CHEMINS DE FER DU NORD
Fourniture de bois de chêne
Pour wagons type Nord, au nombre de 350
Larg. Epais. Long.
oini.
mm. m.
700 pièces d
'assemblage.
700 pièces d
e planchers. .
> Qualité menuiserie.
) Cœur toléré, à condi- > lion cependant qu'il ) ne traverse pas.
Larg. Epais. Long.
2 450 pièces d'assemblages
55 pièces d'assemblages
Qualité menuiserie.
Qualité menuiserie.
LES GIU:«I>S EMPLOIS DU BOIS
Bois de chêne dur. — Pottr wagons tombereaux type Nord.
Numéros
Dés%natia«
C/iàs9is Traverses ext rênes . . .
Traverses intennédiatres .
Branches de croix St-André
(côté guérite)
Branches de croix St-André
(c6té opposé)
Longrines fainat suite aux
croix
Longrines entsetoisant traverses milieu
Fourrures entre les branehea
St-André (côté opposé) .
Fausses traverses poor sup
port tiges à vis . . . .
Longrine supportant fasases
traverses
Caisse Planches de planchers . .
Faaes
Pieds d'entrée
Pieds intermédiaires . . .
Faux brancards entre pieds
entrée, endroit porte . .
Faux brancards entre pieds
milieu
Tasseaux extérieurs (cdté
opposé guérite) . . . .
Tasseaux extérieurs (côté
guérite)
Tasseaux extérieurs(milieu).
Traverses intermédiaires
(côté opposé guérite) . ..
Traverses intermédiaires
(côté guérite)
Traverses intermédiaires
(milieu)
QuntiUs
Longueur
Largoar
mm.
Epaii
IW
8t Bt
lOÔ
BOIS DE Wagons 587
Conditions générales des livraisons.
Réception sur }es lieiix de ta production par les agents des Compagnies de chemin de fer. livraisons mensuetles, par
nombres déterminés de garnitures, en chône de France, vert, non étuvé, exempt de nœuds, d'aubier, de cœur malsain, de gales, de rouge, de roulures, gélivures et autres malandres pouvant nuire à la solidité des pièces. Payements à 4 mois, à dater de la réception.
Toutes ces pièces étant destinées à être étuvées, la réception est très sévère. Les frais de réception, évalués à environ 5 francs par mètre cube, sont à la charge des fournisseurs. Les prix doivent être basés sur la longueur des échantillons. Les prix minima de soumission devraient être :
110 à 120 fr. pour les pièces, jusqu'à 3 mètres de longueur
170 à 180 » au-desBus de 6 mètres de longueur.
Ces prix s'entendent en gare d'arrivée. Au-dessous de ces valeurs limites, il y a peu à gagner et beaucoup à perdre. Les sociétés de construction, chargées de frais et d*outillages énormes, doivent fabriquer coûte que coûte. Elles sont donc forcées de passer par les exigences nécessaires du commerce. Ce dernier ne semble guère s'en douter.
Les pièces d'assemblage doivent provenir de bois de chêne et être de qualité menuiserie.
Les planchers se prennent dans des bois plus ordinaires. Les longueurs varient de 2™, 50 à 2", 75, les épaisseurs de 45 à 55 centimètres. Elles comportent quelques nœuds sains, adhérents et non traversiers, un cœur serré, peu apparent et qui ne traverse pas. On peut encore traiter, pour ces échantillons là seulement, entre 105 et 110 francs le mètre cube.
Aménagement intérieur des gares.
Indépendamment des bois destinés à la construction du matériel roulant, les Compagnies de chemins de fer consomment encore une quantité considérable de planches et de pla-
588 LES GRANDS EMPLOIS DU BOIS
teaux pour Taménagement intérieur des gares, la fabrication de leurs outils, le modelage, etc. On en trouvera une bonne désignation et les prix moyens dans la spécification de l'Ouest, que nous devons à la libéralité de son aimable Directeur.
Bois spéciaux en sapin.
Enfin le service de la voie de la Compagnie P. L.M. a tout récemment demandé à Tindustrie, des bois spéciaux en sapin. Nous donnons ci-après un modèle de marché, avec les prix obtenus aux dernières adjudications.
Art. 1. — La Compagnie se réserve le droit de demander, aux conditions du présent marché, une fourniture supplémentaire pouvant atteindre 25 °/q au maximum; elle fera connaître ses intentions à ce sujet au plus tard le
La fourniture sera faite conformément aux conditions suivantes:
Art. 2. — La Compagnie ne prend aucun engagement au sujet de la date et de l'importance des commandes ; celles-ci seront adressées à un ou plusieurs fournisseurs suivant les besoins.
