATIRE El CLASSEMENT DES SCIAGES 419
boissellerie, Fébénisterie, la cwistniction des ponts-bascules, etc.
a) Charrfmnage. — Le charronnage alilise ponr la fabrication des jantes, des boules de 4 loètrea et plus de loog» portant au moins 4 plateaux de 6 à il centimètres d'épaisseur, avec 20 centimètres de découvert au minimum. Prix : 55 à 65 francs le mètre cube.
b) Les ateliers de construction de wagons {La. Buire, etc.) demandent des plateaux avivés, sans Haches, purgés de cœur, nets de nœuds, de fentes, de gélivures et de roulures, ayant : longueur, 2iu,80 ; largeur, 30 à 34 centimètres ; épaisseur, 5 à 6 centimètres. Réception très difficile. Bois de tout premier choix. Tenir ferme les prix entre 85 et 90 francs le mètre cube.
c) Les Compagnies de chemins de fer utilisent, poar la construction des wagons de marchandises, des planches d'orme, ayant ira,35 à 2'°,iO de longueur, 20 à 40 centimètres de largeur, 2(5 à 38 millimètres d'épaisseur. Ces planches sont avivées et généralement purgées de cœur. Le Nord accepte cependant un cœur renfermé et sain pour les planches et plateaux d'orme rouge. Prix : 75 à 85 francs le mètre cube. Les palettes d'orme sont des planches courtes, mesurant 0in,23 à lin,45 de longueur, 18 à 25 centimètres de largeur, -32 millimètres d'épaisseur ; elles valent environ 85 francs le mètre cube, étant avivées, nettes de cœur et toujours en bon bois.
L*orme blanc, dont les libres sont très enchevêtrées, sert principalement au doublage des fonds de wagons et des tombeaux de terrassement ; on l'utilise également pour les planchers d'usine. Prix : 70 à 75 francs le mètre cube.
d) La batellerie. — A condition qu'il ne soit pas soumis à des alteriiativesde sécheresse et d'humidité, l'orme dure autant que le ehéne. La construction des bateaux péniches absorbe donc une certaine quantité de planches d'arme, tirées de la première bille d'arbres de droit fil, mesurant i™,60 de tour et plus, francs, de bon grain et sans raideur. Ces planches comportent des nœuds sains^ vifs et adhérents ; mais elles doivent être exemptes de roulures ou de fentes, et présenter une longueur de d mètres et plui.
On débite en plateaux de 3, 9 centimètres d'épaisseur, et on vesd à raison de 65-75 francs le mètre cube.
e) La carrosserie emploie pour la construction des caisses de voilures et d'automobiles des planches et plateaux bruts, de 3 à 4 mètres de longueur, 10 à 150 millimètres d'épaisseur, débités dans des arbres de 0tn,90 de tour et au-dessus. Prix : 55 à 65 francs le mètre cube.
f) Les constructeurs de machines agricoles achètent une quantité importante de sciages avivés ou bruts, portant 30, 35, 40, 45, 50, 55, 60, 65, 73, 75 et 80 millimètres d'épaisseur» en longueurs de 4 mètres et plus, payés à ra<son de 55 à 75 francs le mètre cube.
g) La manne demande des planches d'orme mesurant 3 mètres de
longueur, 28 à 48 centimètres de largeur, 3 à 30 cenlinn^tres d'épaisseur. CI deux spécifications à litre d'indication.
Dimensions minima
Longueur
Largeur
Epaisseur
cm.
cm.