A UT. 3. — Tous les bois seront en sapin de première qualité, neufs, sans piqûres, pourritures, roulures, nœuds vicieux ou autres défauts. Ils auront au plus deux ans de coupe au moment de la livraison et devront avoir été abattus en bonne saison, c'est-à-dira du 1" octobre au 4o avril.
Ils proviendront des forêts des Vosges, du Jura ou des Alpes. Les pièces de bois devront Atre lavées à la scie sur les quatre faces et avoir exactement les dimensions indiquées sur les commandes. Les extrémités seront terminées par une section faite à la scie, perpendiculairement à la longueur.
Les flaches ne pourront pas dépasser, sur les deux arêtes réunies, un dixième de la largeur de chacune des deux faces supérieure et latérale, et un vingtième de la face de pose.
Toutes les pièces seront marquées à Tune des extrémités, en creux, en chiffres de 0'",04 environ de hauteur, du numéro de la commande.
Art. 4. — Les livraisons devront être effectuées dans le délai de trente jours à dater de la commande, sans toutefois que le fournisseur puisse être tenu de 'livrer plus de quinze viètres cubes par semaine.
Art. 5. — Les bois, reçus autant que possible à l'usine du fournisseur, seront livrés sur wagons à la gare d...
Les frais de remaniement pour la réception, de transport en gare, de déchargement et de chargement sur wagon seront à la charge du fournisseur.
Art. 6. — Le payement des fournitures sera fait mensuellement h la Caisse de la Compagnie, sur mandats régulièrement ordonnancés et après que le fournisseur aura reçu avis de leur établissement.
Art. 7. — Les pièces seront mesurées géométriquement d après les dimensions réelles, quelle que soit la section droite, et seront payées au mètre cube.
La fourniture s'exécutera au prix de la série ci-après, déduction faite d'un rabais de pour cent francs.
Délai 1 des fourni lures Prix
Pièces à section droite rectangulaire et d'une longueur de 4™ ,90 et au-dessous, le mètre cube (prix de base) 50 fr.
Plus-values
A. — Pour excédent de longueur
Pièces d'une longueur supérieure à 4 mètres, par mètre ou fraction de mètre excédant 4 mètres 2fi',50
B. — Pour sujétions spéciales
\o Pièces demandées à vives arêtes ^ ^/o
2» Pièces dont une des dimensions transversales dépasse trentecinq centimètres ^0 ®/o
3<> Pièces dont la section droite ne serait pas rectangulaire . . 5 o/^
Nota. — Ces plus-values seront calculées séparément sur le prix de base et elles se cumuleront le cas échéant.
Les pièces ayant plus de quinze mètres de longueur, ainsi que celles dont Tune des dimensions transversales dépasserait quarante cinq centimètres seront exclues de la fourniture.
4° Lambris et planches jusqu'à 0^,034 d'épaisseur inclus, le mètre cube 10 fr.
Réductions
Le montant du mandat d'une livraison en retard sera diminué, savoir :
Lorsque la livraison ne sera pas faite dans le délai fixé par l'article 4 50/0
Si la livraison est faite un mois après le délai fixé ^^ ^lo
Si la livraison est faite deux mois après le délai fixé .... 1^ Vo
Mais ces réductions ne seront appliquées qu'autant que les livraisons n'auront pas atteint le cube maximum exigible par semaine, Ûxé à l'article 4 ci-dessus.
Passé ce dernier délai, la Compagnie aura le droit de résilier le marché par une simple lettre, sans aucune mise en demeure préalable ; elle se réserve d'ailleurs le droit de réclamer les dommages et intérêts qu^il appartiendra.
590 LES GRANDS EMPLOIS DU BOIS
Lorsque des bois seront refusés par les receveurs, un nouveau délai de quinze jours sera accordé pour la préparation des pièces destinées à remplacer les pièces refusées.
Art. 8. — La Compagnie fera enregistrer le présent marché. r.es frais de timbre et d'enregistrement seront supportés par le fournisseur.
ÂBT. 9. — Les contestations, de quelque nature qu'elles soient, qui pourraient naître à l'occasion du présent marché, seront portées devant les tribunaux du département de la Seine, comme attributifs tie juridiction.
Art. II. — BOIS DE CINTRAGE (^).
Cintrage des «eis a m'AcoNS. — H entre dans la construction des wagons de voyageurs et de marchaAdiâes un certain nombre de pièces curvilignes, qu'on débitait jadis à la scie dans des plateaux plus ou moins épais, et qu'on cintre maintenant à la vapeur, pour éviter un trop grand déchet et remploi de pièces peu résistantes et à fil tranché,
A. Les appareils de cintrage sont placés à proximité des scieries et des générateurs ; on les entoure d'une aire cimentée qui reçoit les liois à cintrer ; ceux-ci sont ensuite eioptiés, avec les formes, sur un emplacement garni d'un pavage en bois.
A Romilly, on emploie, oomme appareil de chauffage, une vieille locomotive de 4 mètres de long et de 1™,20 de diamètre, montée sur des supports en fer (/î^. 294). Trois portes ménagées à Tavant permettent de charger et de décharger facilement les bois ; celle du milieu, plus grande que les autres, s'ouvre et se ferme à Taide d'une chaîne fixée à un dispositif à arc de cercle et contre-poids, placé à la partie supérieure du récipient. Afin d'empêcher la condensation Ixop rapide de la vapeur, ce dernier est entouré d'une couche d'enduit t*alorifuge de 3 centimètres d'épaisseur, retenue par des feuilles de zinc, cerclées de frettes en fer.
La vapeur pénètre dans l'appareil par un branchement de 25 millimètres de diamètre intérieur, dommandé par tui robinet A ; les eaux de condensation sont évacuées par un robinet B, fixé à la partie arrière.
(ï) Revue des chemins de fer.
BOIS DE CINTRAGE
rm
A sa sortie du générateur, cette vapeur est détendue à Tine pression de 1 kilo, mais, par suite de la noh-étanchéité des portes, il se produit des fuites, et la température est toujours inférieure à 12°. Dans ces conditions, il faut laisser séjourner dans Tétuve, 4 heures les pièces mesurant moins de 60 centimètres carrés de section, 6 heures celles présentant des dimensions supérieures. On pourrait diminuer la durée de Fétiivage, en utilisant la vapeur sous une [1 pression plus élevée, 2 kilos JT par exemple.
Les pièces à cintrer sont débitées bien de fil et prélevées dans des bois miverts. Leur longueur doit être légèrement supérieure à celle de la pièce finie, pour qu'on puisse araser facilement aux cotes d'emploi, sans qu'on voie trace des outils utilisés pour le cintrage.
Les bois employés sous de faibles équarrissages («0x70 à 110 X HO centimètres} sont chargés, par rangs épingles, sur des supports placés à demeure dans l'étuve. On ferme les portes, on ouvre le robinet A, et on laisse arriver la vapeur. Lorsque les bois ont été suffisamment étuvés et sont prêts à être cintrés, on arrête l'admission de la vapeur, on ouvre les portes et le robinet.
B. — Un ouvrier armé d'une tenaille à longues branches et muni d'un gant en cuir, saisit les pièces une à une et les place sur des /ormes disposées à plat sur des tréteaux.
Les formes, sur lesquelles s'effectue le cintrage, pro-
Fig,294.
LES GRANDS EMPLOIS DU BOIS
viennent de plateaux de peuplier. D'une part, cette essence est bon marché, et, d autre part, elle peut être utilisée, après Tusure des formes, pour la fabrication des sabots de freins.
Lorsque les bois à cintrer présentent une forte courbure, on se sert de formes simples ifig. 295) ; on emploie des
formes doubles (fig. 290 ) dans le cas contraire. Ces dernières peuvent servir à cintrer simultanément quatre pièces d'un faible équarrissage.
Fig. 296.
Des guidages empêchent la déviation des bois au cours du travail.
Pour faire épouser aux pièces à cintrer le contour extérieur des formes, on se sert de divers appareils à vis et à tirants {fig. 297), manœuvres à l'aide de leviers par un ou deux ouvriers.
En général, les deux extrémités delà pièce sont sollicitées en même temps ; cependant, pour les pièces à forte courbure et à équarrissage un peu important, on amène d'abord tout le bois contre la forme par une de ses extrémités seulement.
BOIS DE CINTRAGE
Dans ce cas, la pièce est maintenue en son milieu par une presse en fer [fig. 298).
Celte courbure des bois sur les formes demande à être effectuée lentement, afin que les fibres du haut, qui travaillent le plus, ne se rompent pas. Pour prévenir cet éclatement, on recouvre la face extérieure des pièces à cintrer, avec des bandes en tôle. Ces bandes sont percées de trous a leurs extrémités et fixées sur les bois à l'aide de vis ou de pointes. Lorsqu'il s'agit d'un léger cintrage, on donne aux bandes
Fig. 297.
Fig. 293.
l^^jS d'épaisseur; mais, quand la courbure est très accentuée, les tôles utilisées ont jusqu'à 5 millimètres. Toutes ces garnitures sont munies à leurs extrémités de tasseaux en 1er portant en leur milieu une cavité dans laquelle s'engage le téton de la pièce qui termine la vis des appareils de serrage.
Dès que le cintrage est achevé, les bois sont assujettis sur les formes à l'aide de presses analogues à celles de la figure 298. On enlève ensuite les appareils à vis et à tirants et on laisse en forme pendant 18 heures au moins.
Matiiey. — Exploitation des bois. II.
LES GRANDS EMPLOIS DU DOIS
Par suite de leur élasticité, les bois se redressent toujours plus ou moins après le cintrage et il y a une légère perte de flèche. Afin d'ol)vier à cet inconvénient, la forme doit avoir une courbure supérieure à celle de la pièce finie ; c*est ce que montre le tableau ci-dessous :
Essences
DèsignelioQ dei pièces
FlècLes
dee pièvei iniee
Pitchpin .
Chêne .
Frêne .
Courbe intermédiaire de
wagons couverts. . .
Courbe extrême de wagons
couverts
Courbe intermédiaire de
fourgons à marchandises.
Courbe extrême de four
gons k marchandises .
Courbe intermédiaire de
fourgons à voyageurs.
Courbe de têle de wagon à
houille
Courbe de vigie de wagon
à houille
Courbe intermédiaire de
wagon-écurie ....
Courbe intermédiaire de
voiture de 3* classe . .
Courbe extrême de voiture
de 3<* classe
Courbe intermédiaire de
voitures à couloir . . .
Courbe extrême de voitures
à couloir
Flèches
des formes
Différences
des pièeei
lOOx 50
UOx 90
lOOx 50
UOx 90
UOx 55
Une fois enlevé de sa forme, le pitchpin relativement peu élaslique conserve sa courbure et peut être immédiatement emmagasiné à couvert. Il n'en est pas de môme des essences très flexibles, comme le frêne, le chêne, le hickory, le noyer et l'orme. Pour celles-ci, quelques précautions sont indispensables à leur maintien en bonne forme. A cet effet, les courbes sont réunies deux par deux {fig, 299) par des planchettes
BOIS DE CIMItlGE
fixées au moyen de pointes sur leurs extrémités. Un poinçon maintient Ja bande et deux petites pièces de bois b et c,
FJg. 299.
clouées dessus, empêchent le redressement pendant Temmagasinage.
Lorsqu'il n est pas possible de réunir les pièces deux à deux, on cloue (Jig. 300) sur la courbe deux lattes a et i et
LES GRANDS EMPLOIS DU BOIS
on flanque ces dernières d'un poinçon c, qui reçoit, comme précédemment, deux planchettes destinés à prévenir le voilement.
Les bois cintrés ne doivent être définitivement terminés en vue de leur emploi, qu'après avoir atteint un degré convenable de siccité.
Avec ce système, on peut cintrer des bois à courbure très prononcée, comme le montrent les figures 301, 302, 303.
Fig. 301.
Fig. 302.
Fig. 303.
Non seulement le cintrage des bois à la vapeur donne des pièces courbes plus résistantes que celles débitées à la scie, mais il réalise encore une économie variant de 20 à 40 y©, ainsi qu'il appert du tableau des pages 598 et 599.
B. Cintrage des bois de cabrosserie. — Les charrons de campagne et les carrossiers de ville cintrent leurs bois en les soumettant à l'action d'un feu doux et de la vapeur d'eau ; mais, pour tout ce qui concerne l'article soigné, ils restent tributaires des grandes manufactures de cintrage, qui spéculent sur l'ignorance de leurs procédés de fabrication, pour revendre les bois transformés avec des bénéfices insoupçonnés. La description des appareils si simples utilisés dans les
BOIS DE CINTRAfiE
ateliers de Romilly et de Perrigny près de Dijon, par les Compagnies de TEst et de P. L. M., montre qu'avec une dépense d'installation inférieure à 2000 francs, la plupart de nos scieries de province pourraient fabriquer des bois cintrés, au plus grand avantage de leur clientèle et à leur plus grand profit. Qu'il s'agisse, en effet, de bois de carrosserie ou de bois de wagons, les procédés de fabrication sont absolument identiques.
Les bois le plus communément employés sont le frêne, l'acacia, le noyer, le hickory, le hêtre et môme le chêne. Les bois, débités en plateaux d'épaisseur convenable, sont cintrés aux courbures voulues, puis refendus à la scie à ruban d après le trait des épures. Le déchet varie de 10 à 25 7o ; il est en moyenne de 15 Vo seulement.
On fabrique ainsi :
Des bois de charrues : Ages, mancherons simples, mancherons à poignées cintrées, en frêne ;
Des panneaux pour caisses de voitures, en frêne, noyer ;
Des garde-crottes, en noyer, frêne, philaria;
Des brancards, en frêne ou acacia ; ceux en frêne valent (cintre ordinaire) :
Longaear
Prix de la paire pour force en millimètres de
fr.
fr.
fr.
fr.
fr.
fr.
fr.
Pour demi grand cintre, les frais sont majorés de 1 franc par paire ; pour brancards en acacia, on compte en plus 3 fr. 50 par paire.
LES CRANDS EMPLOIS DU BOIS
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